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Le plagiat, c'est over super vilain ! 

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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 00:00
4986 c Comme Beauté, j'ai reçu cet album de Jérome ♥ et je l'en remercie. Je l'avais repéré chez lui car j'avoue que son billet me tentait beaucoup...

Un peu d'histoire...

Difficile de résumer ces quatre courtes histoires muettes dont certaines sont pour le moins déconcertantes. Pêle-mêle, vous découvrirez dans La Rose un homme tombé du ciel qui fait sur son passage des rencontres insolites.

Dans La Clef, une jeune fille chevauche un sanglier munie d'un arc. Bientôt, elle prend une clé et ouvre sa poitrine dans laquelle réside un homme, heureux de voir la lumière du jour...

Dans Le Parapluie, un homme monocyle vient délivrer d'une caverne sombre une jeune et jolie créature, visiblement magique...

Enfin dans Le Petit cochon, une jeune fille - amie (au sens propre) d'un cochon- décide d'asséner une bien curieuse vengeance à des mangeurs de porcs...


Un peu d'avis... 

Cette BD est relativement inclassable : album ? BD ? roman graphique ? Le format - italien-de l'objet lui-même est atypique. Il reste qu'on prend plaisir à feuilleter cet OVNI, comme l'avait souligné Jérome, qui laissera dubitatif plus d'un lecteur. Le propos de Frezzato est en effet bien sybillin ! On retrouve les mêmes personnages dans les quatre histoires : un homme barbu et/ou une jeune fille aux cheveux rouges. Ces personnages semblent y vivre de façon accélérée les grandes étapes de la vie : de la naissance à la mort en passant par l’amour, il faut chercher dans ces histoires une image de la condition humaine. Ainsi, cette chute par laquelle on entre dans l’album, avec La Rose, n’est-elle pas une représentation de la naissance ? A moins qu’il faille y voir une réécriture de la Genèse

En tout cas, Frezzato livre - et c'est là tout son talent- un panorama complexe de l'homme, de son rapport au monde et aux autres. Le thème de l'amour - et à travers lui de la sexualité- est prédominant, notamment dans La Clef où chaque personnage a l’ « autre » - l’être aimé- enfermé dans son cœur, bien à l’abri du reste du monde où il vit, s’épanouit, mais s’ennuie aussi parfois... ce qui le pousse à se rebeller violemment. L'autre reste mystérieux, inatteignable au point qu'il est difficile d'échanger véritablement avec lui. Cela expliquerait d'ailleurs peut-être l'absence de paroles ? Personnellement, j'y vois davantage une volonté de l'auteur de permettre à chaque lecteur d'imaginer les paroles des personnages, et ainsi d'interpréter de façon personnelle chaque histoire. 

Au cours de ces différentes histoires, le dessin évolue, change, parfois peu, d'autres fois beaucoup Ainsi, dans Le Parapluie, le trait est plus flou, les couleurs plus sombres comme pour accentuer davantage la dimension onirique de l'histoire. L'ambiance de cette histoire, ses connotations macabres et ses personnages ne sont pas sans rappeler l'univers burtonien. Personnellement, c'est dans cette histoire que le trait de l'auteur m'a le plus séduit. Pour les autres, j'ai trouvé ses dessins étaient trop crus, même si j'ai bien conscience que cet aspect brutal, incisif fasse sens. En tout cas, la variété de techniques, de couleurs, est bluffante et vous fera voyager, c'est certain. 

Ne croyez pas que le propos de Memories of sand soit pour autant triste, et mélancolique. Frezzato sait surprendre son lecteur en offrant des moments touchants certes, mais aussi - et même souvent d'ailleurs- drôles et surprenants. Avec cet album, l'onirisme côtoie le burlesque, la mélancolie le comique, le sombre le lumineux. Au final, Frezzato livre donc une oeuvre difficile, mais résolument très riche que je ne cesse de feuilleter. J'aime ce jeu instauré avec le lecteur qui consiste à lui laisser la possibilité d'imaginer, d'inventer la teneur des histoires. Le sens est multiple, indéfini, chaque lecteur pouvant ainsi y inscrire sa propre histoire. Atypique mais génial. 

 

Les avis de Mélopée et Jérome. 

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Par Sara - Publié dans : Bande dessinée et manga - Communauté : autour de la BD
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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 00:00

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C'est parti pour une nouvelle semaine bien chargée niveau bitchitude entre Eva Joly qui fait exprès de se croûter dans les escaliers pour qu'on parle d'elle, Hollande qui s'affiche aux côtés de son ex-femme pour faire oublier qu'il l'a dézinguée aux précédentes élections présidentielles et Jessica Biel qui va épouser Justin Timberlake (♥) à l'été prochain, dur de choisir encore une fois.

Mais voilà, cette fois, pas d'autres possiblités, c'est Marine Le Pen qui va être sacrée car ses propos sur l'avortement ont encore défrayé la chronique cette semaine lors de son allocution à Sciences Po à Paris. Entre autres propos intelligents, on a eu droit à  : "Ce sont les femmes qui utilisent l'avortement comme un moyen de contraception, il y a des femmes qui font deux, trois, parfois quatre avortements. Ca existe ! Pourquoi se cacher la réalité ?"

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Défrayé la chronique me direz-vous ? Et bien pas du tout ! Alors que le droit à l'avortement est remis en cause, on constate que pas peu de féministes réagissent, ce qui me dépasse complètement. Cette façon éhontée de chier sur la femme s'en prendre aux femmes me révolte, d'autant que Marine Le Pen n'est pas la seule à promouvoir de pareilles idées réac sur le sujet. Dernièrement, on a eu droit à un festival de petites bitches stupides tendance nuisibles:  

- Colonel Reyel qui, avec sa chanson moisie d'ailleurs "Aurélie", voulait convaincre les adolescentes que c'est top moumoute de garder son enfant à seize ans. Après tout, se battre pour donner la vie, c'est tellement beau... Même si ça nécessite de finir à pute à Pigalle pour nourrir ledit môme parce qu'on n' aura pas pu finir ses études.  

Vous pouvez entendre la chanson ci-dessous. (personnes mélomanes s'abstenir).

 

 

 - Philippe Isnard qui, en diffusant le documentaire No need to argue, a voulu montrer à ses élèves que l'avortement, c'était le MAL. Avec ses images crues de foetus en bouillie, No need to argue est une arme de destruction massive élaborée contre celles qui hésiteraient entre interrompre ou poursuivre une grossesse. Après tout, c'est tellement vilain de tuer ses pauvres petits bébés "cro mignons"... Même si ça nécessite de désinformer les ados en leur montrant non pas des foetus morts suite à un avortement mais à des fausses couches.

No need to argue est visible ici. (personnes intelligentes et sensibles s'abstenir).  

 - Rosalie qui, dans Breaking Dawn de Stephenie Meyer, se fait le porte-parole de l'auteure  en affirmant que le foetus n'est pas un "foetus" mais un "bébé". Elle entend donc protéger Bella et sa future progéniture contre tout ceux qui voudraient la convaincre d'avorter pour raison de santé. Après tout, Meyer, en bonne mormone, diffuse ses idées puantes auprès des adolescentes...Même si elle promeut, histoire d'achever les ados pour de bon, la pédophilie, la peine de mort et la loi du talion dans le même roman. 

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Cette pub "pro mormon" a été retirée car la fille était trop aguicheuse. Mouarf !

Le droit à l'avortement, si difficilement gagné, est piétiné au nom d'idées issues d'un autre âge et surtout d'une religion auxquels ces piètres représentants n'ont visiblement rien compris. Cette semaine, Marine Le Pen a plus que jamais mérité son statut de reine des bitches et -pire encore- de reine des connes imbéciles heureuses et fières de l'être.

 

Qui trouve qu'elle a mérité son couronnement ?

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Par Sara - Communauté : Membres de Livraddict
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 00:00

judge-2-ki-oon.jpg C'est parti pour la suite de Judge dont je vous avais parlé ici. On y retrouve notre bande d'adolescents coincés dans un tribunal où il doivent s'éliminer les uns les autres pour survivre. 

 

Un peu d'histoire...

Après avoir voter pour la première fois, les adolescents attendent la réaction de leur bourreau. La règle du "jeu" est simple : chacun d'entre eux doit voter pour celui qu'il souhaite voir mourir. Ayant décidé, sous l'impulsion de Hiro, de voter pour eux-mêmes, ils doivent être tous à égalité et aucun d'entre eux ne doit donc mourir. Mais très vite, un jeune garçon fragile, "l'ours", avoue avoir voté pour Ryuhei, "le cheval", pour se venger de ses nombreuses moqueries. Dès lors la panique s'installe chez Hiro : et si "l'ours" n'était pas le seul à avoir refusé de jouer le jeu ? Le climat de suspicion devient opressant... C'est alors que "l'ours" est retrouvé mort. Hiro avait vu juste: il n'était donc pas le seul à ne pas avoir joué le jeu. Dès lors des dissensions dans le groupe s'installent et deux clans se forment...

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Un peu d'avis...

Cette suite de Judge s'impose comme très classique au niveau narratif dans la mesure où l'on s'attendait à ce que des personnages ne suivent pas les recommandations d'Hiro. Et oui, il fallait bien que certains d'entre eux finissent par mourir ! Rien de véritablement novateur au niveau de l'histoire donc, même si le suspense est toujours bien maintenu. Le premier meurtre au sein du groupe -celui de l'ours- est bien amené et assez inattendu. Malgré un scénario convenu, Tonogai parvient donc à surprendre le lecteur, semant des fausses pistes et des indices mystérieux. Les amateurs du genre seront donc servis car même si Judge est moins "trash" que son prédecesseur, Doubt, il n'est pas avare de suspense. 

La force de Judge réside dans le rythme -assez lent- qui permet de faire monter la tension crescendo. Tonogai prend le temps de poser son intrigue et ses personnages auxquels le lecteur finit par s'identifier. L'univers adolescent dépeint par Tonogai est plein de cruauté et de cynisme. Il livre dans cette série une vision toute aussi noire -peut-être même davantage- de l'adolescence que dans Doubt. Ainsi, si vous pensez que cette série de genre n'a rien à dire, vous vous trompez: elle décrit de manière extrêmement brutale l'individualisme, l'opportunisme et la bêtise d'une génération trop gâtée. Pour parvenir à leurs fins, certains sont prêts aux plus terribles compromissions et sacrifices...Grâce à l'agencement des vignettes, Tonogai parvient à véritablement mettre en scène son propos, quitte à le rendre un peu trop lourd, ce qui est le problème de bien des mangas. En tout cas, c'est efficace car certaines poses, regards, mouvements n'y trompent pas: ces adolescents-là n'ont aucune pitié.       

Le personnage principal, Hiro, dénote des autres par son intelligence, son humanité et sa perspicacité. Toutefois, il réserve lui aussi son lot de surprises et le lecteur devra se rendre à l'évidence : tout le monde est suspect. Les doutes jugements, suspicions se font de plus en plus lourdes et l'on découvre le visage -plutôt inquiétant - d'une humanité en voie d'extinction. Reste alors la haine, la violence, la terreur... qui résonne dans Judge dans la perversité et non dans les actes. Chacun élabore des stratégies, crée des alliances dans ce jeu à mort qui n'est pas sans rappeler certaines émissions de télé-réalité. En mettant l'accent sur l'atmosphère et la psychologie des personnages plutôt que sur l'action, Tonogai évite l'écueil attendu : refaire Doubt bis. Judge s'impose comme un manga clairement plus abouti que son prédecesseur même s'il reste à réserver aux amateurs du genre, selon moi.  

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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 00:00

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La semaine dernière, il y eut  - comme trop souvent à mon goût- une avalanche de bitches. Jugez plutôt...

 

1) Catégorie "bitch débile": Lady Gaga

J'ai beau adorer Lady Gaga j'ai des  goûts musicaux très sûrs, il est un fait avéré que c'est une bitch notoire. Cette semaine encore, elle nous l'a démontré en arborant fièrement un voile en signe de "deuil" (sic). L'explication : "En deuil de quoi? Et bien je montre que quelque chose de merdique doit se passer quelque part».

Mon avis : Gaga est vraiment une visionnaire car au moment même où j'écris ces mots, mon chat vient de me déchiqueter mon sac poubelle: trop "merdique" comme situation.

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2) Catégorie "bitch surmenée": Jason Russell

J'ai regardé comme la quasi totalité des internautes de la planète Kony2012, ce documentaire réalisé par l'ONG Invisible Children dans lequel l'un de ses fondateurs, Jason Russell, explique à son fils à quel point le chef de guerre Ougandais, Joseph Kony, est trop vilain. Jugé trop simplificateur, faisant appel à des chiffres invérifiables et prônant une "révolution" via le web très neuneuKony2012 est essentiellement axé sur le pathos et le sensationnel. Jason Russell, attaqué de toutes parts pour ce documentaire au rabais, a mal géré son shoot  stress et a été retrouvé nu dans la rue en train de se masturber.

Mon avis: La mésaventure de Russell a le mérite de mettre tout le monde d'accord: ce mec est vraiment un branleur.

 

3) Catégorie "bitch belliciste" : Katy Perry

Depuis son arrivée dans la pop music, Katy Perry veut nous faire croire qu'elle est, comme ses rivales copines Britney et Rihanna, décontractée du slip. Tenues excentriques, chansons pro-lesbianiennes, Katy fait tout pour qu'on oublie son passé de chanteuse chrétienne. Mais cette semaine, elle a baissé la garde en s'affichant dans un clip où elle fait de manière outrancière la propagande de l'armée américaine. Le scénario du clip est basique comme le style de Grégoire Delacourt: une fille qui a le coeur brisé décide de s'engager dans l'armée.  

Mon avis : Des gens vont sûrement s'engager en voyant ce clip et aller risquer leur vie courageuesement...pendant que Katy- "Miss Patriote"-   vomira ses daiquiris en boîte de nuit.  

 

4) Catégorie "Bitch ridicule": Orelsan

Le faux rappeur a chouiné sa mère cette semaine car un festival à la Réunion s'est vu retirer une grosse part de sa subvention après que la venue d'Orelsan ait été annoncée. Trois ans après la parution de son titre phare "Sale pute", la polémique n'est donc pas retombée outre-mer où l'on juge la musique du rappeur LOL très naze choquante. Du coup, Orelsan a réagi en affirmant sur Twitter : « Bientôt ils vont supprimer les APL de ceux qui achètent mon disque. »

Mon avis : Sarkozy ne mettra jamais en place une sanction aussi ubuesque car avec l'argent récolté, il ne pourrait même pas s'offrir deux patates au Fouquet's. Sérieusement, qui achète le disque d'un mec qui fait rimer (sic) "bonne" avec "rectum" ? Ben personne en fait.

 

 

     Personnellement, ce qui m'a toujours choquée dans cette chanson,

ce ne sont  pas les paroles mais le clip ridicule. Mouah ah ah !

 

 

Alors selon vous, qui mérite cette semaine la mention

"Félicitations du jury" pour bitchitude avérée ?

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Par Sara - Communauté : Membres de Livraddict
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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 00:00

images-copie-22.jpg Avec ce roman, je poursuis le challenge Gilmore Girls organisé par Karine. J'avais entendu parler de ce livre - qui a donné lieu à une adaptation cinématographique- et j'étais depuis longtemps tentée de m'y plonger...

 

 Un peu d'histoire...

Anne Welles a quitté sa famille et sa Nouvelle-Angletterre natale pour New-York où elle travaille dans le monde du spectacle. Elle partage son appartement avec la jeune Neelie qui appartient à une troupe et veut devenir célèbre. Anne fait aussi connaissance avec la sculpturale Jennifer qui fréquente principalement des hommes riches. Emerveillée par ce monde de spectacle, Anne se laisse entrainer dans la folie des sorties aux premières, en boites de nuit. Elle rencontre un rentier très riche et sérieux qui ne lui a d'ailleurs pas révélé de suite sa véritable identité. Mais la jeune femme n'est pas amoureuse et décide de le quitter après de courtes fiançailles. D'autant qu'elle est tombée sous le charme du beau, qui est réputé pour être un homme à femmes. Malgré tout, Anne lui cède...

Grâce à Anne et à ses relations, Neelie démarre sa carrière de manière fulgurante en obtenant le rôle phare d'une comédie musicale. C'est le commencement d'une vie de strass et de paillettes...Très talentueuse, elle ne tarde pas à commencer une carrière hollywoodienne. Quant à Jennifer, elle peine à percer malgré sa beauté renversante, sans doute en raison de son absence de talent. Elle épouse un chanteur,  qui a une belle envergure, Tony, mais dont les réactions sont parfois très primaires. Dans la vie, c'est sa soeur aînée qui gère toute sa vie, ce qui pèse à Jennifer. Celle-ci a d'ailleurs dû ruser pour que Tony l'épouse sans le consentement de sa soeur. Mais Jennifer ne va pas tarder à  découvrir qu'un lourd secret pèse sur son mari...

 

Un peu d'avis...

Susann reprend ici le principe si cher aux biopics américains de "rise and fall": après avoir connu l'amour, la gloire et la beauté des mots qui font rêver Ta dam dam dam ta da dam !!, Anne, Jennifer et Neelie vont être confrontées brutalement à un renversement de situation. Même si ces femmes connaissent un certain succès dans leur carrière, leur vie personnelle va  leur réserver quelques surprises bien senties. Elles doivent subir la pression de leur entourage, l'attention morbide des photographes et oui, déjà..., leur absence totale de vie privée... Pour supporter les difficultés de la vie, les coups durs, les trahisons, les jeunes femmes ont leurs "poupées". Aussi, ne vous méprenez pas sur le titre du roman qui ne fait pas référence aux personnages principaux mais aux médicaments que les jeunes femmes s'enfilent à longueur de journée: une "poupée" pour dormir, une autre pour se réveiller, une autre encore pour maigrir, une autre enfin pour l'anxiété. La spirale infernale commence. Les pilules s'enchainent à une vitesse folle et on se demande jusqu'à quand leur coeur va bien pouvoir tenir... 

Ce roman est, parait-il, assez connu aux US et a même bénéficié à l'époque d'une adaptation cinématographique avec des actrices connues, dont dont Sharon Tate dans le rôle de Jennifer. Si le propos du livre n'a pas pris une ride, -à tel point que ça en est déconcertant-, le style du roman, lui, a quelque peu vieilli. Peu habituée à la littérature "populaire" américaine, j'ai été surprise par une chose : le roman n'est composé que de dialogues... ou presque. J'avoue que cela m'a rappelé attention révélation honteuse, les Danielle Steel que je lisais dans ma pré-adolescence. Evidemment, ce n'est pas gênant mais il a fallu tout de même s'habituer à cette narration très particulière. D'un point de vue littéraire, ce roman est donc très pauvre mais la maîtrise du rythme et la richesse de l'histoire font oublier ce défaut. Mais je peux comprendre qu'il rebute certains lecteurs avides de belles tournures et de descriptions. 

Toujours est-il qu'un fois le roman commencé, il est difficile de s'arrêter : on se demande sans cesse jusqu'où ses filles vont descendre, jusqu'où s'arrêtera leur chute... Réduites à être des produits commerciaux, des vulgaires corps sans âme, ces filles luttent pour savoir qui elles sont et tentées de trouver leur voie. Mais tout est beaucoup trop sous contrôle: maris, agents, médecins veillent  à ce qu'elles puissent être opérationnelles pour rapporter de l'argent. Pas question de rester sur le canapé à pleurer les soirs de tristesse, de défaite, le show doit continuer envers et contre tout. Susann jette un oeil extraordinairement lucide sur les revers de la célébrité et met en garde son époque sur certaines dérives. Véritablement broyées par leur propre réussite, Anne, Jennifer et Neelie se consolent dans les bras de ses "poupées", les seules aides véritables sur lesquelles elles peuvent compter. Pas sûr que tout cela finisse bien. 

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge de Karine "Gilmore Girls" dont je vous avais parlé ici.  

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Par Sara - Publié dans : Les contemporains - Communauté : Membres de Livraddict
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