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  • : Les livres de Sara
  • : De la lecture, du second degré, et parfois de la littérature !
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J'en suis...

 

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 08:09

http://3.bp.blogspot.com/-a4IOc5eQw8s/U2EkbDHCWWI/AAAAAAAAFcc/jfamL4N_Hss/s1600/couv42514533.jpgComme beaucoup de blogueuses, j'ai reçu il y a quelques mois de bien curieuses enveloppes, suivies de l'envoi d'un livre mystérieux....

Un peu d'histoire...

Elle, jeune fille replette et plutôt jolie, est une banlieusarde qui a bien du mal à aider sa mère atteinte d'un cancer. Pour lui payer le nec plus ultra niveau traitement, elle a besoin d'argent. Aussi décide-t-elle de devenir une "Hotelle" à savoir une escort girl de luxe qui évidemment se prostitue quand ça paye mieux. Mais évidemment, Elle n'envisage pas de faire cela toute sa vie, d'autant qu'elle est tombée amoureuse d'un milliardaire, David Barlet, rencontrée alors qu'elle était aux bras d'un de ses clients. Bientôt fiancée à Barlet, Elle envisage de cesser ses activités d'escort girl... C'était sans compter sur le frère de David, Louis, ombrageux et énigmatique, qui est au courant des activités nocturnes de sa future belle-soeur. Attiré par la jeune femme, Louis va l'entrainer dans un Paris de stupres et de souffre, ce qui n'est pas pour déplaire à Elle. D'autant que David se révèle être un prince charmant idéal, mais un amant très décevant...

 

Un peu d'avis...

Evidemment, tu le sais, toi qui me lis, que j'ai détesté ce bouquin. Pourquoi ? Non, ce n'est pas parce que tu as des dons de divination, mais parce que dès le pitch, tu as senti, toi aussi, le gros potentiel moisi du livre. Alors voilà pourquoi, toi, lecteur, tu dois absolument... ne pas lire ce livre :

1) Les rebondissements ubuesques montrent que certes, l'auteure s'y connait en livres érotiques mais qu'elle ne les a visiblement pas lus. J'ai cessé ma lecture à mi-chemin, après une énième révélation sur la relation Aurore/Louis/David qui m'a achevée. Trop de romanesque... tue le roman.

2) Elle, le personnage du roman, est l'héroine agaçante par excellence... Versant dans le bisounours power tendance "jevaissauvermamamanmalade", elle décide, de manière hyper rationnelle, de le faire grâce à sa chatte au sexe. Pourquoi cette justification à la con ? On ne pourrait pas créer en 2014 une héroine qui se prostitue parce qu'elle aime la bite ça/ne veut pas se faire chier à l'école Oh, ça va, on rigole !! /kiffe DSK. Non mais franchement...

3) L'auteur n'évite pas l'écueil redoutable : "la prostitution de luxe, c'est glamour, paillettes et contes de fée". Elle, au cours de ses missions, ne rencontre que des types merveilleux qui la baisent traitent bien. En plus, grâce à cela, elle peut s'acheter des Jimmy Choo ! Le rêve de n'importe quelle conne fille en somme ! Le déballage des marques de luxe au début du roman est écoeurant : franchement, vendre son corps parce qu'on l'a décidé, je veux bien, mais le faire avec joie parce qu'on pourra s'acheter des trucs luxueux... comment dire ? Le "message" (sic) du livre est consternant... et un peu con tout court aussi, même si, je le conçois, il reflète sans doute la société d'aujourd'hui. C'est pourquoi j'aurais aimé ce que ce soit évoqué avec un peu de distance critique par Emma Mars qui, malheureusement, n'en a strictement aucune. 

4) L'ouvrage est pourvu de quelques références littéraires, artistiques et historiques fort ridicules lourdes. Cette volonté d'intellectualiser le sexe s'avère périlleuse quand on n'a pas forcément l'art et la manière de le faire. Véritable initiation sensuelle, Elle a donc droit à des lectures érotiques obligatoires, des visites du Paris des courtisanes.. Bref on oscille entre cours d'Histoire à la Stéphane Bern et cours de littérature érotique pour les nuls. Je comprends que cela peut plaire mais j'avoue que certains échanges m'ont laissée dubitative tant les "réflexions" (sic) de Elle sont débiles : "Ma lecture de la Bible m'avait déjà acclimatée au concept de verbe créateur, voilà que Louis le reprenait à son compte, pour le prolonger en verbe curateur. Or au commencement était... le sexe, n'est-ce pas ? Comment avait-on pu nous faire avaler pendant des millénaires une genèse dépourvue du moindre acte charnel ?" Très bonne question n'est-ce pas ? Rassurez-vous le pape est sur le coup, et il m'est d'avis qu'il pense qu'Emma Mars n'a jamais lu la Genèse. 

5) L'ouvrage est trop long et l'intrigue pas suffisamment accrocheuse pour qu'on ait envie de le finir. J'ai persévéré aux trois quart et abandonné lâchement après une ultime révélation sur le passé de Louis/David/Aurore. Par contre, pour caler un meuble, le livre s'avère très pratique.   
6) Le point fort du roman réside dans les scènes érotiques, pour le coup, jamais neuneu. Au contraire, Emma Mars livre une déferlante de situations pour le moins inhabituelles dans un roman de ce genre. A noter une scène de "glory hole" particulièrement géniale. Le tout écrit relativement bien. Dommage que le reste ne soit pas à la hauteur.
Conclusion 
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Ce billet a été publié dans le cadre du "premier mardi c'est permis" initié par ma copine Stéphie

 

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 18:36

 http://1.bp.blogspot.com/-8N_LFWQuNdI/VHdSd8rbx-I/AAAAAAAALzg/6EaS5EjfmcY/s1600/retour_little_wing.jpgC'est parti pour les matchs de la rentrée littéraire...

 

Un peu d'histoire...

Le roman se concentre sur Hank, Lee, Ronny et Kip, quatre copains d’enfance issus de Little Wing, une petite ville du Wisconsin. Ils se retrouvent au mariage de Kip, l'occasion pour le lecteur de les découvrir avec leur personnalité, leurs réussites, leurs échecs, leurs regrets et leurs parcours très différents. Hank, lui, a fondé une famille avec son amour de jeunesse et a repris la ferme de son père. Ronny, gentil cowboy, est devenu un champion de rodéo mais il a beaucoup souffert après un accident cérébral. Quant à Kip, il est celui que l'on met un peu à part car devenu trader, il ne semble plus vraiment appartenir au même monde que les autres. Quant à Lee, il est devenu une véritable star et vit aujourd'hui de sa musique. Ils vont chacun découvrir, à leur façon, que leur amitié n'est peut-être pas aussi solide qu'ils le pensent...

 

Un peu d'avis...

Dire que je n'ai pas aimé ce roman serait encore un peu trop doux. Car si j'ai beaucoup aimé les premières pages avec cette alternance des voix assez bien rendue, rapidement j'ai compris que l'auteur n'avait pas franchement grand chose à dire d'intéressant sur l'univers qu'il dépeint. Ce tableau de l'Amérique profonde tourne à vide et se révèle assez stérile : les personnages sont chacun à leur manière heureux même s'ils ont dû réaliser - pour des raisons différentes - des sacrifices. Au fil des pages, ils se révèlent intégres, loyaux mais aussi viriles... S'ils ont des failles, ils tentent toujours de compenser et de faire au mieux. En un mot, ils m'ont semblé tout droit sortis de La Petite maison dans la prairie

Nickolas Butler signe un premier roman basé sur des valeurs - amitié, fidélité, solidarité, loyauté- qui, sans être désuètes ou stupides, me semblent complètement irréelles lorsqu'elles sont perpétuellement associées. Le résultat ? Un défilé de gros poncifs bien lourds que même Charles Ingalls n'auraient pas osé associer dans un même roman. La scène finale est totalement risible, au point que j'ai eu du mal à croire ce que je lisais... Sans doute son univers est trop éloigné du mien pour que j'y adhère ne serait-ce que deux secondes. Cette Amérique-là existe sans doute et je crois que Butler a mis beaucoup de lui dans ce roman et c'est bien là son seul mérite : rappeler au lecteur que l'Amérique a fondé toute sa civilisation sur le mythe des garçons vachers. .

Malheuseusement, Butler n'échappe pas à l'écueil : confondre simplicité et naiveté. Car si le monde dépeint par l'écrivain n'est pas exempt de trahisons, de déceptions, de difficultés, l'optimisme parvient toujours à reprendre le dessus. Et là, trop c'est trop. Quant au style, je ne préfère pas m'attarder sur le sujet tant certaines phrases - notamment lors de descriptions de paysages - frôlent le ridicule.

En un mot, je suis restée complètement en dehors de ce roman gentillet - et donc forcément qui ne m'était pas destiné. Dommage.

 

Extrait :

"J'aimerais vous faire voir un lever de soleil du haut de ce silo, de notre gratte-ciel des prairies. J'aimerais vous montrer de quel vert le printemps est fait, de quel jaune les barbes de maïs se colorent quelques mois plus tard et le bleu des ombres matinales ; j'aimerais vous montrer le cours tortueux et lent des ruisseaux, les vallonnements à perte de vue, parsemés de fières granges rouges, de fermes blanches et de pâles chemins en gravier. Le soleil qui apparaît à l'est, énorme, d'un rose et orange incroyables. Dans les ravins et les vallées, le brouillard qui flotte comme de lentes rivières vaporeuses attendant de se consumer."

 "Nous étions unis par le sentiment d'être différents de notre milieu et aussi peut-être par un sentiment de supériorité par rapport à l'endroit qui nous avait formés. En même temps, nous en étions épris. Epris d'être les rois d'une petite ville, perchés sur ces tours abandonnées, dominant notre avenir, en quête de quelque chose - du bonheur peut-être, de l'amour, ou de la gloire."  

 

http://www.priceminister.com/blog/wp-content/uploads/2014/09/Blog_LogoRentreeLitteraire2014_03.png

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 06:23

Pour le rendez-vous de Stéphie, je vous présente deux livres, et pas n'importe lesquels... 

http://www.images-booknode.com/book_cover/742/les-vampires-scanguards,-tome-1---la-belle-mortelle-de-samson-741962-250-400.jpg

Pourquoi vous devez lire ce livre ?

1)  Parce que le héros vampire s'appelle Samson et que la future femme de sa vie...Delilah. 

 2) Parce que le pitch  est magique  : Samson est un vampire hyper pas choupi et richissime qui ne peut plus bander. En cause ? Le gros traumatisme post-rupture avec la salope du coin, une vampire qui adore se faire enculer de manière occasionnelle. Samson décide d'aller voir un psy qui lui conseille de baiser avec une humaine. Cela tombe bien, il rencontre Delilha qui frappe à la maison des vilains vampires après avoir été agressée. Pas de chance, Samson croit que ce sont ses amis qui lui ont envoyé une strip-teaseuse. Bien vite, Delilah se retrouve dans une bien mauvaise posture mais Samson, après avoir compris sa méprise, décide de raccompagner la jeune femme qui...le fait bander. Coup de chance, il va pouvoir la revoir bientôt car elle travaille dans son entreprise en tant qu'audit... 

3) Parce que ça raconte un vrai coup de foudre, comme vous pouvez le constater : "Le regard de Samson atterrit involontairement sur ses seins, à l’instant même où sa vision périphérique observa un changement en eux : les tétons avaient durci et pressaient contre le tissu de son top. Sa verge y répondit et se dressa dans sa direction."

4) Parce ce qu'on sent que l'écrivain est une intellectuelle et pas une décérébrée comme tant d'autres. La preuve :

 * les dialogues sont très profonds, comme par exemple :   

  « C’est une surprise. 

   - J’adore les surprises. »

*  les images sont sublimes :

   - "Il plongea la main dans son nectar"

   - "Comme Magellan, il fit le tour de ses seins"

   - "Quand tu m'embrasses, tu me transportes dans un champ de lavande".

* les insultes hyper originales : "espèce de clocharde sans coeur".

5) Parce que les parties de sexe sont flippantes ": son sexe avait été aussi dur que du granit".  

6) Parce que si plein de gens lisent cette merde, elle sera publiée en format papier. Et on pourra vivre cet instant de grâce : ce moment où tu l'envoies à Coppé avec un mot qui dirait  "J'ai des poils et je t'emmerde".

7) Parce qu'il y a un mec dans le monde qui est payé pour faire des couvertures aussi laides. Un grand artiste est né.

8) Parce qu'il y a une fille on n'ose dire un écrivain dans le monde qui s'est dit que commencer la première phrase de son roman par "Laisse-moi te sucer", c'était hyper cool.

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51u18qWwdNL._AA278_PIkin4,BottomRight,-48,22_AA300_SH20_OU08_.jpgC'est quand j'ai cru avoir touché le fond que je suis tombée sur ce livre...

Pourquoi vous devez lire ce livre ?

1) Parce que le pitch n'est pas magique, il est carrément paillettesenformedecoeur:  Bianka Skyhawk, une harpie nan mais une vraie, comme dans la mythologie, s'amuse à voler les humain. Jusqu'au jour où Lysander, un ange vertueux, décide de la capturer. Bianka est révoltée, d'autant que le bellatre la laisse une semaine sans nourriture. Pas cool. A son retour, elle n'est pas tout à fait morte, ce qui réjouit Lysander : il ne voulait pas lui faire de mal, c'est juste qu'il est très con. Dès lors, Bianca a les boules et pour se liberer de ce tortionnaire, elle va user de son arme la plus redoutable : son pouvoir de séduction…

2) Parce que Lysander est un héros perspicace, limite un intellectuel

    - Il y a longtemps que je ne me suis pas amusée, conclut Kaia avec une moue boudeuse.

    - Moi non plus… à part toute seule — mais ça ne compte pas.

    -  De la manière dont je m’y prends, ça compte…

     Les deux sœurs éclatèrent de rire. Elles parlaient de sexe, comprit Lysander. 

3) Parce que l'héroine, Bianca, est elle aussi très intelligente, un peu comme Nabilla :  

     - Sais-tu quel est mon plus grand désir ? demanda Bianka en se tournant vers sa sœur.

     -  Passer à la télé ? répondit Kaia en s’étirant.

     - J’aimerais aussi… mais ce n’est pas de ça que je parle.  

 

4) Parce que la mythologie décrite par l'auteur est très fouillée:

    * Les anges mangent des légumes et des fruits, les êtres maléfiques des hamburgers.

    * Il y a trois sortes d'anges : ceux aux ailes blanches, ceux ailes doréees, et ceux aux ailes blanches avec un liseret doré. Ouais.

   * Le big vilain de l'histoire s'appelle Paris : c'est le gardien de Luxure, ce qui le condamne à coucher avec une personne différente chaque jour pour ne pas dépérir.  

5) Parce que que l'auteure manie super bien le rapport cause/conséquence : "Elle était la fille d’une harpie et d’un phénix. C’était une menteuse, une voleuse et une meurtrière qui prenait plaisir à commettre les crimes les plus odieux. Pire : le sang de Lucifer — son pire ennemi et le père de presque tous les démons — coulait dans ses veines. Par conséquent, Bianka était son ennemie." Ah d'accord.

6) Parce qu'on découvre que la chanteuse préférée des êtres diaboliques, c'est Lady Gaga. Enfin on s'en doutait un peu.  

7) Parce que ça parle de l'amour, du vrai, celui qui doit affronter des vrais obstacles, combattre des ennemis  : Pensez-vous, elle c'est une raclure de première, doublée d'une pute, alors qu'il est un guerrier divin, doublé d'une vraie fillette.

8) Parce que tu vas lire la plus belle déclaration du monde : "Il l’avait domptée par le sexe. Aucun homme ne pourrait la satisfaire après lui. Son instinct en était sûr." 

 

 

Ce billet a été publié dans le cadre du "premier mardi c'est permis" initié par ma copine Stéphie

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 23:00

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41BoLk9T0-L._AA278_PIkin4,BottomRight,-39,22_AA300_SH20_OU08_.jpgLe kindle est décidément un objet bien démoniaque : grâce à lui, tu peux lire à moindres frais des chef d'oeuvres de la littérature érotique...ou pas.

 

Un peu d'histoire...

Emma vient s'installer dans une petite chambre de bonne  à Paris, prêtée par sa cousine. D'emblée, cette dernière la prévient : son look ne colle pas du tout à la capitale. Il va falloir relayer son jean-basket au placard. Mais Emma s'en moque...Quoique...Quand sa cousine lui dit que l'hotel appartient à Charles Delmonte, Emma est intriguée... Et plus encore quand elle le rencontre. Elle croyait que le millionnaire était un vieillard mais pas du tout : il a la petite trentaine et est beau comme un dieu...  

 

Un peu d'avis...

Voilà pourqui tu ne dois surtout pas lire ce livre :

1) Ce livre est publié en douze tomes. Alors, d'accord, chaque tome te demande à peu près dix minutes de lecture mais quand même...douze tomes. Psychologiquement, tu ne peux pas te dire "ok, je commence un livre en douze tomes". Même Dostoievski n'a pas poussé la malice jusque là.

2) Ce livre entend bien baiser son lecteur. Les douze tomes sont à 99 centimes... Si vous adhérez à l'histoire patience, je vais y venir, cela fait donc environ 12 euros oui enfin à un poil de cul près. C'est pas donné pour un livre d'une illustre inconnue qui écrit comme moi je fais du saxo.

3) Ce livre mêle est un gloubi-boulga rance de ce qui a fonctionné ces dernières années... en plus nul si, c'est possible. La couverture est un Twilight  version cheap avec coeurs en plastique et le pitch est un copié-collié de Fifty shades.

4) Ce livre est donc pété plein de stéréotypes à la con : l'héroine est une bombasse qui s'ignore, le héros, un millionaire so dark and mysterious LOL. L'homme en question passe son temps à bosser sur des trucs dont l'héroine ignore tout trop cruche pour comprendre, sans doute entouré de blondes sculpturales qui se balladent dans des micro-robes. Evidemment, Charles Delmonte jeu de mots, s'abstenir enfonce les doigts dans la chatte d'Emma au bout de leur troisième rencontre parce que bordel, ça ne peut pas être que le hasard : si je te rencontre trois fois dans l'immeuble dont je suis propriétaire, c'est que le destin me dit qu'il faut que je te baise.     

5) Ce livre se passe à Paris...avec peu de références parisiennes. A mon avis, Olivia Dean habite Mulhouse, Quimper ou dans le Dakota du sud parce que franchement, il n'y a aucune référence du moins dans le premier tome, j'ai pas lu les douze, faut pas déconner précise qui te fait vraiment croire que l'histoire se passe à Paris.

6) Si tu lis ce livre, Amazon va croire que tu as des goûts de chiotte et t'envoyer plein de suggestions de lectures complètement nazes dont seul Amazon a le secret. Le plus souvent, ce sont des histoires dans le même genre que celle-ci, écrite par des auteurs aux pseudos américanisants... derrière lesquels se cachent sûrement des auteures d'Europe de l'Est qui profitent de leur expérience d'ex-prostituée pour se reconvertir dans la romance érotique.

7) Ce livre est la preuve que la théorie du chaos existe. Au même moment où je le lisais, des milliers de personnes défilaient contre Hollande/le système/l'avortement/les juifs/les gays/le massacre des kangourous pour en faire des slips. Il n'y a pas de hasard.

 

Ce billet a été publié dans le cadre du "premier mardi c'est permis" initié par ma copine Stéphie

 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 23:00

http://www.harlequin.fr/images/Livre-Hachette/E/9782280300650.jpgC'est parti pour une lecture commune avec Noukette, Jérome et Liliba d'une romance dont tout le monde parle sur la blogosphère. Il est disponible en format électronique à 4 euros... 

 

Un peu d'histoire...

Emilie est une jeune femme fraîchement divorcée qui vit avec sa fille Elizabeth en colocation avec Carla, une amie libraire. Professeur de Lettres de son état, Emilie partage sa vie entre son métier assez prenant oui les profs bossent et ses amies, Maria et Louise. Ces deux dernières ont toujours de savoureuses anecdotes à partager et les soirées entre amies ne sont pas piquées des vers ! Un samedi, alors qu'elle aide son amie Carla à tenir la librairie, Emilie rencontre Samuel, venu acheter des livres pour l'anniversaire de sa nièce. Samuel est un peu l'homme idéal en mieux: un petit air de Bradley Cooper, un sourire à tomber et de toute évidence, une grande gentillesse... Mais alors qu'Emilie tombe sous le charme de Samuel, Diego, son ex-mari, a décidé de la reconquérir...

 

Un peu d'avis...

L'homme idéal (en mieux) n'est pas à la base un livre pour moi... Je veux dire par là que je lis très peu ce que l'on qualifie de chick litt. Alors évidemment, on retrouve de nombreux codes du genre, avec plus ou moins de joie. Il n'empêche que ce roman reste très au dessus du lot.  Voilà donc les cinq bonnes ou pas raisons de lire L'homme idéal (en mieux) :

1) Vous allez reconnaitre certaines situations vécues.

J'ai effectivement reconnu quelques anecdotes déjà entendues ici ou là. C'est un peu normal car Angela Morelli, je la connais dans la vie. Cela dit, pas besoin de connaitre Angéla Morelli en vrai pour se retrouver... Si vous êtes une trentenaire célibataire qui adorez les soirées cocktails, alors ce livre vous parlera forcément. Et vous ne pourrez que passer un bon moment.

2)  Vous allez lire un livre bien écrit.

Et si vous connaissez mon blog, vous savez que c'est un point important pour moi. Pour un roman de chik litt, c'est plutôt bien fichu : l'écriture est sobre, fluide. Bien sûr, le langage est simple car censé retranscrire des conversations de notre époque. A noter que Morelli a trouvé une astuce assez mignonne pour éviter les "putain" et autre "merde/chier/pute" dont nous enfin surtout moi, je crois ponctuons nos conversations usuelles. En somme, les lettrés ne seront pas dépaysés, d'autant que le livre fourmille de références littéraires et geeks. Au niveau du style, le livre est donc très réussi. 

3) Vous allez rire.

Dès la première soirée cocktails entre filles, j'ai eu un fou rire. Un vrai. Avec des larmes qui coulaient. Franchement, il est très rare que j'aie un fou rire en lisant un livre. Mais avec ce livre, c'est différent : certaines anecdotes sont assez ahum... piquantes, pour ne pas dire tordantes. Le personnage de Louise en est à l'origine de beaucoup et il est difficile de ne pas aimer ce personnage haut en couleur. D'une manière générale, les personnages féminins sont très réussis : Morelli réussit le pari de ne pas peindre les femmes comme des petites fleurs fragiles aka "des connes finies" : elles sont pétillantes, drôles et sympas. Leur bonne humeur, leurs anecdotes, leur soirées alcoolisées sont un petit régal.          

4) Vous allez aimer les personnages principaux ou pas

L'héroine n'est donc pas une cruche, comme on nous le serine souvent dans ce genre de récits. Bien sûr, lors de la première rencontre avec Samuel, elle fait tomber une pile de livres. J'avoue que mon coeur et ma lecture of course a failli s'arrêter à ce moment-là. Franchement, tout cela sonnait un peu trop Bella Swann pour moi...La maladroite, c'est devenue l'archétype de l'héroine de romance et j'avoue que cela m'agace. Mais finalement, j'ai pu reprendre une vie normale et ma respiration avec : Emilie, en fait, n'est pas plus maladroite que vous et moi... Même si a capacité a oublié ses fringues partout ahum... m'a un peu agacée.

Le choix de l'alternance de points de vue nous certifie d'une chose : le héros est hyper choupinet. Ce choix narratif est assez bien vue car la lectrice ne pourra qu'être sous le charme de ce Bradley Cooper frenchy. Le hic ? Cela enlève le suspense : dès le début, on sait qu'Emilie est géniale, que Samuel, aussi, est génial, et qu'ils forment un couple génial. Le bonheur ? Assurément. L'ennui du lecteur ? Un peu. J'avoue que j'aurais apprécié que jusqu'au bout de l'histoire, on se demande si ce mec n'est pas une ordure finie. Mais non. La fin m'a particulièrement déçue car on sait que tout va s'arranger : ce manque d'enjeu m'a un peu ennuyée.          

5) Vous allez lire des scènes de boules qui ont des poils.

Le roman comporte quelques scènes torrides assez alléchantes, je dois dire. Pas de conneries trucs avec  des déesses intérieures, d'odeur de pomme sucrée à la vanille des îles, d'étroitessse vaginale  et de braquemard énorme ouais, ça j'ai regretté tout de même un peu. La première scène un peu chaude du slip m'a légèrement désarçonnée : passer du vouvoiement au suçage de bite, c'est un peu ahum... brutal. Dans l'ensemble, les scènes sont plutôt bien écrites... même si, très honnêtement, les personnages sont tellement sympas que cela m'a un peu gênée de les voir faire des trucs cochons: c'est comme si j'assistais à un acte sexuel mettant en scène un couple de potes. Un peu bizarre comme impression. 

 

Au final, L'homme idéal (en mieux) est une lecture agréable et très au-dessus de la production générale en tout cas de ce que j'ai pu en lire dans le domaine de la romance. Mais ne soyons pas trop bisounours et petits poneys pailletés, cela ne m'a pas franchement réconciliée avec le genre: cela reste un peu trop léger pour moi. Je ne suis clairement pas le public visé Enora Malagré, sors de ce corps mais j'ai tout de même passé un très bon moment en compagnie de cet homme idéal (en mieux).  

 

  

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 09:40

http://4.bp.blogspot.com/-pUEboZiGExo/Uj2h36ms-KI/AAAAAAAAJgw/DDbcSrQvX5s/s1600/esprit_hiver.jpgUn peu d'histoire....

Holly, une jeune américaine, se réveille très en retard, la matin de Noel. Il faut se dépêcher avant l'arrivée des invités qui ne devraient plus tarder. Dès son réveil, Holly a l'impression que quelque chose cloche... Son mari est allé chercher ses parents à l'aéroport et elle se retrouve seule avec Tatiana, sa fille adoptive de 13 ans. Dehors, le blizzard ne faiblit pas et bientôt les coups de téléphone des invités s'enchainent pour annuler leur venue. Coincée seule dans la maison avec sa fille, Holly note chez cette dernière un changement de comportement. Par exemple, Tatiana tient absolument à mettre une tenue offerte par ses grands-parents que Holly juge un peu ringarde. Mais surtout, Tatiana se montre étrange. L'adolescence peut-être ? Ou alors l'origine de la jeune fille ? Holly se souvient du jour où son mari et elle sont allés chercher la petite fille dans cette orphelinat en Sibérie. Peu à peu, Holly en est persuadée : quelque chose les a suivis de la Russie jusque chez eux. Mais quoi ?

 

Un peu d'avis.... 
Le roman relate une naissance qui ne se fera jamais, celle du lien filial, irremplacable. Tout le livre relate cette naissance avortée, ratée d'une fille qui ne sera jamais celle d'Holly. Si Tatiana reste si lointaine, c'est parce que sa naissance reste un mystère aux yeux d'Holly. L'intrigue, qui peut paraitre simpliste au premier abord, va au fur et à mesure du roman gagner en densité. D'abord intrigué par l'atmosphère lourde du roman, le lecteur suffoque bientot dans ce climat de terreur sourde mais pour autant bien réelle.

One peut reprocher à ce récit, bien que très court, quelques longueurs. D'une trame de nouvelle, Laura Kasischke en fait un roman. Certaines pages sont clairement de trop et l'écriture âpre, si elle colle à l'histoire, peut lasser le lecteur. Défaut de l'auteure ou de la traduction ? On ne sait pas mais certaines lourdeurs de style peuvent agacer, voire lasser. L'intrigue finit vite par touner en rond :ça se répète, ça se dit et se redit, à l'instar des changements de vêtements de Tatiana, jusqu'à s'évider complètement. En un mot, c'est lassant. Dommage car l'écriture ténue était pleine de promesses...  

Le lecteur croit comprendre ce qui se passe à plusieurs reprises mais il faut attendre la toute dernière page pour le savoir. Le non-dit et l'indicible, qui tournent parfois à l'exercice de style, y trouvent sa pleine mesure. Si l'effet final peut sembler un rien déroutant, il est surtout raté: on aurait aimé une autre fin. Le fantastique est une solution un peu facile à un récit qui ne l'est pas. On retiendra l'atmosphère lourde admirablement bien rendue et l'histoire qui reste intelligente. Un livre qui aura le mérite de faire réfléchir le lecteur.    


Lu dans le cadre des 
Matchs de la Rentrée Littéraire de Priceminister

       http://p7.storage.canalblog.com/72/75/536764/89666463_p.png

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 09:57

 http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTFUtycrF9DnkqyCdqq_WaN6sahJAMdXdV-H22lJ_Cv12waPj1tqw La blogosphère m'avait prévenue : ce livre n'était pas fait pour moi. Mais je n'ai pas voulu écouter, et je me suis lancée. Ahum...

 

Un peu d'histoire...

Julie Tournelle, 28 ans, est conseillère financière dans une banque. Lorsque le roman commence, elle assiste à la fête organisée pour le divorce d'un ami. Au cours de la soirée, on demande à Julie quel est le truc le plus stupide qu'elle ait jamais fait dans sa vie... Julie va alors plonger dans son souvenir et nous le raconter... On découvre alors que la jeune femme vit dans un quartier sympa, entourée de ses commerçant hyper choupis, et qu'elle a des amis vraiment serviables. Sa vie était un long fleuve tranquille jusqu'à l'arrivée de Ricardo Patatras, son beau voisin qui intrigue beaucoup Julie. Ricardo a tout de l'homme idéal et Julie va tout faire pour le séduire, même se remettre au footing, c'est vous dire la motivation de la belle...        

 

Pourquoi ce roman est-il si nul ? 

* Parce que le livre n'évite pas les clichés du genre : la brave gentille fille qui tombe amoureuse de son beau et mystérieux voisin. La collection Harlequin a fondé tout son succès sur ce genre de scénario inepte.

* Parce que le trop plein de bons sentiments est réel : de la vieille femme qui vit seule au pote qui veut vivre son rêve, Julie va aider tout se petit monde, se transformant en une putain de sorte de monstre, mi-Amélie Poulain mi- Mary Poppins. Scary.    

*Parce que le roman veut nous parler de la "vraie" vie avec des "vrais" gens, ces petites gens qui mènent des vies simples et ordinaires. Or, ces gens là n'existent pas dans la vraie vie. En effet, dans la réalité, ma boulangère ne me connait pas au bout de dix ans que j'habite le quartier, mon primeur m'adresse un "bonjour" libidineux qui veut dire "viens par là que je te la mette", mon traiteur chinois est un sans papier analphabète qui change son huile de friture tous les 29 février et mon meilleur pote est un chômeur dépressif, de surcroit, alcoolique et drogué.  

* Parce que le livre est absolument "trop cool" : l'héroine est cool, les voisins sont cool, Xavier, le pote qui fabrique la voiture de ses rêves est ultra cool... Oui, mais bon, soyons sérieux deux minutes : le trop plein de gens heureux et merveilleux risquent de donner la gerbe nausée à n'importe quelle personne vivant en France en 2013. 

* Parce que ça se prétend autre chose que ce que c'est en réalité. Traduisez : c'est de la chick litt indigeste mais ça se prétend autre chose, on ne sait pas trop quoi d'ailleurs. La presse a requalifié àa de livre "feeling good", ce mot grotesque qui ne veut rien dire, excepté que ce n'est pas destiné aux gens qui se "feeling bad". Parce que si tu te "feeling bad", tu vas vraiment avoir envie de trouver Gilles Legardinier et de lui faire bouffer son roman par le trou du cul de balle, tellement tu l'auras trouvé nul sans intérêt. 

* Parce que niveau humour, le livre se situe quelque part entre Franck Dubosc et Florence Foresti. Au secours.

* Parce que, hormis quelques rares blogueurs, tous les autres ont ADORE ce livre qui se vend d'aileurs comme des petits pains ce qui est la preuve que les gens ont vraiment des goûts de merde. 

*Parce que la couverture, en plus d'être ridicule, est immonde.  

 

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 09:18

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSiWUVOd-jC3TDED0-jq5WZbXX_ZxXXhRSSeHCeZvVR5qxNSNu6Je remercie ma copine Stéphie pour m'avoir prêté ce livre depuis au moins dix ans.  

Un peu d'histoire....

Au coeur de l'époque victorienne, Alexia Tarabotti, une jeune femme agée de 25 ans, vit avec sa famille, célibat oblige. Quoique pourvu d'un esprit indépendant, la jeune fille est donc contrainte de rester vivre avec ses parents tant qu'un prétendant n'a pas rampé à ses pieds. Le célibat ne lui en apparait que plus pénible... D'autant que les prétendants ne sont pas légion, la faute sans doute à son physique de brune incendiaire à gros pif d'italienne qui ne correspond pas aux critères de l'époque victorienne. Et le fait de ne pas avoir d’âme complique encore un peu plus les choses ! Lorsque le récit commence, Alexia s'ennuie ferme à une soirée mais c'est sans compter l'arrivée d'un vampire qu'elle va liquider à l'insu de son plein gré. Tout cela semble bien suspect à la reine Victoria qui envoie un de conseillers en surnaturel pour élucider l'affaire. Lord Maccon, un écossais ombrageux loup-garou à ses heures, va donc mener l'enquête afin d'en savoir davantage sur cette attaque et ses conséquences fâcheuses...  

 

Un peu d'avis...

J'ai aimé :

- Le personnage d'Alexia, une jeune femme au caractère bien trempé, ce qui évidemment est hautement irréaliste vu l'époque. Pour une fois, l'héroine n'est pas une cruchaude incapable de lacer ses chaussures ou de marcher sur un trottoir sans se crouter: hourra ! 

- Lord Maccon, le loup-garou mal léché mais ça, ça va changer... oui, j'aime les allusions sexuelles bien dégeus qui se la joue grand solitaire mystérieux mais qui, en réalité, n'a qu'une envie : se taper épouser Alexia.   

- Les personnages secondaires ne sont pas en reste, ils sont particulièrement bien décrits, avec le plus souvent des personnalités fantasques. 

- Les scènes de boules sexy plutôt bien amenées : sans être ultra pornos chaudes, elles apportent au récit un petit côté épicé pas désagréable.    

-L'histoire est très sympa, pas trop mal écrite et surtout bourrée ahum...d'humour. Le personnage d'Alexia avec ses réflexions et autres piques fait souvent mouche. Ce fut donc une lecture agréable et j'ai même envie de découvrir la suite. C'est dire !


Je n'ai pas aimé: oui, faut pas rêver, hein...

- La dimension steampunk dont on aurait pu se passer. Certes l'univers est très bien mis en place et fonctionne à merveille. Mais je ne suis pas du tout adepte du steampunk, surtout quand il se mêle aux vampires, loup-garous et autres fantomes. L'ambiance mi-historique mi-futuriste mi-fantastique mi raisin,  c'est un peu trop pour moi.  

- L'histoire d'amour cousu de fil blanc : ils se haissent mais en réalité, ils veulent se retrouver nus sur un lit en peau de zèbre et s'asperger de crème à la vanille partout...oups, pardon, je m'égare s'aiment à la folie.  Mouais.

- Je suis fatiguée des vampires et des loup-garous. Je suggère qu'ils se réunissent tous dans une grande pièce et se fassent tous sauter le caisson.

 

 

Conclusion 

http://media.tumblr.com/tumblr_m1og8eIPOK1qzx8o2.gif


 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:03

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ_aUl9ytgQvbRziSHsogP8l2dErZA4sPThg6SdqwkRpHZqnL2tRgIl y a des livres que l'on adore ou que l'on déteste... Pour moi, ce fut clair. 

Un peu d'histoire...

C'est l'histoire grotesque de Jim  un "cow-boy qui flotte au-dessus des périphériques" LOL qui rencontre Lou, aussitôt rebaptisée "baby lou". re-LOL. Jim, un parisien, bosse au vidéo club et rêve sa vie comme un film américain. Lou, elle, se débat avec une mère complètement cinglée et rêve de tourner dans des clips pour passer sur M6. En attendant de voir leurs rêves de gloire se réaliser, ils vivent dans une zone industrielle qui sent les vieux relans de Pizza-Hut. Finalement, Jim enlève la belle et les voilà partis dans un road-trip qui va les mener de Buffallo Grill en hôtel pourris....

  

Un peu d'avis...

Ce livre a un avantage considérable : il se lit très vite même si je l'ai arrêté avant la fin, faut pas non plus déconner ! L'histoire avait pourtant tout pour me plaire : deux personnages un peu nazes sur les bords, des rêves de pacotilles d'une génération inculte, avec la misère sociale en toile de fonds. Le problème est que Sacha Sperling, avec son écriture putassière au possible, enlève tout intérêt au livre. En voulant se la jouer "hype", Sperling tue son livre qui ne cesse de susciter raillerie et agacement. Il voulait écrire un truc "nouveau", "résolument cool", il n'a réussi qu'à écrire une daube un mauvais livre... 

Le style du récit montre que l'auteur souhaite s'inscrire dans celui des auteurs américains ultra contemporains. L'écriture se veut décousue; les propos se font en discontinue; la ponctuation aléatoire place le vide au centre de tout. Parfait. Sauf que n'est pas Ellis qui veut. L'abondance d'adjectifs et d'images stupides ruinent les efforts de Sperling pour rendre son histoire dense. Ce n'est plus le style qui déconcerte le lecteur mais le ridicule qui suinte à chaque page. En effet, à force de vouloir faire des effets de style à tout-va, Sperling rend son récit artificiel au possible. On peut se demander si c'est voulu ou pas... Pour moi, c'est clairement : ou pas.

Au final, le récit semble écrit par un ado mal dégrossi qui s'est rêvé écrivain après la lecture de Moins que zero, découvert entre deux tomes de la rétrospective du Journal de Mickey. Pour un peu, le récit en deviendrait même touchant, tant la naiveté, la candeur de son auteur éclate à chaque page. Mais ne mettons pas non plus tout sur le dos de la jeunesse de Sperling... C'est avant tout l'absence de choses à dire qui domine ce récit. Les "baby" et autres tournures de langage "beauf'- répétés dix fois par pages- enlèvent à ce roman une crédibilité qui déjà lui faisait défaut au départ. Personne - pas même le plus plouc des ploucs- ne parle comme cela. Et c'est peut-être là où pèche le plus le livre: Sperling nous parle d'un monde dont de toute évidence, il ignore tout. Sa description de deux jeunes adultes complètement à l'ouest tendance "beaufsdopésàlaTVetaunéant" vire au carnage. Aussi, pendant que les personnages cherchent un sens à leur vie, le lecteur, lui, cherche vite la fin du livre. 

 

 

 Bêtisier

* "Qu'est-ce que t'en penses ?

J'en pense rien.

 

*  Lou est une sirène qui croque les bad boys sur du R'n'B chamallow.

 

*  Tu veux qu'on s'engueule ?

Non

Tu veux qu'on se tape ?

Pourquoi t'es toujours obligé de faire le bandit ?

Parce que t'adores ça.

Ca change rien.

 

*Baby, arrête de bad tripper. Je préfère quand tu fais des bulles avec son malabar. 

 

* Quand Lou est triste, ses deux yeux sont comme deux fusées de détresse. 

 

* Jim était comme le centre d'une planète fabuleuse, pleine de symboles indéchiffrables. Lou s'est retrouvée prisonnière , en orbite autour du noyau atomique.  

 

* Quand ils arrivent sur la plage, l’orage s’est arrêté. Le soleil est comme un impact de balle. Le sang coule le long de l’horizon. Ils s’assoient sur le sable humide, se serrent dans les bras, s’oublient dans l’observation du soleil qui disparaît. Pas de rayon vert. Pas d’apocalypse. Il dit:

 - C’est rien un océan à traverser.


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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 08:28

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRiIJSYoazxmobyWaCRMEXlVVNx3JpqSxKgZjLC4hfW14gyjfNEJ'aime  beaucoup Teulé et ces derniers temps, j'ai dévoré pas mal de ses romans, avec tout de même, plus ou moins de bonheur... 

Charly 9

Un peu d'histoire : Le récit commence avec la "décision" de Charly 9 du massacre de la saint Barthélémy. Fatigué des menaces de sa mère qui lui dit que les protestants complotent contre lui, il va donc céder. Il espère par cette décision reconquérir le coeur de sa mère qui lui préfère son frère cadet. Mais en vérité Charles n'est pas convaincu du bien-fondé dudit massacre.. qui se révèle épouvantable. Bientôt la Seine devient un tombeau qui régurgite à foison des corps en décomposition. L'air parisien devient irrespirable et on doit se plier à des trésors d'astuce pour éviter de marcher dans du sang ou des viscères. Écœuré, Charly fuit la politique et ses complots ubuesques en se réfugiant dans la chasse. Il ne se sent plus capable de prendre une décision politique et devient le bouc émissaire de tous les maux. Ses ennemis - parmi lesquels figurent des membres de sa famille, s'en réjouisse secrètement. Charles recherche le réconfort de sa femme, qu'il adore - et c'est réciproque- mais avec laquelle il ne parvient pas à communiquer. Il faut dire qu'elle ne comprend pas le français... tout comme sa traductrice d'ailleurs. Alors pendant que le roi digère une culpabilité au goût de sang, le royaume va mal en pire...

 

Un peu d'avis : J'ai beaucoup aimé ce récit qui m'a captivée  de bout en bout. Certaines scènes sont cocasses, d'autant que Teulé a un talent indéniable pour peindre l'horreur teintée de comique. Adeptes de l'humour noir, vous serez servis...Mais l'écrivain parvient, derrière la facette comique et déconcertante de Charles IX, à percer à jour sa dimension pathétique, touchante. Il y a un peu de Darling dans Charly 9, cette autre héroine de Teulé que j'adore. D'ailleurs, la fin de ce roi fantoche m'a totalement bouleversée. 


http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ3UWZLGSBUmWcfs-WP_tFNwPJ4TlNcipTXRz53RgVdWG3bnrqjMQRainbow pour Rimbaud

Un peu d'histoire : Robert, 30 ans, est un cas social comme on en fait que trop rarement. Il vit à Charleville-Mézières, chez ses parents...ou plutôt dans une armoire où il passe son temps à relire Rimbaud, son poète préféré. Pour parfaire cet amour envers le poète aux semelles de vent, Robert décide de partir sur ses traces. C'est au cours d'un coup de téléphone- qui s'avère être un quiproquo- qu'il rencontre Isabelle, standardiste à la SNCF. La jeune femme ne connait rien de Rimbaud mais voue un culte à son buisson d'aubépines. Evidemment ces deux marginaux tombent amoureux...d'une manière totale, absolue et perverse. Ils n'en ressortiront pas indemnes...D'autant que leur parcours entre Le Caire, l'île Maurice, Dakar et Tarrafal, ne s'avère pas de tout repos...

Un peu d'avis : Je n'ai pas du tout apprécié ce roman auquel - je dois bien l'avouer -je n'ai pas tout compris. Evidemment j'ai apprécié les personnages loufoques, sorte de doux dingues complètement inadaptés à la société. Mais là où cela se gâte, c'est quand ils tombent amoureux... L'écriture se fait alors très lacunaire et si l'on comprend ce qui se joue de destructeur entre ces deux-là, certaines scènes demeurent mystérieuses. La fin - assez borisvianesque - m'a laissée complètement sur le bord de la route. Je pense que ma peur attention révélation de ouf  des plantes et autres arbres doit jouer... 

 

PS : J'ai lu sur la blogo des billets qui disaient que les personnages étaient touchants et leur histoire d'amour très mignonne. WTF??? Il me parait évident que ces blogueurs n'ont pas lu le livre. Sad but true.

 http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTATRnu9KT6NJTnPKcvUL0FuZqLbxte5-7Lmb3UdgzV_R3H7h8aqAO Verlaine !

Un peu d'histoire: Ce récit relate les derniers mois de la vie de Verlaine qui eut une fin de vie bien cahotique. A moitié fou, alcoolique et atteint de maladies glauques, il est la risée du Quartier Latin. Raillé de tous, il va devenir le symbole d'une certaine liberté, d'une révolte... Il devient l'idole d'une nouvelle génération à laquelle manifestement Verlaine ne comprend pas grand chose. Parmi eux, un jeune garçon qui monte à Paris pour rencontrer son idole et va ainsi partager sa longue et terrible décrépitude. Hospitalisé, Verlaine est déjà à l'agonie : il faut deux écriteaux pour recenser toutes les maladies dont il est atteint...         

Un peu d'avis: La peinture de cette fin de vie est hystérique:  hystérique le personnage de Verlaine, hystérique les autres personnages qui l'entourent, hystérique la narration de Teulé. Cette folie éprouvante qui m'avait déjà agacée dans Rainbow pour Rimbaud atteint ici son paroxysme. Difficile de tenir les 300 pages de ce roman sans avoir l'envie d'envoyer tout cela au diable

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