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Le plagiat, c'est over super vilain ! 

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Mercredi 9 avril 2014 3 09 /04 /Avr /2014 00:00

http://www.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/20/36/album-cover-large-20361.jpgC'est parti pour la nouveauté de Winshluss dans le cadre des partenariats de Price Minister dont... je n'ai pas entendu parler depuis l'envoi de la BD... Mais ça, c'est une autre histoire (si quelqu'un a des infos, d'ailleurs, je suis preneuse)...

 

Un peu d'histoire...

"Avant, il n'y avait rien, mais alors rien du tout, et puis soudain", Dieu - un cyclope un peu rondouillard- a décidé de créer la Terre. A grand renfort de parpaings, de plâtre et de peinture, le voilà qui crée une planète, des animaux, et un mec, Adam, "complètement foiré" selon lui. Le pire dans tout cela ? Dieu est contraint de se farcir des parties interminables de badminton pour occuper Adam qui se fait grave chier. Du coup, Dieu décide de lui fabriquer une pote, Eve, afin qu'Adam ne soit plus seul. Tout est au mieux dans le meilleur des mondes... C'était sans compter sur l'intervention d'un Serpent maléfique qui a décidé de faire fortune sur le dos de ces deux "hippies" en réalisant un film de boules. La gratuité de la fameuse pomme tentatrice achève de convaincre les deux abrutis qui ne tardent pas à se retrouver vedettes dans un film amateur des plus hard...

 

Un peu d'avis...

Winshluss s'attaque donc au livre sacré qu'est la Bible dans cette BD qui ne s'encombre pas de subtilité. Le trait lui-même est fort, puissant mais aussi tout en rondeur, ce qui permet de bien souligner la dimension caricaturale. Soyons clairs : on adorera cet album ou on le détestera... De toute évidence, vous savez déjà que j'ai adoré. De la Genèse en passant par le Déluge, Moise, Jésus, Jean-Paul II, Lourdes, c'est l'essence même de la religion catholique qui en prend pour son grade. Alors évidemment In God we trust n'a clairement pas la portée d'un Pinocchio : ce n'est pas un chef d'oeuvre. Mais il offre une vision décapante et délicieusement insolente de la religion et de ses fervents supporters. Ces derniers sont la cible de planches assez féroces, notamment celle qui met en scène un type moche et désespéré qui devient l'ami sur Facebook de Dieu. Suite à cela, et en échange de quelques deniers, il a la garantie d'aller au paradis. Mais tout ne va pas se passer pour lui comme prévu...

L'album est humoristique et fonctionne sans ligne scénaristique précise. Il présente différentes histoires - plus ou moins longues- qui sont entrecoupées de fausses pubs le lubrifiant anesthésiant pour "enculer les gamins en toute tranquilité" m'a tuée, des visions de l'Enfer qui se trouve évidemment sur Terre et de petites blagues pas toujours hyper poilantes, faut l'avouer... L'avantage ? On peut le dévorer par bribes, comme on le souhaite. L'inconvénient ? L'absence de scénario véritable pourra freiner certains lecteurs. 

 J'ai été ravie de retrouver la férocité de cet auteur... Pourtant l'originalité n'est pas forcément de mise et certains gags tombent même un peu à plat. On pourra ainsi regretter la bataille entre Superman et Dieu qui n'est pas - disons-le - très drôle ni très intéressante. Mais pour le reste, j'ai trouvé que c'était très réussi. Mention spéciale au personnage de Jésus sur lequel Winshluss déverse tout son fiel. Enfant né d'un coup d'un soir entre Dieu et Marie, le soi-disant messie se révèle complètement con. A cet égard, le récit de la Passion est absolument trucculent... Ne cessant de faire la déception de son père, Jésus va se retrouver au Ciel avec son papounet qui ne peut pas le souffrir... Evidemment si vous n'êtes pas comme moi - à savoir si vous avez plus de subtilité qu'un rat crevé - vous risquez de trouver cet album de fort mauvais goût. Personnellement, je l'ai trouvé jouissif.


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14/20

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Par Sara - Publié dans : Bande dessinée et manga - Communauté : Membres de Livraddict
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Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 00:00

http://www.glenatbd.com/images/albums/9782723495578/9782723495578-L.jpgC'est parti pour le dernier tome de Mamette, une série sur laquelle je ne taris pas d'éloges, en général...


Un peu d'histoire...

Le temps passe pour Mamette. Tout le monde l'attend pour la fête suprise donnée en l'honneur de son 84 e anniversaire mais il semblerait que Mlle Pinsec ait oublié de lui transmettre le message. C'est que la vieillesse pour Mamette et ses amis commencent à se faire sentir... Désireuse de profiter de la vie au maximum, Mamette va se rendre compte que cela comporte quelques risques. Sa famille et ses amis vont alors l'aider à supporter du mieux qu'ils peuvent les épreuves de la vieillesse...

 

Un peu d'avis...

Je ne vais pas redire ici mon amour incommensurable pour cette série qui me transporte littéralement. Enfin plutôt si, je vais le redire. C'est mon blog, je fais ce que je veux merde ! L'histoire de Mamette est une merveille car son amour pour la vie, les autres, le monde, incroyable. N'étant jamais sûre qu'il y aura un lendemain, elle s'enchante d'un rien, de flocons de neige, de vieux souvenirs, d'un appareil photo. Elle profite simplement de la vie, dans ce que le mot "simple" recouvre de plus beau et de plus fort. On se rend vite compte que cette petite mamie n'a jamais perdu cette capacité d'émerveillement qui la caractérisait dans son enfance.

Car Mamette n'a, au final, jamais cessé d'être cette petite fille que l'on peut découvrir dans Les Souvenirs de Mamette. Il y a dans les pages de cette histoire une belle et grande leçon de vie qui nous est livré, mais jamais de manière sentencieuse. Nob distille au détour des pages cette envie, cette appétance pour la vie que nous avons tendance à oublier. Il enjoint le lecteur à suivre les papillons... Ces papillons que le plus souvent nous ne savons pas voir, nous feignons d'ignorer, nous craignons de rencontrer... Pourtant, ce sont bien en eux que semble résider le secret du bonheur.

Evidemment, le lecteur chiale comme un bébé tremble dans ce tome car Mamette rencontre un certain nombre de problèmes de santé. J'avoue que certaines planches m'ont tuée ma race. Mais étrangement, à 84 ans, Mamette ne m'a jamais paru aussi jeune. Qu'il y ait beaucoup à apprendre d'elle, cela ne fait aucun doute... Chaque tome est une bulle d'amour et de vie. Mais quid de son entourage ? C'est par un heureux hasard que Mamette va se découvrir une envie d'écrire. Et si finalement, Mamette était un écrivain ? C'est sur cette interrogation que se termine cet opus qui, vous l'avez deviné, m'a encore une fois émerveillée. Mamette a pris mon coeur, mon âme, ma vie, mon tout.

 

En un mot, Mamette, c'est moi. 

 

Enfin, en vachement mieux.

 

       

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Les avis de La petite chocolatine et Jérome.

 

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Par Sara - Publié dans : Bande dessinée et manga - Communauté : Membres de Livraddict
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Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 08:46

http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2014/03/fantastic-2012.jpg

 

Ce corps lui rappelle à quel point elle est vide hormis de ces immondices qui lentement s'enroulent et se déroulent dans ce ventre trop dur. 

 

Ce corps lui donne envie de vomir car même derrière un voile léger, elle se dit que le spectacle doit être ignoble. 


Ce corps l'oblige à faire ce qu'elle déteste depuis toujours - du moins le croit-elle : parler, manger, respirer, sentir.

Derrière ces mains, ces jambes, mais aussi ces yeux, ce sourire, il n'y a que l'image de quelqu'un qui fait semblant de vivre, de croire et d'espérer.

Elle se dit parfois que son souffle s'est perdu dans un désert. 


Elle voudrait briser cette nuque, raser ces cheveux, sentir ces poumons se gonfler d'eau, voir flétrir son sexe. 

Elle aimerait que les douleurs et les souffrances qu'elle endure soient les mêmes que celles des autres.

Des milliers d'autres pareils à elle, voilà son idée du bonheur.

C'est à cela que songe Emma lorsqu'elle s'apprête à prendre son bain, une lame de rasoir posée sur le rebord de la baignoire.
  


 
Par Sara - Communauté : Membres de Livraddict
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Lundi 17 mars 2014 1 17 /03 /Mars /2014 09:20

http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2014/03/new-york.jpg

 

Emilie sortit de sa suite du Waldorf Astoria vers 22h15, la nuit était tombée et la 5e avenue était déjà nettement moins bruyante qu'il y a deux heures.  Sur le trajet, elle réflechissait aux distances qu'elle avait parcourues depuis son arrivée à New-York. Pierre insistait pour tout voir à pied car dans le métro, on ne voit rien. Ils partaient tôt le matin de l'hôtel et n'y revenait que le soir, après avoir arpenté la ville. Avec un air faussement joyeux, Pierre disait souvent : "je prends ça en photo... pour le montrer aux autres". Emilie se demandait parfois de quels autres il parlait, puis elle n'y pensait plus. Leurs périgrinations avaient eu un prix : les pieds d'Emilie étaient meurtris alors qu'ils étaient arrivés depuis seulement deux jours. Elle ne lui disait rien, préférant garder son amertume pour des occasions meilleures, par exemple, lorsqu'il lui reprocherait de ne pas l'écouter. Elle pourrait lui répondre : "toi, tu ne t'es pas occupé de ma douleur au pied à New-York''. C'était stupide, elle le savait. Mais au moins, elle gagnerait une manche grâce à cela. Heureusement, entre deux "qu'est-ce qu'on fait maintenant ?" qu'Emilie ressortait fréquemment pour combler les silences, la ville était palpitante. Arrivée à Time Square, elle observa les gens autour d'elle, les rares solitaires pressaient le pas, sans doute sortaient-ils de leur travail. Les autres, surtout des jeunes, étaient en groupe et parlaient fort, riaient souvent... Emilie réflechissait à l'image que le concierge verrait de Pierre et elle demain matin: l'image d'un jeune couple qui passe des vacances de rêve à New-York.

 


 

Par Sara - Communauté : Membres de Livraddict
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Mercredi 12 mars 2014 3 12 /03 /Mars /2014 00:00

http://p5.storage.canalblog.com/52/57/377445/93061778.jpg C'est parti pour la découverte d'une série culte...

Un peu d'histoire...

Durant la seconde guerre mondiale, un soldat allemand, Henrich Augsburg meurt sur le front russe. Il arrive à Résurrection, un monde infernal, de feu et de sang, où règne le chaos. C'est dans ce monde basé sur l'inversion - les êtres y rajeunissent au lieu d'y vieillir- qu'il rencontre Otto, un puissant vampire qui le prend sous sa coupe et le fait chevalier vampire sous le nom de Requiem. Grâce à Otto, Henrich espère bien retrouver la femme qu'il aime, Rebecca qui se trouve apparemment à Résurrection...

 

Un peu d'avis...

Avec ce genre de BD, l'avis est forcément radical : soit on aime, soit on déteste. Personnellement, j'ai détesté. L'histoire fantastique tendance gothasse m'a laissée complètement froide. La découverte de Résurrection, la description de ce monde, de ses créatures fantastiques - bref toute la mythologie mise en place - ne m'a pas franchement passionnée. C'est tout simplement trop pour moi: trop goth, trop hystérique et même franchement - trop putassier- dans son ensemble. Le résultat ? Je me suis endormie avant la moitié de la BD, bercé par le doux ronron d'une histoire qui n'a pas du tout su me parler. 

Alors évidemment le héros est un très très gros con vilain,  ce qui n'a pas été pour arranger les choses. Vous allez me rétorquer, c'est normal, c'est le point de départ de l'histoire : un connard de nazi est propulsé en enfer. D'accord. Mais, de ce fait, ses petits malheurs, sa recherche de l'amour perdu entre autres, et bien, personnellement, je m'en fous moque éperdument. Encore s'il était drole... Mais pas vraiment. Non pas que la BD ne se veuille pas humoristique, voire cynique par moments, mais disons que cela ne m'a pas fait taper le cul par terre  touché.

Et pourtant le dessin est sublissime: le lecteur est époustouflé à chaque page. Il faut être honnête à ce niveau-là :certaines d'entre elles mettent en place de véritables tableaux. Stupéfiant visuellement, Requiem Chevalier Vampire n'a pas su m'emporter dans son monde. Comme quoi, il ne faut pas miser que sur l'esthétique... Parce que niveau scénario, même si je ne suis pas amatrice du genre, on sent déjà quelques faiblesses. Dès le premier tome, le scénariste doit emporter son lecteur, le faire adhérer au monde qu'il met en place. Or on peine à savoir où il veut en venir : racheter son nazi de personnage par le salut de l'amour ?  Nous dépeindre une guerre de créatures infernales et autres vampires pas gentils ? Faire de son héros une sorte de Néo-HarryPotter-Frodon aka "un élu capable de sauver les êtres de ce monde terrible" ?

Dans tous les cas, l'originalité scénaristique n'est pas de mise... Ce qui vaut pour le dessin ne l'est pas - hélas - pour l'histoire. La lecture des tomes suivants se fera donc sans moi car c'est beau mais putain, qu'est-ce que c'est chiant...    

 

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