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  • : Les livres de Sara
  • : De la lecture, du second degré, et parfois de la littérature !
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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 22:00

Pour mon premier rendez-vous "le premier mardi c'est permis" initié par ma copine Stéphie, je vous présente un recueil d'histoires vraies. 

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images-copie-3Chuck Palahniuk, écrivain héroique de Fight Club et autres ovnis littéraires, a publié un receuil d'histoires vraies, recueillies au cours de son périple au travers des USA. Il les a scrupuleusement notifiées pour nous livrer ce festival de grand n'importe quoi...

 

Un peu de deux en un : histoire et avis.... rrhhoo ça va, hein, ce sont les vacances après tout !

Il est difficile de résumer ce recueil de nouvelles, d'autant que trop en dévoiler gâterait le plaisir de les découvrir. Dans ces nouvelles, l'auteur nous montre -non sans joie- l'envers des Etats-Unis: exit l'Amérique "yes we can" de Barak Obama, "rise and fall and rise" de Britney Spears, "adopt all the children of the word" de Brad Pitt et Angélina Jolie, "my vampires don't fuck but glitter" de Stephenie Meyer, "I am a teen fucker and everybody don't care" de Madonna, "rich nerd without friends" de Mark Zuckerberg, "I love myself because I'm the best" de Daniel Radcliffe,  "fuck me I'm rich" de DSK !  Ici le lecteur découvre ce que l'Amérique tente de cacher au reste du monde, sans y parvenir complètement d'ailleurs  ainsi qu'on peut le voir dans les films de genre tel Texas Chainsaw : ses freaks les plus azimutés. 

Le recueil s'organise en trois parties, la première offrant le portrait de différents groupes s'adonnant au même hobby/métier/suçage de boules. La première nouvelle donne son titre au livre et présente le "festival de la couille" se déroulant dans une petite ville du fin fond de l'Ouest où chacun vient s'exhiber sur une scène en train de se lécher faire des cunilingus, de se branler pratiquer l'onanisme, de se sucer faire des fellations, et bien sûr de baiser avoir des relations sexuelles dans différentes positions. L'objectif ? Se donner en spectacle, repousser ses limites, mais surtout se faire plaisir faire la nique aux prudes ! Dans un style très cru limite viandard  qui met bien  en avant l'ambiance "somewhere over the big balls" du festival, cette nouvelle totally fucked-up donne la tonalité du recueil: le lecteur va être propulsé dans une Amérique qui fait peur et découvrir des personnalités plus  décomplexées du slip barrées les unes que les autres.

Dans cette même partie, on découvre comme autre pépite - la nouvelle "Vous êtes ici" -qui évoque un grand rassemblement où des apprentis écrivains viennent présenter en sept minutes chrono leurs idées de roman ou de scénario à des professionnels. Ce "speed dating" dédié aux écrivains en herbe donne lieu à des moments cultes car certains d'entre eux présentent des projets complètement loufoques ou -au contraire- dignes d'une tragédie grecque. Cette nouvelle est l'occasion pour Palahniuk de livrer quelques unes de ses réflexion sur la littérature et notamment sur son rapport avec la vie réelle: pour lui l'auteur ne doit absolument pas raconter sa propre vie, sous peine d'être ridicule ou ennuyeux. Dans "Ma vie de chien", on fait connaissance avec des gravos de chez gravos gens qui aiment se déguiser en animaux pendant une journée entière. Ils se promènent ainsi vêtus dans la ville sans prononcer un mot, suscitant les commentaires stupéfaits voire salassses des passants. L'expérience se veut à la fois sociologique et humaine mais personnellement elle me fait vraiment flipper car tout le monde sait combien j'ai peur des gros malades qui se déguisent comme à Disneyland par exemple.

D'autres nouvelles sont tout aussi savoureuses telles "C'est de là que vient la viande" qui présente des amateurs de lutte qui se vouent corps et âme à leur passion, quitte à en crever. Palahniuk adopte un regard touchant sur ces lutteurs qui sont à la base tous un peu perdus mais qui, grâce à ce sport, se donnent un but qui les amène sans arrêt à se dépasser. La lutte devient un catalyseur de mauvaises ondes et donne envie de se mettre à ce sport qui me permettrait de démonter la tête de mes élèves coriaces les doigts dans le nez. "Démolition" permet de rencontrer des afficionados du combat absolument consternant tellement "j'y crois pas que ces gens n'aient rien d'autre à foutre dans leur vie" de moissonneuses-batteuses et "Sardines humaines" nous plonge en immersion dans une expédition en sous-marin nucléaire.

La deuxième partie du recueil se concentre sur des entretiens que Palahniuk a eu avec certaines personnalités hors normes dont quelques unes sont célèbres comme Marilyn Manson ou Juliette Lewis. Cette dernière se confie à propos de sa carrière, de ses choix de films, de son mariage dans un foutrac d'idées qui vont du féminisme à la scientologie. Damned ! Lewis entretient son personnage de crack head fille complètement disjonctée à l'ouest, un peu agaçante par moments. Quant à Manson, il apparait comme toujours sympathique et surtout sain d'esprit. Non, je ne déconne pas ! Dans son grenier, le chanteur se tire les cartes et livre à chacun de ses tirages des réflexions personnelles. On en apprend ainsi beaucoup sur sa famille composée,comme vous pouvez le deviner, de gros tarés en puissance, l'origine de son look de toujours de très bon goût, sa grande timidité il se foutrait pas un peu de nous le Manson, là ? Ou alors il a pompé cette idée chez Mylène Farmer?, son sentiment d'injustice lorsque Clinton l'a impliqué dans le massacre de Colombine alors que les deux jeunes tueurs n'écoutaient même pas Marylin Manson signe de leur bon goût...En plus, (mode admiration on) ils savaient fabriquer des bombes ! (mode admiration off) 

La dernière partie du recueil évoque l'expérience de Palahniuk à Hollywood au moment du tournage de Fight Club: des souvenirs personnels liés à la parution du film, son arrivée à Hollywood où Palahniuk est plus ridicule que jamais, les lèvres si charnues (soupir de béatitude) de Brad Pitt et surtout l'origine de ce roman qui -à la base- est issu de son imagination pure mais aussi de sa propre vie et de celles de ses amis. Au final, Palahniuk  livre un recueil de nouvelles aussi dingues qu'instructives dans un style précis, concis mais tout de même pas extraordinaire, il faut bien le dire. On est davantage proche du journalisme que de l'écriture littéraire. Pour autant, cela ne gâche rien et il y a fort à parier que le lecteur en apprendra beaucoup sur cette Amérique honnie mais toujours hilarante !

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commentaires

Stephie 13/07/2011 11:08



Mon Dieu, cette couverture...



Sara 21/07/2011 23:10



Oui, hein... A l'image du contenu : de très mauvais gout mais franchement, c'est bon !



Noukette 11/07/2011 20:09



Ca a l'air bien barré encore cette affaire là ! ;-)



Sara 11/07/2011 22:31



Complètement !!!! 



Manu 10/07/2011 10:40



La première partie est intéressante. Les deux autres un peu moins je dirais. Marre de voir Manson se faire passer pour cet homme si malin. Ben oui, c'est un bussiness man, c'est tout. D'ailleurs,
il devient quoi?



Sara 11/07/2011 22:25



Bonne question...A mon avis, il va pas tarder à nous pondre un énième album moisi. Dommage car je l'aime bien, moi Manson. Mais sa musique n'est plus à la hauteur... 



Violette 09/07/2011 14:59



whouhh, quel titre :))



Sara 09/07/2011 15:41



Tu m'étonnes !!! 



lili 06/07/2011 09:06



han, comme ça a l'air bien !!! en plus, ce sont des nouvelles, je note parce que c'est parfait pour mon challenge "donnez moi des nouvelles" ! j'adore le titre et l'illustration !



Sara 06/07/2011 11:18



Je ne l'ai pas compté dans ton challenge nouvelles car ce sont des histoires vraies. On est davantage proche du style journalistique. Mais le titre et l'illustration donnent effectivement un bon
avant-gout de ce livre que j'ai beaucoup aimé !