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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 13:28

une-education-Hornby

J’aime d’amour Nick Hornby depuis que j’ai lu Haute Fidélité il y a déjà de cela quelques années. Ici Une éducation n’estpas  son nouveau roman (c’est Juliet Naked que je n’ai pas lu), mais le scénario d’un film (que je n’ai pas vu… non plus...).

 

Un peu d’histoire…

Une éducation raconte un épisode de la vie d’une jeune anglaise, Jenny,  âgée de seize ans, qui rêve d’intégrer Oxford dans les années 60. Petite fille modèle à fort potentiel « nerd », Jenny passe son temps à bucher son latin, jouer du violoncelle et à lire. Cette jeune fille en fleur se remarque par sa redoutable intelligence. Mais Jenny est-elle satisfaite de cette vie étriquée et contrôlée de près par ses parents ? Pas vraiment. Elle rêve de s’affranchir de tout cela, comme par exemple de jouer du violoncelle seule et non plus dans un orchestre. Vous l’avez compris, Jenny est une vraie rebelle, comme on n’en fait plus. Ses parents veulent lui faire intégrer Oxford et la poussent au résultat constamment. La jeune fille, elle, a seize ans et voudrait bien s’amuser un peu. C’est ce qu’elle va pouvoir faire avec David, un homme plus âgé, visiblement très riche qu’elle rencontre par hasard. Amusant, charmeur et libidineux, il se met à  faire la courre à la jeune fille. Et quand David se met en quête d’obtenir les faveurs d’une fille, il me manque pas d’imagination. Tout est bon pour conquérir la belle (et ses parents, au passage) : dîners dans les meilleurs restaurants, sorties dans les clubs, cadeaux onéreux et week-end à Paris. Avec lui, Jenny découvre un monde facile, amusant où l’on peut s’exprimer et parler d’art, la passion de David. Ca la change de son idiot de père et de sa nunuche de mère ! Mais évidemment, ce prince charmant-gendre idéal va révèler au fil du scénario une personnalité beaucoup moins lisse qu’il n’y parait. David est un vendeur de rêves et c'est en cela qu'il est dangereux. Jenny, très éprise, va donc devoir faire un choix crucial : aller à l’université ou se marier ?

 

Un peu d’avis…

Le lecteur, amoureux de la jeune Jenny, se laisse emporter par l’histoire de son « éducation » (dans tous les sens du terme). Cette jeune femme est un pur produit des années 60 avant Beatles et donc avant la révolution sociale, sexuelle et  intellectuelle. Mais on perçoit déjà chez cette jeune femme les changements à venir. Intelligente et cultivée, Jenny veut avant tout être libre... Pas facile dans une société où la femme passe de carcan en carcan : celui de ses parents, puis celui de son mari. Penser par soi-même, vivre pour soi-même, parler en son nom sont impossibles pour la jeune Jenny. Il faudra toute la subtilité de David pour la défaire de ses parents benêts mais touchants malgré tout. Mais la jeune fille, trop absorbée par sa nouvelle vie passionnante, ne voit pas la toile se resserrer autour d’elle... 

Si les personnages- Jenny en tête- sont touchants, le scénario n’est pas très original. Il aura toutefois le mérite de nous replonger dans une époque qui paraît tellement lointaine…mais qui ne l’est pas tant que ça ! Et on  en admire d'autant plus les femmes qui se sont battues pour que la situation des femmes évolue. Dans le scénario, ces femmes sont incarnées par le professeure de Jenny qui ne cesse de la mettre en garde contre elle-même et ses mauvais choix. A contrario, l'attitude écoeurante des parents de la jeune fille est à bien des égards représentative de l'esprit de l'époque. 

Hornby, et c'est un peu sa marque de fabrique, alterne avec brio les considérations graves et les moments légers. L'humour est donc assez présent, notamment avec les personnages des parents de Jenny et avec la scène culte de la banane...Cet humour apporte une certaine légèreté à cette histoire au demeurant bien amère. A l'image de Jenny, le scénario ne tombe jamais dans le larmoyant ou la pure comédie. On est toujours entre les deux et c'est ce qui fait tout l'intérêt de ce scénario: il me tarde maintenant de voir le film !

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commentaires

Noukette 05/08/2010 14:46



je crois que j'ai Haute fidélité planqué quelque part dans ma bibliothèque ! va falloir que le le déterre de là ! ;)



Sara 05/08/2010 14:56



Haute Fidélité est un livre que j'adore, assez touchant. Il a été d'ailleurs adapté au cinéma et c'est plutôt réussi. 



lili 06/07/2010 21:49



c'est un titre qui me branche bien, ça pour cet été ... Hop dans ma LAL !



Sara 06/07/2010 22:46



Il est effectivement parfait pour l'été !



Dolly 04/07/2010 22:19



Voilà un livre que ma soeur m'a prêté il y a un mois, ton billet m'y fait penser, il faut donc que je le lise !



Sara 06/07/2010 22:46



Bonne lecture Dolly  



irrégulière 04/07/2010 16:46



ça a l'air sympa et susceptible de me plaire, je note !



Sara 04/07/2010 22:03



Il est vraiment sympa ! Le film doit l'être aussi, je pense le voir très prochainement. 



Kikine 03/07/2010 22:00



Toujours pas lu Hornby mais je vais le faire pour une lecture commune le 1er août et j'ai bien hâte ! Je note ce titre aussi



Sara 04/07/2010 22:03



Nick Hornby est génial: il faut commencer par Haute Fidélité, un pur régal !