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  • : Les livres de Sara
  • : De la lecture, du second degré, et parfois de la littérature !
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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:03

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ_aUl9ytgQvbRziSHsogP8l2dErZA4sPThg6SdqwkRpHZqnL2tRgIl y a des livres que l'on adore ou que l'on déteste... Pour moi, ce fut clair. 

Un peu d'histoire...

C'est l'histoire grotesque de Jim  un "cow-boy qui flotte au-dessus des périphériques" LOL qui rencontre Lou, aussitôt rebaptisée "baby lou". re-LOL. Jim, un parisien, bosse au vidéo club et rêve sa vie comme un film américain. Lou, elle, se débat avec une mère complètement cinglée et rêve de tourner dans des clips pour passer sur M6. En attendant de voir leurs rêves de gloire se réaliser, ils vivent dans une zone industrielle qui sent les vieux relans de Pizza-Hut. Finalement, Jim enlève la belle et les voilà partis dans un road-trip qui va les mener de Buffallo Grill en hôtel pourris....

  

Un peu d'avis...

Ce livre a un avantage considérable : il se lit très vite même si je l'ai arrêté avant la fin, faut pas non plus déconner ! L'histoire avait pourtant tout pour me plaire : deux personnages un peu nazes sur les bords, des rêves de pacotilles d'une génération inculte, avec la misère sociale en toile de fonds. Le problème est que Sacha Sperling, avec son écriture putassière au possible, enlève tout intérêt au livre. En voulant se la jouer "hype", Sperling tue son livre qui ne cesse de susciter raillerie et agacement. Il voulait écrire un truc "nouveau", "résolument cool", il n'a réussi qu'à écrire une daube un mauvais livre... 

Le style du récit montre que l'auteur souhaite s'inscrire dans celui des auteurs américains ultra contemporains. L'écriture se veut décousue; les propos se font en discontinue; la ponctuation aléatoire place le vide au centre de tout. Parfait. Sauf que n'est pas Ellis qui veut. L'abondance d'adjectifs et d'images stupides ruinent les efforts de Sperling pour rendre son histoire dense. Ce n'est plus le style qui déconcerte le lecteur mais le ridicule qui suinte à chaque page. En effet, à force de vouloir faire des effets de style à tout-va, Sperling rend son récit artificiel au possible. On peut se demander si c'est voulu ou pas... Pour moi, c'est clairement : ou pas.

Au final, le récit semble écrit par un ado mal dégrossi qui s'est rêvé écrivain après la lecture de Moins que zero, découvert entre deux tomes de la rétrospective du Journal de Mickey. Pour un peu, le récit en deviendrait même touchant, tant la naiveté, la candeur de son auteur éclate à chaque page. Mais ne mettons pas non plus tout sur le dos de la jeunesse de Sperling... C'est avant tout l'absence de choses à dire qui domine ce récit. Les "baby" et autres tournures de langage "beauf'- répétés dix fois par pages- enlèvent à ce roman une crédibilité qui déjà lui faisait défaut au départ. Personne - pas même le plus plouc des ploucs- ne parle comme cela. Et c'est peut-être là où pèche le plus le livre: Sperling nous parle d'un monde dont de toute évidence, il ignore tout. Sa description de deux jeunes adultes complètement à l'ouest tendance "beaufsdopésàlaTVetaunéant" vire au carnage. Aussi, pendant que les personnages cherchent un sens à leur vie, le lecteur, lui, cherche vite la fin du livre. 

 

 

 Bêtisier

* "Qu'est-ce que t'en penses ?

J'en pense rien.

 

*  Lou est une sirène qui croque les bad boys sur du R'n'B chamallow.

 

*  Tu veux qu'on s'engueule ?

Non

Tu veux qu'on se tape ?

Pourquoi t'es toujours obligé de faire le bandit ?

Parce que t'adores ça.

Ca change rien.

 

*Baby, arrête de bad tripper. Je préfère quand tu fais des bulles avec son malabar. 

 

* Quand Lou est triste, ses deux yeux sont comme deux fusées de détresse. 

 

* Jim était comme le centre d'une planète fabuleuse, pleine de symboles indéchiffrables. Lou s'est retrouvée prisonnière , en orbite autour du noyau atomique.  

 

* Quand ils arrivent sur la plage, l’orage s’est arrêté. Le soleil est comme un impact de balle. Le sang coule le long de l’horizon. Ils s’assoient sur le sable humide, se serrent dans les bras, s’oublient dans l’observation du soleil qui disparaît. Pas de rayon vert. Pas d’apocalypse. Il dit:

 - C’est rien un océan à traverser.


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commentaires

titoulematou 04/01/2014 11:25


Bonjour,


Je découvre votre blog et il me plait bien.


J'ai lu le dernier livre de cet auteur , sur le conseil d'une lectrice de la médiathèque. J'ai trouvé les mêmes gros défauts dans " j'ai perdu tout ce que j'aime".Pour moi l'auteur s'écoute
écrire.. on a du texte, du texte ... mais j'ai du me forcer pour arriver à la fin. Pauvre p'tit garçon riche je dirai!!!!!!!!!!!!!!!


 

Cess 23/10/2013 15:37


Je deteste ces livres où les auteurs racontent la vie d'adolescents et se sentent obligés d'en rajouter -niveau langage "djeuns"- à tel point que ça en devient dérangant tant ce n'est pas
crédible. Comme tu le dis si bien "même le plus plouc des ploucs ne parlent pas comme ça."
J'ai en tout cas particulièrement a-do-ré le "baby arrête de bad triper" :-)


Dois-je mentionner que je ne lirai pas cette pépite ? 

jerome 20/10/2013 20:11


Comme tu dois, c'est clair. Passons vite notre chemin, merci de t'être dévouée^^

Sara 20/10/2013 21:10



Mais je t'en prie ! Ecrire des billets sur des croutes est un plaisir dont je ne me lasse pas.



Mango 20/10/2013 19:36


Je passe au large alors. je l'ai vu à la télé et j'avais été tentée un moment de lire son dernier livre mais finalement il n'avait pas grand chose à dire si ce n'est qu'en effet il aimait les
auteurs américains style Bret Easton Ellis! Apparemment, il en est encore loin! 

Sara 20/10/2013 21:09



On en est très très loin ! 



Caro Bleue Violette 20/10/2013 13:43


Jamais lu Sperling et jamais eu envie, et ce n'est pas ton avis qui va me la donner, mouarf. Je me souviens qu'on parlait de lui partout comme une sorte de prodige quand il a sorti son premier
bouquin...Hum, avoir des parents célèbres aide manifestement au côté "prodigieux" :P   


J'adore la précision du "ses deux yeux sont comme deux fusées de détresse", c'est important de préciser que la fille en a deux,  au cas où penserait que c'est une cyclope, on ne sait
jamais...


 


 

Sara 20/10/2013 21:09



Oui c'est clair que l'influence de ses géniteurs a sans doute joué un role dans l'avèneement de ce jeune écrivaillon promu génie du jour au lendemain.