Mardi 7 février 2012
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J'ai gagné ce roman chez Cécile ♥ qui ne l'avait pas vraiment apprécié comme vous pourrez le lire
ici. Finalement, ce roman est-il la blague qu'il annonçait être ?
Un peu d'histoire...
Gabrielle Maxwell est une jeune femme au passé lourd: sa mère adolescente l'a abandonnée dans un
vide-ordure avant de se suicider lors de son séjour en hôpital psychiatrique. Pour elle, la situation pue du cul ne s'annonce guère bien
mais elle s'en est sortie grâce à un couple qui l'a recueillie. Elle est désormais une grande photographe et vit confortablement.
Un soir, elle sort avec ses amis en boîte de nuit, mais au moment de sortir, elle assiste à un meurtre
étrange perpétré par des monstres aux dents acérées enfin des vampires quoi... La police ne veut pas croire à ses allégations: on la pense
folle. C'est alors que surgit un policier qui prend très au sérieux ce qu'elle dit: Lucan Thorne. Mystérieux policier au pénis charisme
développé, Thorne choisit de niquer protéger la jeune femme qui visiblement n'aurait pas dû assister à cette scène.
Grâce à lui, Gabrielle va pénétrer Ahum... un monde
dont elle ignore tout: celui des vampires...
Un peu d'avis...
En dépit de que raconte Fabrice Colin sur son blog, je n'ai jamais écrit "Ton livre est une merde" au
sujet de Bal de givre à New-York ou de quelqu'autre livre que ce soit. Je dis bien "jamais" ! Enfin jusquà ce jour... Il y a plusieurs raisons à cela :
1) La couverture ou comment laisser un stagiaire bidouiller sur un logiciel peut se révéler fatal. Les
couleurs, la photographie, l'agencement, tout est d'une laideur incommensurable.
2) L'histoire ou comment on apprend que les vampires sont en fait des extra-terrestres qui ont attéri sur
la Terre pour on ne sait quelle raison. Ne soyons pas trop cruels avec Lara Adrian dont on kiffera le pseudo qui s'est voulue originale en
agrémentant sa bête histoire de bit-litt avec ce détail inattendu. Après les vampires pailletés de Meyer, les vampires au pénis surdimensionné de J.R. Ward, voici les vampires martiens
d'Adrian. LOL. Si on organisait le concours de l'histoire de vampires la plus ridicule, je me demande qui gagnerait...
3) Le plagiat mais que fait la police du blog ? ou
comment lire J. R.Ward peut vous retourner l'esprit au point de commettre l'irréparable: écrire une sous-Confrérie de la dague noire. Hormis cette histoire d'extra-terrestre,
Minuit n'est qu'une réécriture du premier tome de La Confrérie : une pauvre fille, qui ignore tout de ses parents, découvre en même temps que l'existence des vampires la
nature du lien qu'elle entretient avec cette espèce. Le tout bien sûr sur fond de guerre entre les guerriers -sorte de gentils vampires- et les Eradiqueurs Renégats- sorte de méchants vampires.
4) Le style ou comment le style de J. R. Ward est revalorisé à mes yeux face à celui nullissime de Lara
Adrian. Ce roman est en effet très inférieur à la Confrérie on se demande comment c'est possible... : le rythme est plat, les
dialogues sans aucune saveur, les actions absolument consternantes... Et en plus pas de "h" à tous les noms pour rire, ni même de surnom !
Exemple : "Vous êtes sûr de vouloir faire ça ?
Son regard pénétrant restait rivé sur elle.
-Oh oui"
Exemple 2 : "C'est quoi votre problème, vous êtes marteau ou quoi ?"
J'avoue que la mention du "regard pénétrant" ou de "vous êtes marteau" m'ont plongée dans une rêverie sans
fin : mais comment Adrian fait-elle pour avoir autant de vocabulaire ?
5) Les personnages ou comment les femmes sont devenues leurs pires ennemies. L'abus de clips MTV, de
Cosmopolitan, de BD de blogs et de romans jeunesse y est sûrement pour quelque chose...Quoi qu'il en soit, Gabrielle est sans doute l'héroine la plus conne que la littérature ait jamais
créé. Son cerveau a d'ailleurs tendance à migrer un trop souvent du côté "de sa culotte" dixit l'auteure elle-même. C'est vous dire toute la considération que Lara Adrian a pour son personnage...
6) Les scènes de sexe sans aucun intérêt, ressassant toujours les mêmes clichés : une fille + un homme qui
grogne avec un gros pénis = parties de sexe surréalistes incroyables.
Exemple: "Elle ne savait plus combien de fois elle avait joui" : une femme peut jouir plusieurs fois mais
de là à ne pas pouvoir compter, faut pas déconner...
Exemple 2: "Elle sentait son sexe dressé et brûlant, prenant entre ses cuisses comme un tison ardent et
dur comme l'acier" : je ne sais pas vous mais j'ai plus mal pour elle qu'autre chose quand je lis cette phrase.
Exemple 3 : "Je
voulais tant te baiser, Gabrielle" : personnellement, j'ai toujours voulu qu'on me dise ça, c'est tellement classe.
Exemple 4: "Ne t'arrête pas Luncan, Dieu du ciel...continue": je pense qu'il vaut mieux éviter de mêler
Dieu au sexe, ça peut vite mal tourner: pour s'en convaincre, on s'en référera à la Genèse.
Les éditions Bragelonne sont donc
vainqueurs par K.O puisque j'ai arrêté ma lecture à la page 312 ce qui est déjà un morceau de bravoure. Mon message à la maison d'édition ? Le voici :
©
Vous pouvez lire les avis de Clarabel et Thiboux.
Ce billet a été publié dans le
cadre du "premier mardi c'est permis" initié par ma copine Stéphie.