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  • : Les livres de Sara
  • : De la lecture, du second degré, et parfois de la littérature !
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J'en suis...

 

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 08:51

 

http://www.milleetunefrasques.fr/wp-content/uploads/2014/09/je-reviens-de-mourir-195x300.gifNoukette m'a prêté ce roman il y a quelques mois... Il était là, posé sur ma PAL. Il aura suffit d'une soirée entre copines pour me convaincre de mettre ce roman tout en haut de la pile.  

 

Un peu d'histoire...

Deux voix s'entremêlent dans ce court récit :

- La première, qui dit "je", c'est celle de Marion, pute stagiaire à l'insu de son plein grè, qui est tombée sous la coupe de Nicolas. Barman dans une boîte, ce garçon sait manipuler, exercer son influence sur autrui et Marion, jeune fille au passé chaotique, est la proie idéale de ce loup des temps modernes. D'une manière totalement passive, elle accepte toutes les humiliations, tous les reproches, tous les bleus au corps...

- L'autre voix, qui dit "elle", c'est celle d'Eve, jeune fille nonchalante et blasée, qui passe ses nuits sur le Net à la recherche d'une bite. Victime de la haine de soi, Eve s'inflige les coups d'un soir comme d'autres s'infligent des coups de rasoir sur les poignets. Pourtant, un jour, la lumière se fait : il se nomme David et ne ressemble pas aux autres...


Un peu d'avis...

Vous imaginez bien qu'il fallait un roman atypique pour que je sois enfin décidée à reprendre mon blog. Je reviens de mourir ne ressemble à rien de ce que j'ai pu lire dernièrement. Cette violence sourde, inouie, qui éclate d'un bout à l'autre du roman ne peut vous laisser indifférent. Les voix des deux jeunes femmes se répondent et s'entrechoquent tour à tour, jusqu'au final éblouissant. De quoi ça parle ? De l'amour, de la violence, de la mort, du désespoir... et aussi de la haine de soi qui éclate de part en part chez ces deux jeunes filles totalement perdues dans un monde auquel elles ne comprennent pas grand chose.

Et pourtant, elles acceptent les règles de ce monde absurde parce qu'elles ne semblent pas avoir d'autres choix. Mais à force d'accepter l'inacceptable, elles créent de nouvelles règles dans lesquelles elles se retrouvent engluées. Les voix de ces deux femmes sont rendues avec une telle vérité que c'en est souvent désarmant, révoltant. Certaines scènes - très crues - sont véritablement extraordinaires car Dole parvient véritablement à se mettre dans la peau de ces femmes qui subissent un rapport sexuel - au lieu de le vivre.

Aucun partage dans ce récit : chacun prend ce qu'il a à prendre.  Sous la peau de ces filles, une plaie gratte, suinte et suppure, dont le liquide pestilentiel se répand à chaque page. Et de manière quelque peu ironique, cette plaie - haine de soi teintée de désespoir - qui ravage ces filles vient toujours des autres. Dole peint un monde où les liens se défont, où les gens blessent, où les sentiments se vomissent. Un récit unique, violent et incontournable.   

 

Les avis de Stéphie et Noukette.

 



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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 15:08

http://img.over-blog.com/266x400/3/69/85/66/Couvs2/Nos-etoiles-contraires.jpgNon vous n'avez pas chopé une gastro avec fièvre carabinée, abusé de la Téquila ou des somnifères de votre tatie insomniaque, ceci est bien un nouveau billet sur mon blog.

Pour info : je spoile un peu mais vraiment un tout petit peu dans la partie "mon avis"... 

 

Un peu d'histoire...

En attendant de mourir d'un cancer dans d'atroces souffrances, Hazel, 16 ans, participe au groupe de soutien animé par le gentil et complètement con Patrick. S'entretenir avec des adolescents cancereux et larmoyants leur race à longueur de temps, ce n'est pas le truc d'Hazel mais elle tente de retrouver un semblant de vie sociale pour faire plaisir à ses parents. Hazel pourtant, a de la chance comparée à eux : un médicament miracle désolée pour les cancéreux qui me lisent mais ce médicament est une pure invention de Green qui permet de maintenir à flots ses poumons. Enfin, comme le cancer est une saleté de bitch, elle doit aussi se trainer partout une abominable machine encombrante pour respirer convenablement. C'est à une de ses réunions qu'elle rencontre un ami d'Isaac: Augustus encore un nom de personnage à coucher dehors, ce qui visiblement est la spécialité de Green. Le garçon, en rémission, est malheureusement cul-de-jatte on peut pas être gagnant dans tous les domaines. Augustus est venu soutenir Isaac qui va perdre l'oeil qui lui reste, seule solution pour lui permettre de se débarrasser du cancer. Bien vite, Hazel se rapproche des deux garçons, et particulièrement d'Augustus...

 

Un peu d'avis...

Nos étoiles contraires est un livre dont on a déjà tout dit ou presque. De ce fait, je vous la fais courte Ahum...en vous présentant les dix raisons pour lesquelles vous devez lire ce livre :

1) Il n'est pas nécessaire d'être cancereux ou de connaitre quelqu'un de cancereux pour apprécier ce roman. Oui, je suis ignoble alors inutile de me maudire sur cent générations dans vos commentaires.

2) Ce genre de livres permet de se rendre compte de la chance que l'on a d'être en bonne santé. C'était la minute : je dis des vérités idiotes.

3) Ce livre a quand même beaucoup de panache: les personnages sont bien croqués, les dialogues souvent excellents, la réflexion sur la mort -et donc la vie- pas trop nouille. Un excellent point donc car Green parvient à éviter certains écueils regrettables. 

4) Tous les blogs vous répètent avec des papillons dans le coeur et des trémolos dans la voix que c'est un "coup de coeur", et même plus qu'un coup de coeur, un truc comparable à Bradley Cooper en slip de bain sur la plage qui, en te voyant, te dirait : "on baise ?  se connait ?" 

5) Y'a du cul oui je sais, pas beaucoup et en plus, les protagonistes sont à moitié morts. Moi de mon côté, je dis : remboursez !! Attendez, on me chuchote dans l'oreillette que c'est normal, c'est pas un livre de boules, ça doit donc être lié..  

6) Y'a des gens qui meurent en même temps ils sont déjà à moitié morts, donc ça se tient, niveau logiqueOr l'amour et la mort, ce sont deux thèmes universels qui, quand ils se retrouvent liés dans un roman, donnent souvent des bouses chef d'oeuvre, comme Roméo et Juliette de Shakespeare Twilight de Stephenie Meyer.

7) Y'a un humour qui décoiffe sa race. Je retiens, dans le désordre: les scènes avec la console à reconnaissance vocale, les premières pages, le personnage d'Isaac dont la situation n'a pas cessé de me faire rire durant tout le roman et celui de Houten.  

8) Le chapitre 24 m'a tuée. Comprenez: j'ai chialé comme un bébé toutes les larmes de mon corps. 

9) Si vous êtes une fille chamallow, à savoir que une fille qui kiffe les belles histoires d'amour, le vernis pailleté, les robes de princesses et les petits poneys parfumés à la fraise, alors vous allez aimer ce livre.  

 10) De toutes façons, si vous ne l'aimez pas, vous pourrez toujours l'offrir à un cancereux de votre entourage.

 


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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 07:46

 

fievre-faeLe tome 2 m'avait moyennement emballée, la suite  des aventures de Mac a donc attendu un certain temps sur ma PAL. 

Un peu d'histoire...

On retrouve Mac au royaume des faë - à savoir Dublin- qui est toujours plus déterminée que jamais à venger la mort de sa soeur. D'autant qu'il serait bien qu'elle passe à autre chose car combattre les faë a quelques désagréments. Ainsi, elle en a franchement assez de son accoutrement de guerrière, très éloigné de celui qu'elle abhorait à l'origine, à savoir celui d'une "Barbie" qui se serait égarée dans le monde merveilleux de "Mon petit poney". Toutefois, ne manquez pas les révélations/ rebondissements/ trucs incroyables mais vrais la concernant dans ce tome:  elle n'a pas de carie, aime Jars of Clay han trop bien, moi aussi !, change de couleur de cheveux et porte un bikini lamé or. Si. Avouez que j'ai un sens du teasing assez aiguisé ?

En attendant de retrouver son look de Play boy girl, Mac continue à glaner des informations sur le Haut Seigneur. Enfermé dans sa prison, il ne peut rien contre elle mais jusqu'à quand exactement ? La menace se fait jour et il se pourrait que les Unseelies ne tardent pas à envahir le monde des humains. Mac se sent un peu seule face à tout cela... Jusqu'ici elle pouvait compter sur Barrons mais ce dernier se fait de plus en plus discret et il parait évident qu'il se sert uniquement de la jeune fille pour l'exciter sexuellement trouver le Livre. JZB pour les intimes va toutefois aider Mac à maîitriser la Voix, l'arme secrète du Haut Seigneur. Mais le beau mâle virile soupirs ne souhaite toujours pas révéler sa vraie nature, et Mac commence à échafauder de nombreuses théories...Ce qui est sûr, c'est qu'il n'est pas humain !

Heureusement il y a "ma puce adorée jusqu'à la mort je t'aimerai toujours mon amour" V'lane. Ce faë de volupté fatale lui propose en effet une aide bien précieuse, et les deux scellent un pacte qui pourrait toutetefois s'avérer bien dangereux car n'oublions pas que Vl'ane est tellement sexy que l'on peut avoir un orgasme rien qu'en l'embrassant: le rêve ! Toutefois, Mac semble décidée à lui résister mais qu'elle est conne, celle-là ! Ne sachant plus à quel pénis  saint se vouer, Mac décide de donner une chance à Rowena, chef suprême des Sidhe-seer mais vu leur entente, cette alliance risque pas de ne pas être simple. Elle sympathise toutefois avec les autres Sidhe-seer et cela lui fait du bien d'avoir des amies.

Quoi qu'il en soit, les recherches de Mac s'avèrent payantes car la jeune fille en apprend beaucoup sur le Haut Seigneur et sur le Livre et certaines vérités se font ENFIN ! jour...

 

Un peu d'avis...

J'ai trouvé ce tome très réussi, tant au niveau de l'intrigue -moins fouillie que dans le tome 2- que du rythme, plutot bien menée. On oscille ici entre des scènes d'action assez jouissives et des scènes intimistes où l'atmosphère se fait pesante, limite glauque. En effet, plus on avance dans la saga, plus Dublin devient sombre -pour ne pas dire noire- et Mac y déambule d'ailleurs souvent seule. Cette solitude, assez nouvelle, contribue fortement à rendre l'atmosphère de ce tome différente par rapport aux précédents. Mais ce que j'ai le plus apprécié c'est que l'intrigue avance enfin ! Jusqu'ici Moning ne semblait pas pressée de finir la saga et j'avais un peu l'impression qu'elle trainait en longueur exprès. Or on commence à avoir des éléments de réponses sur Rowena et ses Sidhe-seer, sur le Livre et son histoire, sur le Haut Seigneur, sur les pouvoirs de Mac, et même un peu sur Barrons...Franchement, j'en n'attendais pas autant !   

Evidemment Mac reste Mac et la jeune fille peine à gagner en profondeur. J'ai trouvé que ses attitudes et réflexions débiles posaient par moments quelques problèmes de cohérence. Mac est en effet très en décalage par rapport à ce qu'elle vit: alors que la menace des Unseelies se fait jour, qu'elle a maintenant la certitude que sa soeur est morte dans d'atroces souffrances, que le Haut Seigneur veut conclure un marché glauque avec elle et qu'elle pressent que Barrons est un psychopathe en puissance, elle n'hésite pas à servir un joli gâteau rose pour l'anniversaire de ce dernier. Assez MDR! drôle quand on y pense. Mais en même temps c'est ce qu'on aime chez Mac: à côté d'elle, on a l'impression d'être la réincarnation d'Albert Einstein.. au niveau intellect évidemment, parce que niveau physique, je suis un mélange de Jessica Alba et de Megan Fox, comme chacun sait.  Toutefois, elle se montre un peu rebelle quand même, n'hésitant pas à s'opposer à Barrons quand il faut et même omondieu à lui emprunter ses caisses. Ferrari rocks !   

Certaines scènes, comme dans les tomes précédents, ne manquent pas d’humour, en particulier celles où Mac tente d’apprendre à ne pas se faire contrôler par la Voix avec l'aide de Barrons. Je dois avouer que je suis muette d'admiration devant la tension sexuelle qui se dégage de ces scènes : elles pourraient être ridicules mais sont juste ultra chaudes, au point que leur lecture devrait être interdite au moins de 18 ans. Franchement, on peut faire des reproches à Moning et il y aurait beaucoup à dire sur le style, mais question sexe je ne peux que m'agenouiller. Ok, je sors. La réussite à ce niveau-là est d'autant plus totale que Barrons, vous le savez, m'attire autant qu'un défilé Dior sans Galliano. Comprenez: pas du tout. Cela ne m'empêche pas d'être intriguée par ce personnage énigmatique : est-il faë ? Visiblement pas. Vampire? Peut-être. Tête de gland ? Assurément. Loup-garou ? Non mais tu t'es cru dans Twilight!  Evidemment, je n'attends qu'une seule chose, c'est que ces deux-là se roulent dans la fange sans sous-vêtements... Outre le fait que cela me fera grimper aux rideaux plaisir, cela me permettra surtout...d'avoir V'lane pour moi toute seule rires libidineux et machiavéliques. Depuis que j'ai appris dans ce tome qu'il pouvait procurer plusieurs orgasmes à la suite rien qu'en embrassant une fille, je suis certaine d'une chose: mon +1 n'est pas l'homme de ma vie, c'est V'lane.  

  

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 16:42

beastlyVoilà donc une autre de mes lectures dont j'ai fait l'acquisition lors de mon dernier voyage à Londres. La raison de mon choix est d'un prosaisme absolu: je pressentais que ce ne serait pas trop difficile à lire en VO, et comme je parle anglais comme un cathare sous ecstazy, il y avait plutôt intérêt à ce que ce soit le cas...

 

Un peu d'histoire...

Kyle est un jeune new-yorkais âgé de seize ans, et accessoirement la star de son lycée de nantis. Pourvu d'un membre incroyable charisme, il est beau et donc en déduit comme moi que  les gens moches ou simplement insipides doivent mourir  être moqués. Il passe ainsi ses journées à les railler et c'est vraiment drôle...En un mot, Kyle est une raclure qu'il soit béni pour cela ! Il faut dire qu'il a été à bonne école: son père, star de la télé l'antre de Satan, n'accorde de l'importance qu'au physique. Selon lui, seuls les gens beaux réussissiront alors que les gens laids resteront à jamais des ratés sauf Sarko mais tout le monde sait qu'il a été obligé de coucher avec Carla pour réussir. 

Mais voilà que Kendra, la gothasse de service, intervient en classe et lui dit qu'il est superficiel. Peu habitué à ce qu'on le rabroue en public, Kyle se venge en la séduisant et en l'invitant au bal de fin d'année. En réalité, il vient au bas avec sa petite-amie Sloane qui a le QI d'un rumsteak sauce roquefort et le look d'une fille qui a trop trainé ses fesses à Pigalle. Au bal, Kyle fait connaissance avec Lindy, une jeune fille pauvre et moche les boules ! à qui il offre une fleur, juste par générosité Kyle avait bu, c'est la seule explication pour cet acte insensé. Un peu plus tard, il accueille Kendra avec sa pétasse petite-amie, et n'ayant pas de ticket, la goth-girl ne peut rentrer. Face à une tel acte, on ne peut qu'applaudir être révolté ! Kyle est vraiment un pervers narcissique doublé d'un égoiste tendance paranoiaque contestataire. On parle de moi ?

Mais Kendra n'est pas stupide, elle s'attendait à ce que Kyle lui joue un tour pareil. C'est donc sur le pas de la porte de ce stupide bal qu'ell lui révèle sa véritable identité: c'est une sorcière. Pour avoir agi de la sorte, Kyle va être puni : il se réveillera demain transformé en bête. Le sortilège ne pourra être brisé, à moins qu'il ne rencontre avant deux ans une fille qui tombe amoureuse de lui et l'embrasse...Kyle ne semble pas effondré par ce qu'il prend pour des paroles d'une gothasse qui aurait trop abusée de Harry Potter sur fond de Cradle of filth  agrémenté de Dangereuse Alliance tout ce que j'aime !  Il finit par rentrer chez lui et constate le lendemain matin que son visage n'est plus le même... à jamais?

 

Un peu d'avis...   

Après ma première utilisation, je pestais  contre mon nouvel après-shampoing en me disant "put*, il me fait des cheveux horribles ". Sauf que j'avais à peine mis le pied dans la rue qu'une dame m'accostait pour me demander : "c'est quoi votre secret pour avoir de si beaux cheveux?". Ma réponse : "la classe, ça ne s'explique pas". Cette histoire tout à fait fascinante n'a d'autre but que de montrer le vide absolu de ma vie que parfois, on peut avoir un mauvais jugement. Aussi quand j'ai ouvert ce roman, je me suis dit "put* mais c'est moisi du c*l", mais une fois rentrée dedans, plus moyen d'en sortir. Alex Flinn a donc tendu un piège admirable à ses lecteurs avec ce livre dont la lecture est franchement agréable. Mon reproche majeur tient en une phrase:il ne s'adresse pas aux "young adults" contrairement à ce que son classement en librairie pourrait nous faire croire. En effet, ce roman, qui est une version moderne du conte La Belle et la Bête, est destiné selon moi davantage à des jeunes lecteurs. La nuance est subtile ? Peut-être mais de toute façon, ce reproche reste insignifiant.

L'histoire reprend de manière assez convaincante cette histoire devenue légendaire: le sort, la rose, le miroir...Tout y est et passe plutôt bien. D'une manière générale, j'ai trouvé que les personnages étaient bien caractérisés, et même chose surprenante assez profonds. J'ai beaucoup apprécié le personnage de Kyle qui est absolument génial malfaisant et souvent très drôle. J'avoue avoir ri à de nombreuses de ses réflexions moqueuses call me Satan ! Les autres personnages -le précepteur comme la gouvernante de Kyle- sont aussi attachants et réservent même quelques surprises à la fin du roma. Evidemment mon personnage préféré est -d'une certaine façon- dédoublé : ce sont ceux des pères. (Mode 'psychologie de comptoir' on) Je ne sais pas quel traumatisme Alex Flinn a vécu vis-à-vis de son père mais ça n'a pas l'air génial quand on regarde les deux pères -celui d'Alex et de Lindy- dans ce roman (mode 'psychologie de comptoir' off). Les qualificatifs concernant ces personnages ne manquent pas : raclures, superficiels, faibles, manipulateurs, égoistes, cons. Je crois que j'ai trouvé mes maîtres ! 

Mais ce qui m'a le plus séduite, c'est sans aucun doute l'ambiance du roman puisque tout se passe pratiquement en huis clos dans l'appartement de Kyle. Et malgré l'absence quasi totale de descriptions, Flinn parvient à poser une atmosphère à la fois pesante et en même temps rassurante. Tout se joue entre finalement quatre personnages : Kyle, Lindy, le précepteur, et la gouvernante. De piège, l'appartement devient en effet vite pour eux un nid douillet, un lieu hors du monde, à part. Et cette situationn qui aurait pu devenir vite redondante ou pénible au bout de cent pages, est en fait très bien agencée. Flinn parvient ainsi à donner du souffle, du rythme à l'ensemble, au point que même si l'on connait la fin de l'histoire, on a envie de voir comment cela va évoluer. 

On ne peut échapper aux stéréotypes dans cette histoire, ni à la bonne morale américaine qui, il faut l'avouer, a des relans de vieille bigotterie. La morale de l'histoire - qui nous dit que seule la beauté intérieure compte- est juste ennuyeuse/fausse/has been éculée. D'autant que Lindy se révéle finalement pas si laide que cela : rousse, elle a de mauvaises dents, mais se révèle vite attirante aux yeux de Kyle. Ce revirement est-il dû à l'amour ? Ou au manque de relations sexuelles ? La question reste en débat. En tout cas, j'ai trouvé intéressant que l'auteur fasse de l'univers de la télévision l'antre de la connerie infâme. A y regarder de plus près, le seul élément ridicule de ce roman, c'est la photo de son auteure à la fin du livre Mouah ah ah !! :

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Cette photo, c'est comme le mec qui se lève pour aller pisser après t'avoir fait passé un moment torride: un truc qui devrait être interdit par la loi.

 

Ce livre est ma troisième participation au challenge Read in english.

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Avertissement : le film est une croûte infâme qui rappelle d'ailleurs davantage un téléfilm tant le budget est ridicule et où de nombreux éléments de l'histoire ont changé, rendant le propos limite incohérent :

- Kyle est sexy, même une fois transformé en raison de tatouages sur le visage et non pas de gueule d'animal.

- Lindy est une brune avec des dents correctes et un potentiel de mille sur l'échelle de la bombasse attitude.

- Le personnage de Kendra est moins important alors que le livre insiste beaucoup sur son histoire et des raisons qui l'ont poussée à jetter ce sort.

- De nombreux éléments essentiels disparaissent comme le miroir et aussi le 'chat' sur lequel Kyle retrouve tous ses amis transformés : la grenouille, la petite Sirène, et bien sûr aussi Mr Andersen.

-La fin est radicalement différente.

Vous pouvez lire l'avis très drôle de Cécile sur le film ici.


   

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Published by Sara - dans Les jeunesses
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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 22:00

images-copie-16Voilà donc la suite de Hush, hush, gentiment prêté par Stéphie, qui n'a pas attendu longtemps dans ma PAL. Le premier tome m'avait séduite même si certains éléments  m'avaient un peu gênée...  Très souvent Parfois les auteurs devraient se contenter d'un one-shot...

  

Un peu d'histoire...

On retrouve Nora et son chien ange gardien, Patch, qui filent le parfait amour...Le parfait amour ? Pas  vraiment. Si la jeune fille est très amoureuse de lui, cela ne semble pas réciproque. Patch commence à prendre sérieusement ses clics et ses clacs distances et se rapproche sensuellement dangereusement de Marcie Millar, la pute de service grande ennemie de Nora. Cette dernière sait que Patch est surveillé par les anges gardiens et n'a pas le droit de tomber amoureux d'elle...mais elle se rend compte qu'il n'est visiblement pas gêné à l'idée de s'éloigner d'elle.

Visiblement agacée par ce petit jeu, Nora décide de rompre avec Patch et, dans la foulée, est responsable du suicide de nombreux fans le renvoie. Heureusement Vee, sa meilleure amie, est toujours aussi grosse drôle et lui remonte le moral. Mais très vite, Nora commence à se sentir épiée et un certain nombre d'incidents lui arrivent exactement comme dans le premier tome. Elle se sent suivie et remarque d'ailleurs un homme qui ressemble trait pour trait à son père...censé être mort. Mais Nora comprend vite elle n'est pas conne, elle, que son père a été tué pour son ascendance néphilim. Mais qui a bien pu le tuer ?

Les soupçons ne tardent pas à se faire autour de Patch car de nombreuses indices laissés par un inconnu le signalent comme unique coupable. Le doute s'installe et Nora veut comprendre pourquoi Patch aurait commis une chose si omondieu horrible ? Nora est au bout du rouleau et est obligée de faire un noeud pour ne pas tomber.  La voyant déprimée, sa mère l'encourage à sortir avec Scott Parnell un ami de la famille. Mais il s'avère que Scott cache lui aussi bien des secrets...décidement, pas de bol pour Nora !

 

Un peu d'avis...

J'ai lu ce roman avant Insatiable, alors forcément, si mon avis était assez négatif après l'avoir refermé, le roman minable baclé de Meg Cabot a quelque peu changé la donne. Comme j'ai envie d'être fainéante synthétique, voilà ce que j'ai aimé...ou pas dans Crescendo.

J'ai aimé:

- La couverture qui est d'ailleurs encore plus belle en VO. Cela parait anodin mais le monde de l'édition a compris que l'image était dans un livre le plus important, surtout pour les adolescents qui aimeront se promener à la main avec ce livre so beautiful.

- Certains personnages comme Scott qui se révèle au fil des pages assez complexe.Il est le seul  personnage masculin à être aussi convaincant, à la fois méchant - mais pas trop non plus- et surtout paumé. Evidemment, j'ai aimé retrouver Vee, qui a vraiment beaucoup de personnalité. Son rôle de fille drôle et touchante est cependant très minime dans ce tome, ce qui est d'autant plus regrettable que l'auteure avait la possibilité de lui donner une place plus importante.  

 

Je n'ai pas aimé

-L'insistance sur les problèmes de poids de Vee qui est donc toujours en train de manger et bien entendu de vouloir faire un régime dans le même temps. Tout cela suinte les préjugés et l'absence de connaissance en matière de surpoids. La scène des six donuts qu'engouffre Vee est juste abérrante. Je propose de donner un cours magistral gratuit à Rebecca Fitzpatrick qui s'intitulerait : "Pourquoi les gens qui ont des problèmes de poids ne sont pas des gros porcs qui s'empiffrent toute la journée". 

-Le personnage de Marcie Millar qui est un stéréotype dont les auteurs ont usé et abusé : la fille belle, populaire et donc méchante tendance grosse salope.Il devient excessivement fatiguant que la fille populaire se révèle TOUJOURS très vilaine et très cochonne, prête à enlever sa culotte à la moindre braguette. On le dit une bonne fois pour toutes : ceci est un mythe inventé par les filles moches pour se rassurer -et surtout se venger des filles comme Sara Marcie, la fille trop canon de la classe. Dans la réalité, au risque d'affoler tout le monde, je l'affirme haut et fort : on peut être belle, sympathique et chaste comme moi donc.  

-L'histoire qui ressemble beaucoup trop à mon goût à Twilight au pays des anges déchus. Comme prévu, nous avons donc droit au scénario de la rupture dans ce deuxième tome. D'accord. Mais depuis le premier tome, il y a vraiment trop de similitudes avec la saga de Meyer. Je comprends que cela maintienne en chaleur haleine les lectrices mais cela reste très convenu le jeu du je te baise aime moi non plus. D'autant que ce tome n'égale pas la série des vampires pailletés dont évidemment je suis fan à mort: Nora n'est qu'une pâle copie de Bella et est encore plus ennuyeuse que cette dernière...si c'est possible ! et Patch se révèle franchement inexistant.  

-La trame narrative qui suit celle d'un roman policier : pendant toute le roman, le lecteur -comme Nora- ne comprend pas ce qui se passe et à la fin, tout est résolu en vingt pages. Evidemment cette fin manque son but et fait un flop total et se révèle absurde. A cela plusieurs raisons : les indices étaient bidons, les secrets trop enfouis, Patch trop stupide. 

-Le fait que je ne me souvenais plus vraiment du tome 1 qui, il faut l'admettre, ne m'avait pas franchement marqué. De ce fait, il y a certains personnages dont je n'avais aucun souvenir, ce qui pose quelques problèmes dans la mesure où ils jouent un rôle important dans ce tome.  

Un avis mitigé dans la mesure où ce tome bénéficie d'une indulgence uniquement due aux croûtes que j'ai pu lire après. Si le premier tome était sympathique, celui-là constitue une suite bien convenue, au rythme mou et à l'intrigue bien maigre. Rebecca Fitzpatrick peine à poser un univers et le lecteur, de ce fait, a du mal à y adhérer. L'ensemble, au final, manque totalement d'originalité, d'audace et de style.

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Published by Sara - dans Les jeunesses
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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 17:49

images-copie-15Ce petit livre - bien curieux au demeurant - ramené de Londres possède un couverture à la fois "girly"  et un peu "vintage" qui m'a tout de suite plu. Mais de quoi ça parle concrètement ?

 

Un peu d'histoire...

Ce livre présente une liste de conseils avisés pour être une déesse...Si vous cherchez quelque chose en particulier, vous plongez dans ce livre risque d'être difficile vu l'ordre anarchique de la table des matières présentée ni par ordre alphabétique, ni par thèmes. Il est donc à réserver aux filles qui veulent simplement y picorer deux ou trois conseils. Comme je suis dans une phase gentille - mon billet sur Insatiable semble avoir épuisé ma méchanceté-je vous propose une petite incursion thématique dans l'univers des  "being a goddess" girls.

Les conseils, en effet, se divisent selon les thèmes:

- la beauté évidemment avec des conseils assez classiques, du genre "Howto eat your way to beautiful skin", "How to get the shiniest hair ever", How to look after your skin in winter", "How to look beautiful for free". 

- les relations sociales qui sont assez drôles comme "How to make a good first impresion"; How to air kiss", "How to flatter a friend", "How to make an acceptance speech", "How to have the best manners". 

- le développement personnel qui sont assez peu nombreux en fait, mais on trouve quand même "How to beat the blues". 

- les loisirs créatifs comme "How to Tie-Dye a T-shirt", " How to make your own bubble bath", "How to customise a T-shirt with fabric paints". 

- le n'importe quoi du genre "How to pretend you can dance Flamenco", "How to descend a staircase", "How to give a great interview", "How to cry at a wedding", "How to escape a horde of fans".   

 Bien sûr, la mise en pratique des conseils présusppose que vous ne soyez pas déjà une déesse- ce qui n'est pas mon cas comme chacun sait - donc difficile de savoir si concrètement cela fonctionne.  

 

Un peu d'avis...

Ce livre - léger comme une bulle de savon- est une incursion dans le monde des Filles avec un grand "F" donc. Pour ceux qui ignorent de quoi nous parlons, on leur conseille pour commencer leur apprentissage avec des séries comme Gossip Girl ou les Frères Scott, des films comme Sex and the City ou Legally Blonde, n'importe quel roman de Meg Cabot et si vous ne voyez toujours pas de quoi on parle, alors il ne reste plus qu'à aller faire un tour chez Hugh Hefner. Comme tout cela va prendre un peu de temps, je vais résumer : la fille, c'est cet individu très propre, bien habillée/coiffée/maquillée qui a toujours des chewing-gums sur elle et tout un tas d'autres merdes inutiles dans son sac à main, se trouve toujours trop grosse mais n'arrête pas de bouffer, a toujours le sourire mais fait en réalité perpetuellement la gueule. En général, elle se déplace toujours avec -au minimum- un individu du même sexe qui la suit partout, même aux  W.C parce que la fille a un grand sens du contact même lorsqu'elle fait caca. Dans sa vie privée, elle est parfois accompagnée d'un individu du sexe opposé -sobrement appelé +1- qui n'a pas le tiers de son charisme, de sa beauté, ni de son intelligence. Mais voyez-vous la fille, sous des dehors un peu superficiels, est un personne charitable qui entend donner l'exemple en s'intéressant à des gens inférieurs à elle. Et c'est ce qui la rend un milliard de fois plus supérieure encore... Maintenant que tout le monde visualise de quoi on parle, on peut continuer...

Ne vous fiez pas aux apparences car ce livre est en fait un peu trompeur. En effet, sous des dehors "super pink", il est en fait très sobre à l'intérieur avec seulement quelques dessins très simples en noir et blanc. Sa présentation est donc d'une grande retenue, n'affichant pas son potentiel ostrogènique de façon trop virulente. Evidemment, les conseils donnés ne seront pas révolutionnaires pour les filles qui, comme moi, (mode vieille peau on) le sont depuis longtemps (mode vieille peau off) mais ils séduiront à coup sûr les plus jeunes. Dans l'ensemble, cela reste "so cute", avec des conseils gentillets qui ne vont pas trop énerver les parents. Vous pensez bien que si j'avais rédiger ce livre, il y aurait eu des conseils un peu moins lisses comme "How to betray your friends just for fun", "How to ruin your +1 and settle in Hawai", "How to have an orgasm on your own", "How to kill the dog for punishing your parents"...C'est là que je me rends compte que la définition d'une "goddess" est très subjective.

J'ai particulièrement apprécié l'humour et le second degré du livre comme le montrent certains conseils que j'ai classés sous le thème "n'importe quoi".  C'est bien le signe que ce livre divertissant n'est pas complètement à prendre au sérieux. Pour vous donner un exemple, voici quelques conseils pour convaincre les gens que vous êtes une célebrité:

"-Wear huge sunglasses that pratically cover your whole face even you're inside te house eating your tea.

-Go to school with a film crew (your kid brother and his friends will do). Explain to your teacher that you're the subject of a brand new reality TV show.

-Carry huge handbag with a dog the size of a hamster in it.

-Apply fake tan from top to toe until you are bright orange.

-Wear very silly shoes.

-Be unreasonable wherever you go. You could tell the dinner ladies you're on a special diet and can only eat blue food or tell your teacherr you didn't finish your homework because you were practising your Oscar acceptance speech."

Dans l'ensemble un livre plutôt sympathique même si un conseil m'a fait particulièrement bondir: il s'agit d'un des conseils "pour être une déesse"- dernier item du livre- qui stipule :"Most importantly- never abuse your powers". Mais évidemment qu'il faut en abuser !  

 

Ce livre est ma deuxième participation au challenge Read in english.

challe10

 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 22:00

9782012020078FS.gifAvertissement : L’auteure de ce blog n’a pas pris la peine, comme il lui est coutumier, de censurer ses propos. C’est pourquoi nous déconseillons vivement la lecture de ce billet :

- aux personnes fragiles, sensibles, très premier degré et sans humour.

- aux personnes ayant des problèmes de santé telle que tension ou anomalie cardiaque.

- aux futures mamans.

L’auteure de ce billet décline toute responsabilité en cas de problèmes.

 

Un peu d’histoire…

Meena Harper est une jeune new-yorkaise d’une trentaine d’années qui vit avec son frère Jon actuellement au chômage. Adorant ponctuer ses phrases d’un « omondieu »ou « maisc’estbiensur !», on suppose que Meena a du naître avec un retard mental assez important. Comme toute débile qui se respecte, Meena travaille à la télévision où elle écrit pour un soap-opera, Insatiable, qui ferait passer les Feux de l’amour pour un feuilleton intellectuel. L’univers de la jeune fille se trouve bouleversé quand une de ses collègues a la bonne idée de vouloir intégrer des vampires à Insatiable, ce que déplore Meena. La jeune femme qui a le don de voir la mort des gens, n’apprécie guère en effet de voir son soap basculer dans l’irrationnel, ce qui ne semble pas gêner Meg Cabot, par contre. En effet, depuis sa naissance, la jeune femme voit la mort des gens et tente de les prévenir, parce que c’est une fille très choupinette. En même temps, heureusement qu’elle n’est pas méchante parce qu'il faudrait réclamer l’euthanasie d’urgence. 

La nuit suivante, encore sous le choc de cette nouvelle, Meena la reine des cruches n’arrive pas à dormir et décide donc d’aller promener son chien à trois heures du matin. Elle croise devant la cathédrale Saint-Georges un homme mystérieux qui la met mal à l’aise et comprend alors que ce n’était pas une bonne idée de sortir seule dans New York en pleine nuit…On admirera la perspicacité de Meena. Toutefois, l’homme sauve in extrémis Meena de l’attaque soudaine de chauves-souris. Son sauveur, lui, s’en sort sans une égratignure, parce qu’il le vaut bien. Dans tous ses états le lendemain matin, elle se demande si elle n’a pas rêvé, d’autant que ses proches doutent d’une telle attaque dans New York où il n’y a pas de chauves souris. Cette dernière mention est en passe d'être vérifiée: j'ai mis le C.S.I sur le coup. 

Mais Meena a la certitude qu’elle n’a pas rêve quand elle retrouve son sauveur le lendemain dans une soirée organisée par sa voisine, l’extravagante Mary Lou. Il s’appelle Lucien (mdr !) et c’est un prince roumain (encore plus mdr !) qui exerce comme professeur d’histoire dans un coin paumé de la  Roumanie.  Lucien est beau et mystérieux, un peu dangereux aussi et il va évidemment devenir le binôme de Meena en cours de science… Ah non, excusez-moi, je confonds…Donc nous disions que Lucien est beau, mystérieux, dangereux, ce qui veut dire en langage de littérature prépubère que c’est vampire. A dire vrai, Lucien est le « prince des ténèbres », c'est-à-dire le chef des suceurs de sang,  particulièrement puissant. Mais comme la bande de vampires pailletés de Stephenie Meyer, Lucien est très choupinet (comme Meena !) : il combat les vilains qui s’en prennent aux humains. Contrairement aux autres vampires qui aime les humains accompagnés d’ognons et de persil, lui il les aime vraiment…surtout les femmes qu’il apprécie particulièrement à poil dans son lit.

Tout irait pour le mieux, si New York n’était pas la cible d’un tueur en séries qui vide ses victimes de leur sang. Au Vatican, la garde palatine est chargée de retrouver l’auteur de ses meurtres afin d’y mettre un terme. Alaric Wulf, tueur de vampires, veut donc retrouver le prince des ténèbres afin d’avoir avec lui une explication musclée. De son côté, Lucien, cherche aussi quel vampire pourrait faire une chose pareille….  

 

Un peu d'avis...

Il convient tout de suite de faire passer un message aux éditions Blackmoon

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Evidemment je plaisante...d'autant que je n'ai pas acheté ce livre, je l'ai gagné sur le blog de Cess dont vous pourrez lire l'avis ici.  Il convient de noter la subtilité de l'intrigue qui se voit jusque dans les noms de ces personnages : Meena Harper et son frère Johnatan Harper. Toute ressemblance avec des personnes déjà existantes dans la littérature est donc purement pas fortuites du tout. Meg Cabot, humble, s'inscrit donc dans la lignée de Bram Stocker lui-même mais en prenant quelques distances : son héroine s'appelle "Meena" et non "Mina"; son nom est Harper et non Harker. Les différences sont subtiles, chacun le reconnaitra. Les références à Dracula et au mythe antique du vampire sont nombreuses dans ce roman : par exemple, on a droit à la biographie complète de Vlad Tepes, directement pompée de Wikipédia, un site que l'auteure affectionne beaucoup si l'on en juge par les nombreuses références au site dans son roman.

Si visiblement Google est l'ami de Meg Cabot, ce n'est pas le cas du talent qui lui fait cruellement défaut. L'intrigue est tellement pathétique que j'envisage de lui envoyer un colis en signe de soutien comme on le ferait aux gens dans le besoin. En effet, je pense qu'elle a réellement de sérieux problèmes soit (hypothèse haute) de nature physiologique, soit (hypothèse basse) de nature psychiatrique. Quoi qu'il en soit, il parait évident qu'elle a été contrainte, sans doute à l'insu de son plein gré, d'engager un nègre de dix ans et demi pour écrire ce roman. Tout d'abord son héroine est tellement conne qu'à côté j'ai l'impression d'être un prix Nobel et sans doute, est-ce cela le but caché de ce roman: que la lectrice se sente intelligente alors que pour lire un roman pareil, il faut avoir oublier son Q.I au vestiaire du gymnase en CM2... au même moment où l'on a laissé Kévin nous peloter d'un peu trop près. Comment ça, cette réflexion sent le vécu ? Mais pas du tout...Meena a donc l'intelligence d'un poulpe mort depuis deux semaines et pour vous le prouver, voici quelques unes de ses nombreuses réflexions débiles. J'ai indiqué entre parenthèses ce qu'elles m'inspirent...:

-"Meena en eut le souffle coupé..un peu comme si une acheteuse concurrente  lui avait flanqué un coup de coude dans la poitrine à une vente de dégriffés Marc Jacobs"(la référence au créateur aide la lectrice à vraiment prendre conscience de l'émotion de Meena...ou pas...)

- "la manière dont ses mains avaient moulé, pétri, trituré sa peau, exigeant en silence ce qu'elle n'avait été trop heureuse de lui accorder" (c'est à cause de ce genre de réflexions que les mecs confondent encore en 2011 les femmes avec de la pâte à pain !!)

-"Sa peau la démangeait encore, là où il l'avait carressée" (c'est ce qu'on appelle des morpions donc).

-"C'est pourquoi elle choisit ce moment pour lui balancer de toutes ses forces son Blackberry au visage" (Meena, en newyorkaise avertie, semble avoir bien pris note des leçons de Robert de Niro dans Taxi Driver)

-"Un type vous plaquait au sol alors que vous étiez à demi nue, vous menaçait d'une épée puis vous assuait qu'il se fichait de vous comme d'une guigne ? Alors qu'il était vautré sur vous?" (Non vous ne rêvez pas, Meeena, en train de se faire agresser par Alaric- qu'elle ne connait pas encore- ne pense qu'au sexe. Elle répétera ainsi de nombreuses fois à quel point Alaric est beau... Pas de panique, j'ai mis les Chiennes de garde sur le coup.) 

On a donc affaire pendant cinq cent pages à une héroine qui se la joue pauvre victime bête à manger du foin, tendance vierge effarouchée mais vraie salope dès qu'on lui effleure la main.  Il est très difficile de ne pas avoir envie de la gifler tellement ses réflexions, attitudes sont soient clichés, soient stupides. Et l'intrigue -si l'on peut dire- est toute entière à l'image de son héroine : simpliste au point que l'on devine tout ce qui va se passer dès les vingt premières pages. Les meurtres ne servent qu'un triangle amoureux dont l'issue est aussi palpitante que l'arrivée du Tour de France. Tout n'est que prétexte à quelques scènes un peu chaudes, dont on suppose qu'elles ont été écrites après l'activité sexuelle hebdomadaire de Meg Cabot avec son mari. L'ensemble est donc évidemment aussi excitant qu'un clip de Céline Dion, surtout que l'on se rend rapdement compte qu'il est pétri d'un sexisme indigne même d'un Harlquin.

Pour autant, on sera gré de rendre à Meg Cabot ce qui est à Meg Cabot : elle fait des efforts pour densifier son roman avec des scènes de bagarre ridicules, intègre un dilemme à l'intrigue amoureuse vraiment sans intérêt, mêle le Vatican à tout cela qui, lui, n'avait rien demandé, cite de nombreuses marques au point que l'on confondrait son roman avec les Galleries Lafayette. C'est tellement affligeant que j'ai lu le roman scrupuleusement à la page 300 et n'ai fait ensuite que survoler le reste. Ce livre ne serait pas aussi mauvais si l'écriture ne l'était pas et là, attention, vous allez en avoir pour votre argent : vocabulaire familier, formules toutes faites ("omondieu" et "maisc'estbiensûr" en tête), phrases incorrectes du genre "Lucien Antonescu était furieux et, dans ce cas-là, il lui arrivait de s'énerver"... Oui, vous avez bien lu. Le livre, essentiellement composé de dialogues insignifiants, semble avoir été écrit avec (hypothèse haute) deux grammes d'alcool dans le sang, ou avec (hypothèse basse) les pieds. Il est absolument incroyable de voir ce genre de roman publié sans un ruban rouge : "c'est tellement nul qu'après avoir lu ce roman, vous trouverez qu'Alyson Noel est un génie". On conseille à Meg Cabot de se cantonner à ses histoires de princesses mal dégrossies et de laisser la bit-litt tranquille qui- il faut le reconnaitre- n'avait pas besoin de ça. 

Ce billet a été publié dans le cadre du " premier mardi c'est permis" initié par ma copine Stéphie

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 09:30

artimage 417274 3223477 201102154529172 Vous trouvez la couverture attirante, le titre mystérieux, l'histoire addictive ? Non mais vous avez quel âge: douze ans ?

 

Un peu d'histoire...

Avertissement : voici une histoire tellement originale que vous risquez de tomber de votre chaise à la lecture de son résumé en vous disant:"c'est génial !"...Nan je déconne !  Brittany Ellis est une adolescente qui a un prénom de pute défoncée à la pipe à  crack est la reine de son lycée: belle, blonde, riche. Mais si sous des aspects extérieurs elle semble avoir tout pour elle, à l'intérieur il y a une petite fille qui crie...Excusez-moi, je craque, en réalité, sa vie est moins reluisante qu'il n'y parait: sa mère est une vraie connasse assez directive, son père est souvent absent et surtout elle a de la cellulite une soeur handicapée moteur et mentale pas de pot pour elle quand même. En un mot, sa situation pue gravement  n'est guère enviable...D'autant que ses parents veulent placer sa soeur en institution, ce que Brittany refuse absolument.

Un jour attention, roulement de tambour: voici l'élément perturbateur de l'histoire, Brittany est contrainte de faire équipe en cours de biologie avec Alex Fuentes. Je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer de rire en repensant au nombre de romans jeunesse qui possèdent EXACTEMENT la même trame narrative: Hush Hush, Twilight, etc. Or Alex, en plus d'être une bombe sexuel à lui tout seul  peu aimable envers Brittany, se révèle être le membre du gang les Latino Blood autre grosse crise de rire en lisant le nom du gang. Brittany, qui est une excellente élève, voit d'un mauvais oeil cette soudaine alliance, surtout que Alex ne semble pas prêt de lui faciliter la tache. Le jeune garçon est en effet tout le contraire d'elle : il a des relations sexuelles, s'adonnent possiblement au trafic de drogue, et surtout, il est pauvre ! La honte pour lui ! 

Les amis d'Alex, qui semblent amusés de cette soudaine collaboration entre leur copain et la reine des connes du lycée, se moquent de lui. Alex, pour les contrer, décide de parier qu'il pourra séduire la belle. Il se rapproche donc d'elle, ce que son petit-ami, le capitaine de l'équipe de foot LOL !,  n'apprécie guère...

 

Un peu d'avis...

Simone Elkeles a bien compris la première et plus importante leçon donnée en cours d'écriture : si tu veux que ton livre marche, copie les idées de ton voisin. De ce fait, elle mêle dans son roman tout ce qui a fait déjà recette, s'épargnant ainsi un échec commercial : le héros beau et dangereux, la binome en cours de science, la fille riche qui tombe amoureuse du mec pauvre, l'intrigue à deux voix (phénomène narratif sans aucun intérêt qui se répand à une vitesse folle)...Il y a une telle accumulation de clichés que cela mériterait l'arrestation immédiate de l'auteur pour intéret public. Imaginez tout de même que l'on devine la fin de ce roman seulement en regardant la couverture qui est sans doute la plus tarte jamais vue ! Il semblerait que tous -l'auteure comme la maison d'édition- aient décidé de ne pas trop fatiguer la jeune lectrice en la prennant donc pour une demeurée totale

 L'intrigue en soi parait donc un gag bien faible, surtout qu'elle fleure bon la morale bien pensante: Brittany pas si conne stupide que cela derrière ses allures de Barbie, Alex pas si con mauvais que cela derrière ses allures de bad boy. Toutefois, il y a tout de même quelques points qui sauvent ce roman du naufrage total. On notera un effort de l'auteure pour rendre son intrigue un peu plausible en mettant en scène des adolescents qui ont des relations sexuelles, fument et pas seulement des cigarettes, boivent et vomissent même ! Même si cela reste gentillet, il est suffisamment rare de rencontrer ce genre de scènes dans les romans de jeunesse pour le souligner. L'ensemble  est juste stupéfiant LOL bis pour mon jeu de mot...non ? La scène des WC lors du mariage est  la meilleure scène que j'aie lu dans un roman jeunesse: à la fois improbable et très drôle, elle sent le vécu si l'on peut dire...

J'ai donc beaucoup aimé l'ambiance putes/ pecnauds/ trafiquants dépeinte chez attention tremblez braves gens ! les Latino Blood. Evidemment si j'ai dépassé la page 35 du roman, c'est à cause de la drogue et de l'alcool I'm a bad girl ! mais aussi d'Alex. Il est l'autre élément fatal qui sauve ce roman bas de gamme.  Comme tous les Alex, il juste une méga bombasse qui ferait sauter le soutien-gorge se pâmer n'importe quelle fille/femme/vieille. L'auteure frappe fort avec ce personnage chaud comme une barraque à frites et les scènes avec Brittany sont franchement hot à un point bordel sa mère ! irresistibles d'où le titre, nan ? Au final, on retiendra donc l'alcool, la drogue, le sexe dans ce roman assez premier degré  et c'est déjà pas mal ! Et ce n'est pas Amy Winehouse qui me contredirait...Si ?

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 08:40

images-copie-6Une vague de sang frais happe le lecteur dès la couverture de ce roman qui tranche avec les couvertures habituelles de littérature jeunesse. On est d'abord frappé par le blanc omniprésent, l'ombre de ce jeune garçon habillé dans l'ère du temps, et surtout par ce 'smiley vampire' absolument génial. Bon ou mauvais présage ? 

 

 Un peu d'histoire...

Vlad Tod est un jeune garçon de quatorze ans qui subit, chaque jour au lycée, les moqueries de ses camarades. Avec son look, son teint pâle, son manque de sociabilité, le clan des élèves populaires ne manque pas de se moquer de lui en le surnommant "le vampire". Heureusement, il a pour allié son meilleur ami Henry qui est plutôt respecté parmi les élèves. Lui seul connait le secret de Vlad: c'est réellement un vampire ! Henry l'a découvert quand, alors qu'ils étaient enfants, Vlad -pas encore très au point niveau descente de canines- l'a mordu violemment.    

Le quotidien de Vlad n'est pas de tout repos: il doit s'enduire de crème solaire avant chaque sortie, préparer ses sandwichs à base de sang frais sans que cela se voit, lutter la journée contre le sommeil...Heureusement sa tante Nelly lui facilite la vie : infirmière, elle lui ramène des poches de sang frais régulièrement. Vlad vit chez elle depuis la mort de ses parents dans l'incendie de leur maison. Et Vlad semble s'être fait à cette vie auprès de la jeune femme et tout semble bien se passer pour lui...

Jusqu'au jour, où Mr Craig, son professeur et ami, disparait dans des conditions mystérieuses. Affecté par cette disparition, Vlad voit d'un mauvais oeil l'arrivée de son remplaçant, Mr Otis, qui lui semble bien vite étrange. L'homme en effet garde perpétuellement un oeil sur Vlad dont il semble connaitre le secret...

 

Un peu d'avis...  

Dès le début, le lecteur est désarçonné par ce roman qui peint un univers très masculin: les héros sont tous des hommes et bordel que c'est bon ! Ici vous n'aurez pas de description de tenues, de scènes ineptes de bals de promo, d'histoire d'amour du genre "je veux mourir pour toi même si je te connais depuis deux minutes et treize secondes". L'auteure nous a épargné les conneries aberrations habituelles du genre et on l'en remercie. De ce fait, Heather Brewer se concentre avant tout sur l'intrigue, la mise en place de son univers et d'un certain suspense, et tout cela est maitrisé d'un bout en bout du roman. 

Court, le roman n'en est pas moins riche et il est étonnant de constater à quel point l'univers est admirablement bien posé: l'intrigue -même si elle n'est pas forcément simple- est pensée, et l'on voit tout de suite la différence avec certains autres produits je ne vois pas comment les appeler autrement actuels. L'auteure sait parfaitement ce qu'elle va nous raconter et où elle entend mener son lecteur : on n'avait pas lu ça depuis très longtemps ! On relira pour s'en convaincre la saga Twilight de Meyer. Les différentes révélations sur la disparition de Mr Craig ou sur la mort des parents de Vlad sont bien gérées: contrairement à d'autres romans, elles ne sont données ni trop facilement dans les douze premières pages ni trop difficillement dans les douze dernières pages. 

L'auteure n'oublie pas de mêler l'humour à tout cela, des références foisonnantes au mythe du vampire et des scènes intimistes - vraiment très belles - comme celle de la ballade nocturne de Vlad. Le personnage de Vlad d'ailleurs est une pure réussite: il est loin d'être un élève populaire mais ce n'est pas non plus un gros con 'nerd'. A noter quand même qu'il parait bien mûr pour un adolescent de seulement quatorze ans... Mais sa nature de vampire ou la mort de ses parents l'expliquent assez bien. Pour moi, ce premier tome est sans prétention, accrocheur et bien pensé : une bonne découverte en somme.  


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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 22:00

62031293 pDécouvert notamment chez Stéphie, le principe de Skeleton Creek me tentait depuis pas mal de temps: j'étais curieuse en effet de savoir comment  l'alternance entre lecture et vidéos se déroulait...

 

Un peu d'histoire...

Deux amis d'enfance, Ryan et Sarah vivent à Skeleton Creek,  une petite ville bien étrange. Sarah, jeune fille très intrépide, décide de mener son enquête sur la drague abandonnée qui semble renfermée bien des secrets. En effet, c'est notamment là-bas que Joe Bush, un des ouvriers, serait mort il y a quelques années. S'improvisant détective, Sarah emmène dans cette aventure son meilleur ami, Ryan.

Une nuit, les deux adolescents partent donc à la découverte de la drague, mais Ryan fait une chute et se casse la jambe. Il se retrouve donc immobilisé chez lui pendant que Sarah, elle, décide de poursuivre son enquête sur la drague. Mais l'enquête va être d'autant plus difficile à mener que les deux jeunes gens ont l'interdiction formelle de se revoir. Les parents de Ryan reprochent en effet à Sarah de mettre leur fils perpétuellement en danger.

Pour  autant, les deux amis sont pleins de ressources et décident de communiquer par mails, en prenant soin d'effacer toutes les traces de cette correspondance. Pendant que Ryan rédige son journal - que le lecteur a sous les yeux- Sarah commence ainsi une enquête de longue haleine où elle va se heurter à de nombreuses difficultés: le mutisme des villageois, la découverte d'une société secrète, l'implication de leurs proches dans des affaires sordides, et surtout le fantôme de Joe Bush qui a investi la drague et que Sarah ne cesse d'apercevoir....Soyez le bienvenu à Skeleton Creek ! 

 

Un peu d'avis...

Ce premier opus est une réussite totale tant au niveau de la narration que des vidéos dont certaines m'ont fait sursauter: elles ne sont pas terrifiantes en soi mais relativement anxyogènes. Elles contribuent ainsi fortement à renforcer  le suspense de l'histoire et en cela, j'ai trouvé qu'elles étaient parfaitement réussies. Il règne ainsi souvent une ambiance "Projet Blair Witch"assez délectable pour l'amatrice du genre que je suis. J'ai même sursauté à la fin de la deuxième vidéo... (trouillarde, moi ?) Les vidéos ne sont donc pas seulement un gadget qui viserait seulement à accrocher les jeunes lecteurs mais apportent une dimension supplémentaire au roman. Je me suis surprise à les attendre avec impatience.

La jeune comédienne qui joue Sarah est d'ailleurs vraiment convaincante même si la puriste que je suis aurait aimé avoir accès à la V.O sous-titrée. L'alternance entre la lecture des vidéos et celle du journal de Ryan ne m'a pas gênée dans la mesure où j'ai pu les regarder dans les transports en commun sans problèmes. Mais si vous n'avez pas d'Iphone et bien vous n'avez pas d'Iphone... La narration est plutôt rondement menée, le suspense maîtrisé, les révélations s'enchainant à un rythme effréné. Pour autant le journal de Ryan auquel nous avons accès n'est pas sans pauses, plutôt bien gérées. En effet, comme dans tout journal, le jeune homme réfléchit, s'interroge et surtout...a peur !

Aussi, on regrettera des personnages un peu stéréotypés car si Sarah se veut aventurière, voire téméraire, Ryan se révèle assez passif, voire peureux. Enfin, ce n'est pas comme si les héroines de littérature jeunesse se distinguaient par leur courage : c'est donc appréciable, même si parfois un peu trop caricatural. J'ai aussi beaucoup aimé l'objet-livre en lui-même puisque nous avons un pseudo-journal sous nos yeux avec écriture, croquis, reproduits le plus fidèlement possible. J'avoue que j'ai vraiment adhéré à ce premier tome dont la fin laisse supposer une suite pleine de surprises. L'auteur réussit à rendre accro son lecteur qui n'a qu'une envie : lire la suite !   

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