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  • : Les livres de Sara
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J'en suis...

 

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 11:56

Texte A  

http://www.livredepoche.com/sites/default/files/styles/cover_book_focus/public/media/imgArticle/LGFLIVREDEPOCHE/2012/9782253164265-T.jpgLorsque j'ai commencé Rien ne s'oppose à la nuit, je ne savais pas à quoi m'attendre. De ce livre, j'avais vaguement compris qu'il était une autobiographie, genre qui m'indispose autant qu'il m'indiffère. Mais j'aime les livres de Delphine de Vigan: ils ne sont pas forcément très bien écrits, pas forcément très beaux mais il rèsonne en moi.

 

Un peu d'histoire...

De sa naissance à aujourd'hui, l'auteure retrace  la vie de sa mère à l'aide de divers témoignages de proches. Moins qu'une autobiographie classique, il s'agit avant tout de saisir, comprendre, entendre une personnalité pour le moins atypique. Ce récit est aussi le regard d'une enfant sur sa mère: un regard plein de ressentiments mais aussi d'amour...     

 

Un peu d'avis...

Le début fut fort laborieux, j'ai détesté l'ambiance "vieille famille française" qui se dégage des premières pages: le père autoritaire, les enfants à la chaine, et la mère effacée qui porte ce beau monde à bout de bras. Les premiers drames ne m'ont pas émue et j'avais hâte que tout cela se finisse. De Vigan prend le temps de poser l'atmosphère et elle a sans doute raison, mais tout cela sent la naphtaline et ça me donne envie de vomir. La suite du livre me donnera raison de vouloir vomir: il y a quelque chose de pourri dans cette famille... La figure du père notamment, mérite à elle seule l'écoeurement.

Ainsi, De Vigan n'est pas neutre. Jamais. Même pas quand elle s'attarde sur sa propre mère : une petite fille discrète, réservée mais lumineuse. D'ailleurs, elle s'appelle Lucile. La lumière en somme. Et là le récit prend une autre tournure : il devient passionnant. Pourtant, je connais déjà tout de Lucile : ses symptômes, ses crises, son diagnostic... Un  univers trop familier. Alors, au détour d'une situation, d'une phrase, on retrouve ce vécu, cette peur, ces larmes, mais aussi ces rires,  cette joie.  Lucile ne voit pas le monde comme les autres, ni avec les yeux des autres. Elle a son propre regard, sa propre vision. Poétique mais dévastratice aussi. Cet univers personnel qu'elle s'est créé, ses démons familiers, la narratrice va devoir apprendre à les connaitre, à les apprivoiser même. Pas facile, surtout quand on est enfant.

J'ai été véritablement happée par la plume de De Vigan qui se fait ici véritablement conteuse.Elle parvient à nous emmener avec elle dans un univers romanesque déjà ultra balisé (le roman de la mère...) et en cela, c'est déjà une réussite.   Certaines pages sont déchirantes, sans pour autant tomber dans les platitudes ni les clichés. Un livre pas original du tout mais tout simplement juste. 

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commentaires

cristie 20/04/2013 22:36


Il est dans ma PAL. J'ai hâte !

Noukette 16/04/2013 23:55


Il m'attend depuis sa sortie... Je ne sais pas pourquoi mais il me fait un peu peur...

dan 14/04/2013 11:38


Je nepnse qu'on ne peut y rester indifférent... Perso c'est un roman que je n'oublierai pas!

lasardine 13/04/2013 21:02


il m'avait marquée ce livre!!


je me suis fait la même réflexion que Leiloona ^^

Leiloona 13/04/2013 14:40


Ce qui m'étonne avec ce bouquin, c'est qu'il parle à tout le monde ... il résonne chez de nombreuses personnes, et pas forcément pour les mêmes raisons. Est-ce une caractéristique d'un grand
livre ?