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  • : De la lecture, du second degré, et parfois de la littérature !
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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 07:29

97822262297171.jpgC'est reparti pour la rentrée littéraire avec ce petit roman que j'ai découvert grâce aux Chroniques de la Rentrée Littéraire 

 

 

Un peu d'histoire...

Paris, dans les années 60. Laure, la narratrice, est une jeune fille âgée de douze ans qui fait une tentative de suicide : elle prend des somnifères et part à l'école. Docilement, elle attend toute la matinée le moment où elle va s'effondrer, avec une angoisse teintée de soulagement. Elle finit par s'endormir à l'infirmerie où sa mère ne tarde pas à venir la récupérer. Une fois chez elle, Laure attend patiemment la mort, jusqu'au moment où son entourage comprend ce qui se trame...un peu tard. La jeune fille est alors prise en charge par le médecin de famille et se réveille quelques heures plus tard à l'hôpital. C'est là que Laure revient sur cet acte tragique qui a pris sa naissance - comme c'est souvent le cas - sur un malentendu...

Un peu d'avis...

C'est un roman très court, dont la lecture, très fluide, prend une heure... ce qui fut déjà bien trop long pour moi. Pourtant l’on ne peut douter de la sincérité de l’auteur dans sa volonté de peindre les affres de l’adolescent, mais l'ensemble reste très mignon -comprenez mièvre- et se révèle finalement peu intéressant. En le publiant dans une collection adulte, la maison d'édition s'est trompée tout simplement de public car ce récit me parait clairement destiné aux adolescents. Mon jugement aurait d'ailleurs été tout autre si cela avait été le cas. L'écriture est donc très accessible -doux euphémisme- avec un vocabulaire et des tournures de phrases très simples, sans doute pour respecter le parti-pris narratologique. Parfait. Mais le lecteur doit-il vraiment s'extasier sur le fait qu'un auteur sache écrire comme une enfant de douze ans ? Pas vraiment. Soyons honnête tout de même car l'écriture de Michèle Halberstadt est très nettement supérieure à celle d'un enfant de cet âge ce qui est rassurant pour elle et toute sa famille. Mais globalement, l’écriture m'a paru plate, sans réelle tenue, limite pauvre.

Les premières pages, où le lecteur est immergé dans la tête de cette jeune fille qui a décidé de mourir, étaient pourtant prometteuses. En effet, cette tentative de suicide n'est pas présentée comme un appel au secours, mais comme un acte réfléchi dont l'issue ne peut être que fatal. Intrigué par ce début percutant, le lecteur s'attend à être plongé au cœur du marasme indéfinissable qu’est l'adolescence, à découvrir les turpitudes d'une jeune fille visiblement perturbée, à être pris dans une avalanche de sentiments contradictoires, exacerbés, violents... Et c'est pile à ce moment-là que le roman choisit de devenir aussi passionnant qu'un épisode de L'Instit. En effet, il tourne très rapidement à la chronique familiale gentillette, avec en prime tous les lieux communs d'usage : la mort du papy chéri, le père absent, la sœur tellement plus belle et brillante, la mère indifférente...Si vous baillez d'ennui, ne vous inquiétez pas, c'est normal. 

Les années 60 sont présentes en filigrane là où on aurait aimé les voir revivre, mais l'auteur n'étant pas avide de descriptions, le lecteur les devine derrière quelques allusions sans pour autant s'y retrouver plongé. Non mais tu t'es cru dans Mad Men ou quoi ? L'auteur choisit sans doute par ce biais de rendre son propos universel mais manque son but: maint fois rebattu, il peine à toucher le lecteur. Pourtant l'héroïne, avec sa volonté de s'effacer, son deuil impossible, sa grande solitude, aurait mérité de gagner le cœur des lecteurs. Mais son histoire, sa souffrance, sentent le réchauffé, le lecteur devinant depuis la page 8 que dans ce petit canard sommeille un cygne. Et effectivement, il ne va pas tarder à se retrouver à lire un récit de résurrection là où il pensait découvrir simplement le mal de vivre d'une adolescente. Il faut croire que dans ce monde il ne peut y avoir de souffrance sans une fin heureuse à la clé et ce n’est pas DSK qui contredirait l’auteur. Tout cela me paraît franchement bien naïf et surtout d’un ennui mortel. La Petite s’impose comme un récit que l’on a dû lire au bas mot quarante mille fois, et la plupart du temps avec beaucoup plus de style. Voilà un roman qui donnera probablement au lecteur âgé de plus de seize ans l'envie de se suicider au Destop... C'est ce qu'on appelle l'ironie tragique.  

 

 

Livre lu dans le cadre desChroniques de la Rentrée Littéraire

chroniques1.jpg 

 

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Published by Sara
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commentaires

jerome 09/10/2011 11:07



Si j'avais lu ton billet avant, j'aurais pu :
1) ne pas perdre mon temps avec ce roman gnangnan comme c'est pas permis 
2) Faire un copier/coller des lignes ci-desus et ne pas perdre mon temps à rédiger un avis personnel en tous points semblable au tien.
ça m'apprendra à ne pas venir ici plus souvent !


Mon avis est en ligne deûis ce matin : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2011/10/rentree-litteraire-2011-episode-7-la.html


 


 



Sara 11/10/2011 19:52



Mouah ah ah !! Je te rappelle que le plagiat est interdit, sous peine de sanctions lourdes par la police du blog . Blague à part, je viens de lire ton billet et effectivement, nous sommes d'accord : c'est d'un gnan gnan ! Je pense vraiment que ça
aurait dû être publié en jeunesse (et encore...). Heureusement que ça se lisait vite, comme tu le dis.  



Melmelie 26/09/2011 07:27



mdr ! tu me donnes parfaitement envie de ne pas lire ce roman :D



Sara 27/09/2011 21:42



Oui, mon avis est assez tranché : ce n'est clairement pas un livre pour adultes selon moi.



lili 25/09/2011 19:09



I kiffe your billets, sweetie ! but I will passer mon chemin sur this one !



Sara 27/09/2011 21:42



Je comprends Lili !!