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  • : Les livres de Sara
  • : De la lecture, du second degré, et parfois de la littérature !
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J'en suis...

 

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 06:29

http://static.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/25/22/album-cover-large-25222.jpgAu Salon du Livre, samedi, j'ai croisé Jérome qui m'a rappelé que le premier tome de la nouvelle série de Nob, Dad, venait de sortir. Ni une, ni deux, j'ai mis cette pépite dans mon panier...

 

Un peu d'histoire...

Père célibataire, "Dad" est à la tête d'une joyeuse progéniture : l'intello Pandora qui est l'aînée, puis vient Ondine, la girly, Roxane le garçon manqué et Bérénice, la petite dernière. Pas facile de jongler avec ces quatre filles aux tempéraments si différents ! Car même si elles ne se ressemblent pas - elles n'ont pas la même mère-, les filles partagent tout de même un point commun : elles ont un caractère volcanique. Dad a bien du mal à gérer cette petite famille, d'autant qu'en plus des courses et du ménage, l'ex-comédien vedette court les castings. Toutefois, malgré les heurts, les désaccords, la tendresse et le dévouement de Dad ont raison de ses quatre filles impétueuses mais aussi adorables, il faut bien le dire. On découvre ainsi au fil des pages la vie tendrement agitée de cette famille...

 

Un peu d'avis...

Vous connaissez mon amour pour  Mamette qui m'emporte et me terrasse à chaque planche. C'est bien simple : Mamette, c'est moi ! Enfin pas vraiment, mais vous voyez ce que je veux dire...  Dans cette nouvelle série, on ne trouvera pas cette nostalgie, ce côté desuet et délicat qui me plait tant chez la petite mamie de Nob. Mais en revanche, ce que l'on retrouve magnifiquement,  c'est la tendresse. Nob ne peut pas y couper : il a un véritable don pour nous faire aimer ses personnages. A la folie. Et même si Dad n'est pas aussi merveilleux que Mamette (mais cela peut-il être possible ?), cette BD possède cette incroyable faculté de mettre du bonheur, de la joie dans le petit coeur tout mou du lecteur. Comprenez : moi.

Evidemment le lecteur retrouve dans cette BD l'extraordinaire trait de Nob qui sait saisir le mouvement, l'instant fugace mais aussi les émotions des personnages. Certaines mimiques sont vraiment fabuleuses et j'ai particulièrement adoré "Bébérénice": on ne peut s'empêcher de craquer pour cette petite bouille d'amour ! Les couleurs - très éclatantes - sont en même temps très douces avec une dominante de bleu et de violet. Dire que j'ai aimé serait donc bien en-deçà de la vérité. Depuis samedi, j'ai dû relire trois fois cette pépite avec à chaque fois, le même sourire béat jusqu'aux oreilles. 


L'avis de La Petite Chocolatine


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…aujourd’hui chez Jacques

 

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20/20

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 06:15

http://static.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/20/30/album-cover-large-20307.jpgVoici une BD prêtée par Noukette que j'avais laissé de côté un petit moment. Quand soudain, je me suis souvenue qu'elle m'attendait gentiment.

 

Un peu d'histoire...

C'est l'histoire de deux paumés qui décident de braquer un fourgon. A la tête de ce gang improvisé, on trouve Vincent, la petite trentaine, plutot largué. Après avoir trouvé la femme de sa vie, Rana, au Sénégal, Vincent a flippé et s'est tiré laissant là-bas femme... et enfant. Pas très courageux. Il lui a toutefois promis de revenir avec de l'argent. Une fois en France, les choses ne se déroulent pas comme il l'avait laissé entendre à Rana : il vit de petits boulots, passe de squat en squats. Il tombe peu à peu dans une dépression dont il espère sortir grâce à de l'argent. Mais comment en obtenir ? C'est là qu'intervient Bernard, un convoyeur de fonds que Vincent rencontre tous les matins au café. Pour braquer Bernard "sans haine ni violence", Vincent prend pour complice, Gaby Rocket, pilier de bar notoire complètement con : raciste, homophobe, il est le stéréotype du beauf aux santiags qui chante "allumez le feu" de son idole Johnny Hallyday comme personne. C'est là que les problèmes commencent...

 

Un peu d'avis...

Il ne vaut mieux pas se fier aux apparences car Ma révérence apparait comme une histoire sympathique au premier abord : deux gentils paumés qui veulent commettre un acte qui les dépasse totalement. Mais le coeur du scénario ne réside pas du tout dans cette histoire de braquage... bien au contraire ! Il s'agit pour Lupano - scénariste ô combien magistral - de faire découvrir la vie de deux marginaux, des laissés pour compte. Et pourtant il y a des belles choses chez ces deux branques, même Gaby se révèle être un personnage attachant à qui on aurait bien envie de payer une bière. J'ai littéralement craqué pour ces deux personnages au grand coeur que la vie a malmené. 

 La société n'est guère épargnée dans cette BD qui s'en prend plein la tronche. Entre les riches qui se croient tout permis, les politiques qui racontent des énormités, on comprend que ces deux-là, ces oubliés que l'on préfère ne pas voir, aient décidé de voler les banques, les commerces pour s'en sortir ! C'est donc un vrai message social, mais attention, pas de ceux qui sont manichéens et sans aucun relief. Ici les héros sont davantage des zéros aux vrais aspérités. Et parfois ça pique sévérement ! Le graphisme en soi est une vraie tuerie tant elle est vive et alerte : plus cinématographique, cela me parait difficile. Avec une mention spéciale au récit de l'enfance de Gaby... Un grand moment de BD.

Les avis de Noukette et Yvan.

 


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…aujourd’hui chez Noukette

 

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17/20

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 23:00

http://www.lafilledurock.com/wp-content/uploads/rip.jpg R.I.P reprend le meilleur de Thomas Ott (T.Ott à savoir "mort" en allemand) paru de 1985 à 2004. Une occasion pour moi de découvrir l'univers très particulier de cet auteur suisse...

 

Un peu d'histoire...

 Thomas Ott nous emmène dans un univers à la fois muet mais très parlant.  Avec un cynisme mêlé d'humour noir et une cruauté sans limite, on découvre dans ces différentes histoires des paumés que seule l'Amérique semble capable de produire. Une femme qui s'adonne à la chirurgie esthétique découvre qu'elle n'est pas seule à le faire (A wrinkled tragedy) ;  Kill your husband présente les différentes manières de tuer son mari ;  dans Goodbye, un homme rêve son suicide jusqu'à ce que son rêve se réalise malgré lui, dans The  Job ;  un homme est chargé de tuer un homme en échange d'une bien étrange récompense;  un bourreau du KKK victime du vaudou dans 10 ;  Alice au pays des merveilles fait un mauvais trip dans Alice in wunderland ;  un astronaute est en proie à des hallucinations (Breakdown) ; plusieurs personnes s'écharpent pour un beau magot dans The Millionairs ; un clown se prépare pour le grand soir (The Clown)...  

 

Un peu d'avis...

Voilà un bien étrange univers que nous fait découvrir Thomas Ott. celui-ci peint le monde moderne d'une manière cruelle : sexe, argent, racisme, beauté, autant de maux qui dévorent littéralement les héros de R.I.P. Pas besoin de mots pour dire les maux ici. L'univers de Ott nous parle, et c'est souvent pour le lecteur l'occasion de se moquer de ses héros - plus que zéros- qui lui rappellera des situations souvent entendus.

Il y a quelque chose de tragi-comique dans ces histoires et on pense évidemment à la série de comics Tales from the crypt tant l'auteur se joue de ses personnages. Le comique frôle parfois l'absurde souvent teinté d'une ironie tragique qui fera rire le lecteur un peu jaune. On regrette parfois un peu que dans cet univers ne se détache pas un personnage un peu touchant. Mais cela n'est point l'affaire de Thomas Ott, en tout cas, dans cet opus.

Très cinématographique, l'enchainement des cases crée un rythme qui se veut infernal. Les cases s'enchainent, et les mots - comme les maux - se font entendre sans avoir à être prononcés. L'emploi de la carte à gratter crée des jeux d'ombre - plus que de lumière- et met ainsi en relief l'esprit retors et diabolique des personnages. C'est aussi réussi sur le fond que sur la forme. Une vraie pépite à réserver aux lecteurs qui se délectent d'humour noir et d'histoires glaçantes.

 

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…aujourd’hui chez Stéphie

 

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15/20

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 06:26

http://www.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/23/82/album-cover-large-23827.jpgVoilà donc le moment tant attendu par moi, hein parce que vous j'imagine que vous vous en contrecarrez comme de votre premier slip où je chronique cette petite merveille...

 

Un peu d'histoire...

La mère de Séraphin, exploratrice et scientifique hors pair, est à la recherche de l'éther qui permettrait à l'Homme d'explorer l'espace. Mais voilà, elle disparait au cours d'une de ses expériences, emportant avec elle son journal. Quelques années plus tard, le père de Séraphin reçoit une lettre lui indiquant que le journal de sa femme a été retrouvé en Bavière. Il part, emmenant avec lui à l'insu de son plein gré son fils. Après un voyage riche en aventures, ils arrivent chez le roi Louis II de Bavière en personne : c'est lui qui a envoyé le mystérieux courrier. Le roi, mégalo et un peu haut perché, a décidé de reprendre la conquête de l'éther, en s'inspirant des travaux de la mère de Séraphin. Tous les trois décident donc de créer un vaisseau capable de partir à la conquête de l'espace...

 

Un peu d'avis...

Cet album qui réunit en fait trois petits formats parus sous forme de journaux, est une merveille visuelle. Le dessin à l'aquarelle - pas si utilisé que cela en BD - est un pur enchantement, il fait littéralement voyager le lecteur. Certaines planches sont d'une beauté qui relève véritablement de l'art. Avec ce genre de BD, l'appelation de "neuvième art" prend tout son sens. Mais si le dessin est sublime, l'histoire n'est pas en reste. Derrière le propos scientifique - cette recherche de l'éther qui a fait tourner bien des têtes au XIXe siècle - se cache une dimension historique non moins passionnante : le lecteur découvre ainsi le sombre et torturé Louis II de Bavière, sa relation très forte avec sa cousine, sa passion pour les quêtes toujours plus absolues, ses détracteurs et adversaires plus que nombreux...

Personnellement, il ne m'en fallait pas plus pour me faire complétement entrer dans l'histoire pas si imaginaire que l'on pourrait le croire. Alors bien sûr, cette BD flirte largement avec le steampunk, mais elle le fait de manière si fine que même les plus réfractaires au genre ne pourront, à mon avis, qu'adhérer. Au-delà de l'aspect scientifico-fantastico-aventureuse, cette BD est aussi une magnifique peinture - au sens propre comme au sens figuré - du mal-être des hommes de cette fin de siècle, de leur quête toujours plus absolue de pureté avec une interrogation de leur place dans l'univers qui commence à changer. 

On pourrait s'amuser à trouver les multiples références dont s'est inspiré Alex Alice et que de nombreux blogueurs ont déjà mentionné. Personnellement, je préfère me contenter de savourer pleinement cette BD sans chercher plus loin. Au-delà des références qui la nourrissent, je suis certaine qu'elle va en devenir une à elle toute seule de référence, cette BD.

 

Les avis de Stéphie, Yaneck, Leil, Mo

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…aujourd’hui chez Jacques

 

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15/20

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 13:04

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C'est plusieurs mois après tout le monde que j'ai découvert que la BD était encore un puits de beauté et de magie...

 

Un peu d'histoire...

Un matin, un petit bonhomme court sur pattes et un peu binoclard part en mer pour ce qui est son activité quotidienne : pêcher. Sa femme, une bigoudène bien robuste, lui a tout préparé pour que son périple se passe au mieux: une boite de sardines l'attend comme toujours dans son panier-repas. Mais voilà, sa pêche du jour ne pas se passer comme prévu et notre homme va se retrouver pris dans un gros chalutier. Sur le petit bateau, c'est le branle-bas de combat pour sortir de cette situation... Finalement le pêcheur décide de sortir le canot de sauvetage conçu pour une seule personne. Loyal et courageux, il cède la place au camarade pêcheur qui l'accompagne. Sur la côte, madame commence à s'impatienter : mais que fait son mari, lui si ponctuel d'ordinaire ? Bien vite, elle comprend qu'il sest passé quelque chose. Ce n'est que le début des problèmes pour notre pêcheur...

 

Un peu d'avis...

Une BD muette, voilà le défi que se sont lancés les deux créateurs d'Un océan d'amour. Le concept n'est pas nouveau, certes, on se souvient du sublime Là où vont nos pères et il y en a bien d'autres encore. Mais là, nous sommes dans un registre tout à fait différent puisque les deux auteurs ont misé sur l'aspect réaliste : pas facile sans intégrer une seule bulle, me direz-vous. Mais le pari est gagné, et de loin ! Cette BD est une petite merveille de poésie, d'émotion et d'humour. Car on pourrait gloser pendant des heures de l'aspect poétique de cette histoire entre deux héros banals qui partagent tous deux un sens de la loyauté inébranlable.

Ce couple, en apparence si mal assorti, l'est bel et bien en réalité : c'est un même coeur qu'ils partagent, si similaire, si entièrement dévoué à l'autre... Les retours en arrières permettent de découvrir ce couple qui fera tomber le lecteur un peu plus en amour de ces deux personnages. Jamais une BD n'aura aussi bien porté son nom ! D'autant que ces deux héros au coeur pur vont se retrouver aux prises avec les grands maux de notre époque : volonté de faire du profit avant tout, mépris de  l'Homme et de l'environnement, corruption à tous les étages... 

Mais ne vous fiez pas trop à ce que je vous dis... Car si les auteurs font passer un message assez difficile entre leurs planches, c'est bien dans l'humour qu'ils excellent ! Et faire rire seulement par l'image, autant vous dire que ce n'est pas simple. C'est peu dire si l'on n'avait pas remporté un tel pari depuis longtemps. Porté par un dessin à la fois tout en rondeur et en précision, Un océan d'amour est une réussite totale, une merveille à lire et à relire, à prêter et à offrir. 

Le petit plus : la couverture qui imite une boîte de sardines :  c'est à la fois drôle et bien réalisé.


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Les avis de Violette, Miss Alfie, Noukette et Mo

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…aujourd’hui chez Yaneck

 

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17/20

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 11:58

Pas beaucoup présente cette année doux euphémisme, j'ai quand même lu et découvert quelques pépites notamment en bande dessinée.  


http://www.bedetheque.com/media/Couvertures/Couv_141514.jpg Je, François Villon (tome 1) de Luigui Critone

Inspiré du roman de Teulé, cette adaptation est une tuerie, dans tous les sens du terme. Car l'enfance de Villon, placée sous le signe de la pendaison du père et du supplice enduré par sa mère, n'est pas de tout repos. Heureusement, le jeune François sera reucueilli par le chanoine Saint-Benoit qui l'envoie dans le meilleur collège de Paris.. Ce premier tome offre un récit virevoltant doublé d'une reconstitution géniale du Paris moyennâgeux. Une réussite. Le tome 2, déjà paru et lu, fera l'objet d'un billet ultérieur.

 

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http://www.avoir-alire.com/local/cache-vignettes/L200xH274/arton23974-04bb1.jpgLa Petite mort de Davy Mourier

Publiée en édition augmentée, La Petite mort de Mourier est une réussite totale : c'est à la fois doux et grinçant. La Petite Mort, c'est le "nom" du héros/héroine (je m'interroge encore sur son sexe) qui vit des jours heureux auprès de ses parents. Le hic ? Papa et Maman sont chargés de faucher les gens. Pas hyper fun comme boulot mais pourtant il faut bien le faire. En attendant de reprendre le flambeau, la Petite Mort va à l’école et essaie de se faire des amis, ce qui n'est pas tâche facile quand on a une réputation de la Mort jeudemotsàlacon. D'autant que la Petite Mort est plutôt atypique : il/elle veut devenir fleuriste. Le tome 2, tout aussi réussi, est aussi déjà paru.  

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 http://www.bedetheque.com/media/Couvertures/legendesdelagarde01_R_71200.jpg Légendes de la garde de David Petersen

Je découvre cette série des années après tout le monde.. Tant pis, j'assume mon côté novice et vous en parle donc tout de même. La Garde est chargée de protéger les souris des nombreux dangers auxquels elles doivent faire face. Au cours d'une patrouille lambda, trois gardes découvre qu'un complot est en train de voir le jour dans la ville de Barkstone. Bien vite, les choses tournent mal pour les gardes qui vont devoir faire preuve d'un courage sans bornes... Si le scénario de cette BD est réussi, c'est, je dois l'avouer, surtout l'aspect visuel qui m'a séduit. Une série à découvrir d'urgence.

 

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http://decitre.di-static.com/media/catalog/product/cache/1//475x500/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/3/0/2/0/9782302042988FS.gif Les Carnets de Cerise (tome 3) de Neyret/Chamblain

On ne présente plus Cerise cette petite fille qui observe les adultes avec une acuité souvent extraordinaire. Dans le tome 3, elle rencontre Sandra, une jeune femme qui a repris l'atelier de reliure de son père. Un peu mélancolique, Sandra semble hantée par les fantômes du passé. Afin de l'aider à y voir plus clair, Cerise commence une chasse au trésor qui risque bien d'étonner tout le monde, Sandra la première… Evidemment, j'adore cette série mais ce que j'ai particulièrement aimé dans ce tome-là, c'est l'atmopshère hivernale. Certaines planches sont un pure délice.  

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http://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/300x397/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782205072921_1_75.jpgLa passion de Dodin-Bouffant de Mathieu Burniat

Encore une BD inspiré d'un roman, cette fois-ci de Marcel Rouff qui a publié en 1924 La Vie et la Passion de Dodin-Bouffant, gourmet. Le récit s'ouvre sur un drame : la cuisinière du gastronome Dodin-Bouffant meurt brutalement. Il faut d'urgence la remplacer mais aucune des cuisinières qui viennent se proposer n'est à la hauteur de la précédente. Anéanti, Dodin-Bouffant commence à perdre son appétit pour la vie, rien ne semble parvenir à le consoler. Jusqu'au jour où une jeune femme va tout changer... Cette BD est une véritable ode à la vie tout simplement. On salive et on sourit à chaque page de ce récit délicieusement désuet.  

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http://decitre.di-static.com/media/catalog/product/cache/1/image/200x303/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/5/6/0/9782756024264FS.gif Coeur de pierre de Gauthier et Almanza

Coeur de pierre relate l'histoire d'un amour malheureux entre une petite fille au coeur d'artichaut et un garçon au coeur de pierre. Elle a beau lui offrir chaque jour une feuille de son coeur, le petit garçon la déchire. Bientôt, il ne reste plus rien du coeur de la petite fille qui se meurt littéralement d'amour. Qui pourra l'aider à retrouver son coeur ? Un récit poétique, beau, touchant et beaucoup plus profond que l'on pourrait le penser.

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Il me tarde de découvrir d'autres merveilles en 2015 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 22:00

http://img.over-blog.com/196x300/3/23/01/40/Bandes-dessinees/Daytripper.jpgVoilà un comics qui m'a littéralement emportée. Une vraie réussite. 

 

Un peu d'histoire...


Brás de Oliva Domingos est un jeune brésilien de 32 ans qui se rêverait écrivain. En attendant de pouvoir réaliser son rêve, il travaille dans un journal où il rédige les chroniques nécrologiques. Vaste programme... Evidemment, le jeune homme n'apprécie guère ce travail mais il lui permet de vivre dignement. Pour le reste, ses rêves sont malheureusement relégués dans un tiroir... Et si finalement, à force d'écrire sur la mort des autres, Brás avait oublié de vivre sa vie ? Pour le savoir, le lecteur va découvrir les multiples manières dont il aurait pu/pourrait mourir... 

 

Un peu d'avis... 

En apparence, le récit est décousu et anachronique décontenance le lecteur. En un mot, on se dit : c'est le bordel. Et finalement, on comprend vite de quoi il retourne, l'histoire de Brás se dessinant peu à peu. Certains "fils rouges" perdurent : sa rencontre avec LA femme, sa vie de jeune père, ses débuts d'écrivain, ses relations avec son père... La structure de chaque chapitre reste toujours la même : à la fin de chacun d'entre eux, il meurt. Et à ce niveau-là, les auteurs font preuve d'une remarquable variété. Le lecteur en vient à se dire que c'est finalement, très facile de mourir... 

Réflexion sur la mort, mais surtout - évidemment - sur la vie, sur le sens que nous lui donnons, à travers nos actes, nos choix. A la lecture de Daytripper, les questions taraudent le lecteur : Brás a-t-il réussi sa vie ? A-t-il fait les bons choix ? A quoi a-t-il dû renoncer pour arriver  à se réaliser ? La lecture de ce comics - qui prend clairement des allures de roman graphique -déroute le lecteur autant qu'elle le transporte. Résolument intelligent, Daytripper sait toucher le lecteur et faire mouche.

La raison principale de cette réussite tient sans doute au fait que les auteurs ont su doser émotion et réflexion. En effet, on ne tombe jamais dans le larmoyant, le bavard ou l'ennuyeux. A travers leurs brefs chapitres, les frères Bà Gabriel et Moon Fàbio  ont construit de manière quasi parfaite un univers à la fois dense et toujours sensible.   Il ressort de ces chapitres la substantifique moelle de la vie de Brás : une vie simple, banale mais qui nous enseigne des évidences oubliées, cachées peut-être. Le dessin  - éclatant et très riche - porte à merveille cette histoire aux relents de fable. 


 

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16/20

La Logo-BD-Mango-Noir-copie-1.jpg c'est chez Mango. 


 

Les avis de Noukette, Yaneck,  Jérome et Mo.

 

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 22:00

http://www.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/20/36/album-cover-large-20361.jpgC'est parti pour la nouveauté de Winshluss dans le cadre des partenariats de Price Minister dont... je n'ai pas entendu parler depuis l'envoi de la BD... Mais ça, c'est une autre histoire (si quelqu'un a des infos, d'ailleurs, je suis preneuse)...

 

Un peu d'histoire...

"Avant, il n'y avait rien, mais alors rien du tout, et puis soudain", Dieu - un cyclope un peu rondouillard- a décidé de créer la Terre. A grand renfort de parpaings, de plâtre et de peinture, le voilà qui crée une planète, des animaux, et un mec, Adam, "complètement foiré" selon lui. Le pire dans tout cela ? Dieu est contraint de se farcir des parties interminables de badminton pour occuper Adam qui se fait grave chier. Du coup, Dieu décide de lui fabriquer une pote, Eve, afin qu'Adam ne soit plus seul. Tout est au mieux dans le meilleur des mondes... C'était sans compter sur l'intervention d'un Serpent maléfique qui a décidé de faire fortune sur le dos de ces deux "hippies" en réalisant un film de boules. La gratuité de la fameuse pomme tentatrice achève de convaincre les deux abrutis qui ne tardent pas à se retrouver vedettes dans un film amateur des plus hard...

 

Un peu d'avis...

Winshluss s'attaque donc au livre sacré qu'est la Bible dans cette BD qui ne s'encombre pas de subtilité. Le trait lui-même est fort, puissant mais aussi tout en rondeur, ce qui permet de bien souligner la dimension caricaturale. Soyons clairs : on adorera cet album ou on le détestera... De toute évidence, vous savez déjà que j'ai adoré. De la Genèse en passant par le Déluge, Moise, Jésus, Jean-Paul II, Lourdes, c'est l'essence même de la religion catholique qui en prend pour son grade. Alors évidemment In God we trust n'a clairement pas la portée d'un Pinocchio : ce n'est pas un chef d'oeuvre. Mais il offre une vision décapante et délicieusement insolente de la religion et de ses fervents supporters. Ces derniers sont la cible de planches assez féroces, notamment celle qui met en scène un type moche et désespéré qui devient l'ami sur Facebook de Dieu. Suite à cela, et en échange de quelques deniers, il a la garantie d'aller au paradis. Mais tout ne va pas se passer pour lui comme prévu...

L'album est humoristique et fonctionne sans ligne scénaristique précise. Il présente différentes histoires - plus ou moins longues- qui sont entrecoupées de fausses pubs le lubrifiant anesthésiant pour "enculer les gamins en toute tranquilité" m'a tuée, des visions de l'Enfer qui se trouve évidemment sur Terre et de petites blagues pas toujours hyper poilantes, faut l'avouer... L'avantage ? On peut le dévorer par bribes, comme on le souhaite. L'inconvénient ? L'absence de scénario véritable pourra freiner certains lecteurs. 

 J'ai été ravie de retrouver la férocité de cet auteur... Pourtant l'originalité n'est pas forcément de mise et certains gags tombent même un peu à plat. On pourra ainsi regretter la bataille entre Superman et Dieu qui n'est pas - disons-le - très drôle ni très intéressante. Mais pour le reste, j'ai trouvé que c'était très réussi. Mention spéciale au personnage de Jésus sur lequel Winshluss déverse tout son fiel. Enfant né d'un coup d'un soir entre Dieu et Marie, le soi-disant messie se révèle complètement con. A cet égard, le récit de la Passion est absolument trucculent... Ne cessant de faire la déception de son père, Jésus va se retrouver au Ciel avec son papounet qui ne peut pas le souffrir... Evidemment si vous n'êtes pas comme moi - à savoir si vous avez plus de subtilité qu'un rat crevé - vous risquez de trouver cet album de fort mauvais goût. Personnellement, je l'ai trouvé jouissif.


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14/20

La Logo-BD-Mango-Noir-copie-1.jpg c'est chez Mango. 






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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 22:00

http://www.glenatbd.com/images/albums/9782723495578/9782723495578-L.jpgC'est parti pour le dernier tome de Mamette, une série sur laquelle je ne taris pas d'éloges, en général...


Un peu d'histoire...

Le temps passe pour Mamette. Tout le monde l'attend pour la fête suprise donnée en l'honneur de son 84 e anniversaire mais il semblerait que Mlle Pinsec ait oublié de lui transmettre le message. C'est que la vieillesse pour Mamette et ses amis commencent à se faire sentir... Désireuse de profiter de la vie au maximum, Mamette va se rendre compte que cela comporte quelques risques. Sa famille et ses amis vont alors l'aider à supporter du mieux qu'ils peuvent les épreuves de la vieillesse...

 

Un peu d'avis...

Je ne vais pas redire ici mon amour incommensurable pour cette série qui me transporte littéralement. Enfin plutôt si, je vais le redire. C'est mon blog, je fais ce que je veux merde ! L'histoire de Mamette est une merveille car son amour pour la vie, les autres, le monde, incroyable. N'étant jamais sûre qu'il y aura un lendemain, elle s'enchante d'un rien, de flocons de neige, de vieux souvenirs, d'un appareil photo. Elle profite simplement de la vie, dans ce que le mot "simple" recouvre de plus beau et de plus fort. On se rend vite compte que cette petite mamie n'a jamais perdu cette capacité d'émerveillement qui la caractérisait dans son enfance.

Car Mamette n'a, au final, jamais cessé d'être cette petite fille que l'on peut découvrir dans Les Souvenirs de Mamette. Il y a dans les pages de cette histoire une belle et grande leçon de vie qui nous est livré, mais jamais de manière sentencieuse. Nob distille au détour des pages cette envie, cette appétance pour la vie que nous avons tendance à oublier. Il enjoint le lecteur à suivre les papillons... Ces papillons que le plus souvent nous ne savons pas voir, nous feignons d'ignorer, nous craignons de rencontrer... Pourtant, ce sont bien en eux que semble résider le secret du bonheur.

Evidemment, le lecteur chiale comme un bébé tremble dans ce tome car Mamette rencontre un certain nombre de problèmes de santé. J'avoue que certaines planches m'ont tuée ma race. Mais étrangement, à 84 ans, Mamette ne m'a jamais paru aussi jeune. Qu'il y ait beaucoup à apprendre d'elle, cela ne fait aucun doute... Chaque tome est une bulle d'amour et de vie. Mais quid de son entourage ? C'est par un heureux hasard que Mamette va se découvrir une envie d'écrire. Et si finalement, Mamette était un écrivain ? C'est sur cette interrogation que se termine cet opus qui, vous l'avez deviné, m'a encore une fois émerveillée. Mamette a pris mon coeur, mon âme, ma vie, mon tout.

 

En un mot, Mamette, c'est moi. 

 

Enfin, en vachement mieux.

 

       

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20/20

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Les avis de La petite chocolatine et Jérome.

 

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 23:00

http://p5.storage.canalblog.com/52/57/377445/93061778.jpg C'est parti pour la découverte d'une série culte...

Un peu d'histoire...

Durant la seconde guerre mondiale, un soldat allemand, Henrich Augsburg meurt sur le front russe. Il arrive à Résurrection, un monde infernal, de feu et de sang, où règne le chaos. C'est dans ce monde basé sur l'inversion - les êtres y rajeunissent au lieu d'y vieillir- qu'il rencontre Otto, un puissant vampire qui le prend sous sa coupe et le fait chevalier vampire sous le nom de Requiem. Grâce à Otto, Henrich espère bien retrouver la femme qu'il aime, Rebecca qui se trouve apparemment à Résurrection...

 

Un peu d'avis...

Avec ce genre de BD, l'avis est forcément radical : soit on aime, soit on déteste. Personnellement, j'ai détesté. L'histoire fantastique tendance gothasse m'a laissée complètement froide. La découverte de Résurrection, la description de ce monde, de ses créatures fantastiques - bref toute la mythologie mise en place - ne m'a pas franchement passionnée. C'est tout simplement trop pour moi: trop goth, trop hystérique et même franchement - trop putassier- dans son ensemble. Le résultat ? Je me suis endormie avant la moitié de la BD, bercé par le doux ronron d'une histoire qui n'a pas du tout su me parler. 

Alors évidemment le héros est un très très gros con vilain,  ce qui n'a pas été pour arranger les choses. Vous allez me rétorquer, c'est normal, c'est le point de départ de l'histoire : un connard de nazi est propulsé en enfer. D'accord. Mais, de ce fait, ses petits malheurs, sa recherche de l'amour perdu entre autres, et bien, personnellement, je m'en fous moque éperdument. Encore s'il était drole... Mais pas vraiment. Non pas que la BD ne se veuille pas humoristique, voire cynique par moments, mais disons que cela ne m'a pas fait taper le cul par terre  touché.

Et pourtant le dessin est sublissime: le lecteur est époustouflé à chaque page. Il faut être honnête à ce niveau-là :certaines d'entre elles mettent en place de véritables tableaux. Stupéfiant visuellement, Requiem Chevalier Vampire n'a pas su m'emporter dans son monde. Comme quoi, il ne faut pas miser que sur l'esthétique... Parce que niveau scénario, même si je ne suis pas amatrice du genre, on sent déjà quelques faiblesses. Dès le premier tome, le scénariste doit emporter son lecteur, le faire adhérer au monde qu'il met en place. Or on peine à savoir où il veut en venir : racheter son nazi de personnage par le salut de l'amour ?  Nous dépeindre une guerre de créatures infernales et autres vampires pas gentils ? Faire de son héros une sorte de Néo-HarryPotter-Frodon aka "un élu capable de sauver les êtres de ce monde terrible" ?

Dans tous les cas, l'originalité scénaristique n'est pas de mise... Ce qui vaut pour le dessin ne l'est pas - hélas - pour l'histoire. La lecture des tomes suivants se fera donc sans moi car c'est beau mais putain, qu'est-ce que c'est chiant...    

 

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09/20

La Logo-BD-Mango-Noir-copie-1.jpg c'est chez Mango. 


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