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J'en suis...

 

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 22:00

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSptrRRx5L3JlwCnBNbyq_cklGaWo6ThyCSEEOExqLf88y0IPQMLe Repas des fauves était un film, puis c'est devenu une pièce de théâtre qui remporte un joli succès depuis déjà plusieurs années.  Quand je suis tombée sur l'adaptation, je n'ai donc pas hesité une seconde...


Un peu d'histoire...

1942, en pleine occupation allemande. Victor, un libraire, a organisé une fête d'anniversaire pour sa femme, Sophie. Parmi les invites : André l'aveugle le docteur, Vincent, Françoise qui vient de perdre son mari à la guerre. Tout ce petit monde est bien joyeux : certains ont trouvé du champagne, d'autres offrent des raretés comme des paires de bas... Soudain après un repas animé, des coups de feux retentissent dehors, bientôt un soldat allemand vient frapper chez Victor et Sophie pour leur annoncer que deux soldats allemands viennent d'être tués en bas de l'immeuble. Le coupable est en fuite... Lassée de ces attentats intempestifs, la Gestapo a mis en place une règle stricte : ils doivent prendre des otages en signe de représailles. Ils ont décidé d'en prendre dix dans l'immeuble, soit deux par appartement. Mais comme le soldat connait Victor, à qui il achète des livres, il lui donne la possibilité de choisir lui-même les deux otages parmi ses invités. Une longue soirée commence.... 

 

Un peu d'histoire...
Cette pièce est en somme une réussite d'un bout à l'autre. Certes le huis-clos - lieu ultra commun au théâtre- est encore une fois de mise mais il donne lieu à un joyeux bordel assez jouissif. Evidemment on comprend assez vite ce qui se joue au coeur de la pièce. La situation -par définition tragique- va révéler les facettes sombres, les desseins secrets et les terrifiantes bassesses de chacun des personnages. Car s'ils se cachent des proches de la Resistance dans ce cercle d'amis, d'autres sont proches des collaborateurs. Et il suffit d'une allumette - à savoir la prise d'otages - pour que tout s'embrase. Un jeu ou chacun va tenter de duper l'autre tout en se révélant... A ce titre, on décerne une mention spéciale à Victor, probablement le plus terrible des personnages dans sa médiocrité assumée et presque décomplexée. Au final il n'y a pas de héros dans cette pièce car pas de véritable choix à faire : tous choisissent la vie. La leur évidemment. J'ai trouvé la toute fin un peu facile, même si elle fait - au final - totalement sens. Dans cet univers individualiste, où personne ne croit en rien, ne défend rien, il faut simplement laisser faire le destin. Ou presque. 

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commentaires

Natiora 21/08/2013 18:53


Typiquement le genre d'histoires que j'aime, j'adore les huis clos ! Il faudra que je me trouve le film...