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Mercredi 25 mars 2015 3 25 /03 /Mars /2015 07:29

http://static.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/25/22/album-cover-large-25222.jpgAu Salon du Livre, samedi, j'ai croisé Jérome qui m'a rappelé que le premier tome de la nouvelle série de Nob, Dad, venait de sortir. Ni une, ni deux, j'ai mis cette pépite dans mon panier...

 

Un peu d'histoire...

Père célibataire, "Dad" est à la tête d'une joyeuse progéniture : l'intello Pandora qui est l'aînée, puis vient Ondine, la girly, Roxane le garçon manqué et Bérénice, la petite dernière. Pas facile de jongler avec ces quatre filles aux tempéraments si différents ! Car même si elles ne se ressemblent pas - elles n'ont pas la même mère-, les filles partagent tout de même un point commun : elles ont un caractère volcanique. Dad a bien du mal à gérer cette petite famille, d'autant qu'en plus des courses et du ménage, l'ex-comédien vedette court les castings. Toutefois, malgré les heurts, les désaccords, la tendresse et le dévouement de Dad ont raison de ses quatre filles impétueuses mais aussi adorables, il faut bien le dire. On découvre ainsi au fil des pages la vie tendrement agitée de cette famille...

 

Un peu d'avis...

Vous connaissez mon amour pour  Mamette qui m'emporte et me terrasse à chaque planche. C'est bien simple : Mamette, c'est moi ! Enfin pas vraiment, mais vous voyez ce que je veux dire...  Dans cette nouvelle série, on ne trouvera pas cette nostalgie, ce côté desuet et délicat qui me plait tant chez la petite mamie de Nob. Mais en revanche, ce que l'on retrouve magnifiquement,  c'est la tendresse. Nob ne peut pas y couper : il a un véritable don pour nous faire aimer ses personnages. A la folie. Et même si Dad n'est pas aussi merveilleux que Mamette (mais cela peut-il être possible ?), cette BD possède cette incroyable faculté de mettre du bonheur, de la joie dans le petit coeur tout mou du lecteur. Comprenez : moi.

Evidemment le lecteur retrouve dans cette BD l'extraordinaire trait de Nob qui sait saisir le mouvement, l'instant fugace mais aussi les émotions des personnages. Certaines mimiques sont vraiment fabuleuses et j'ai particulièrement adoré "Bébérénice": on ne peut s'empêcher de craquer pour cette petite bouille d'amour ! Les couleurs - très éclatantes - sont en même temps très douces avec une dominante de bleu et de violet. Dire que j'ai aimé serait donc bien en-deçà de la vérité. Depuis samedi, j'ai dû relire trois fois cette pépite avec à chaque fois, le même sourire béat jusqu'aux oreilles. 


L'avis de La Petite Chocolatine


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…aujourd’hui chez Jacques

 

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Par Sara - Publié dans : Bande dessinée et manga - Communauté : Membres de Livraddict
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Mercredi 18 mars 2015 3 18 /03 /Mars /2015 07:15

http://static.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/20/30/album-cover-large-20307.jpgVoici une BD prêtée par Noukette que j'avais laissé de côté un petit moment. Quand soudain, je me suis souvenue qu'elle m'attendait gentiment.

 

Un peu d'histoire...

C'est l'histoire de deux paumés qui décident de braquer un fourgon. A la tête de ce gang improvisé, on trouve Vincent, la petite trentaine, plutot largué. Après avoir trouvé la femme de sa vie, Rana, au Sénégal, Vincent a flippé et s'est tiré laissant là-bas femme... et enfant. Pas très courageux. Il lui a toutefois promis de revenir avec de l'argent. Une fois en France, les choses ne se déroulent pas comme il l'avait laissé entendre à Rana : il vit de petits boulots, passe de squat en squats. Il tombe peu à peu dans une dépression dont il espère sortir grâce à de l'argent. Mais comment en obtenir ? C'est là qu'intervient Bernard, un convoyeur de fonds que Vincent rencontre tous les matins au café. Pour braquer Bernard "sans haine ni violence", Vincent prend pour complice, Gaby Rocket, pilier de bar notoire complètement con : raciste, homophobe, il est le stéréotype du beauf aux santiags qui chante "allumez le feu" de son idole Johnny Hallyday comme personne. C'est là que les problèmes commencent...

 

Un peu d'avis...

Il ne vaut mieux pas se fier aux apparences car Ma révérence apparait comme une histoire sympathique au premier abord : deux gentils paumés qui veulent commettre un acte qui les dépasse totalement. Mais le coeur du scénario ne réside pas du tout dans cette histoire de braquage... bien au contraire ! Il s'agit pour Lupano - scénariste ô combien magistral - de faire découvrir la vie de deux marginaux, des laissés pour compte. Et pourtant il y a des belles choses chez ces deux branques, même Gaby se révèle être un personnage attachant à qui on aurait bien envie de payer une bière. J'ai littéralement craqué pour ces deux personnages au grand coeur que la vie a malmené. 

 La société n'est guère épargnée dans cette BD qui s'en prend plein la tronche. Entre les riches qui se croient tout permis, les politiques qui racontent des énormités, on comprend que ces deux-là, ces oubliés que l'on préfère ne pas voir, aient décidé de voler les banques, les commerces pour s'en sortir ! C'est donc un vrai message social, mais attention, pas de ceux qui sont manichéens et sans aucun relief. Ici les héros sont davantage des zéros aux vrais aspérités. Et parfois ça pique sévérement ! Le graphisme en soi est une vraie tuerie tant elle est vive et alerte : plus cinématographique, cela me parait difficile. Avec une mention spéciale au récit de l'enfance de Gaby... Un grand moment de BD.

Les avis de Noukette et Yvan.

 


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…aujourd’hui chez Noukette

 

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17/20

Par Sara - Publié dans : Bande dessinée et manga - Communauté : Membres de Livraddict
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Mercredi 11 mars 2015 3 11 /03 /Mars /2015 00:00

http://www.lafilledurock.com/wp-content/uploads/rip.jpg R.I.P reprend le meilleur de Thomas Ott (T.Ott à savoir "mort" en allemand) paru de 1985 à 2004. Une occasion pour moi de découvrir l'univers très particulier de cet auteur suisse...

 

Un peu d'histoire...

 Thomas Ott nous emmène dans un univers à la fois muet mais très parlant.  Avec un cynisme mêlé d'humour noir et une cruauté sans limite, on découvre dans ces différentes histoires des paumés que seule l'Amérique semble capable de produire. Une femme qui s'adonne à la chirurgie esthétique découvre qu'elle n'est pas seule à le faire (A wrinkled tragedy) ;  Kill your husband présente les différentes manières de tuer son mari ;  dans Goodbye, un homme rêve son suicide jusqu'à ce que son rêve se réalise malgré lui, dans The  Job ;  un homme est chargé de tuer un homme en échange d'une bien étrange récompense;  un bourreau du KKK victime du vaudou dans 10 ;  Alice au pays des merveilles fait un mauvais trip dans Alice in wunderland ;  un astronaute est en proie à des hallucinations (Breakdown) ; plusieurs personnes s'écharpent pour un beau magot dans The Millionairs ; un clown se prépare pour le grand soir (The Clown)...  

 

Un peu d'avis...

Voilà un bien étrange univers que nous fait découvrir Thomas Ott. celui-ci peint le monde moderne d'une manière cruelle : sexe, argent, racisme, beauté, autant de maux qui dévorent littéralement les héros de R.I.P. Pas besoin de mots pour dire les maux ici. L'univers de Ott nous parle, et c'est souvent pour le lecteur l'occasion de se moquer de ses héros - plus que zéros- qui lui rappellera des situations souvent entendus.

Il y a quelque chose de tragi-comique dans ces histoires et on pense évidemment à la série de comics Tales from the crypt tant l'auteur se joue de ses personnages. Le comique frôle parfois l'absurde souvent teinté d'une ironie tragique qui fera rire le lecteur un peu jaune. On regrette parfois un peu que dans cet univers ne se détache pas un personnage un peu touchant. Mais cela n'est point l'affaire de Thomas Ott, en tout cas, dans cet opus.

Très cinématographique, l'enchainement des cases crée un rythme qui se veut infernal. Les cases s'enchainent, et les mots - comme les maux - se font entendre sans avoir à être prononcés. L'emploi de la carte à gratter crée des jeux d'ombre - plus que de lumière- et met ainsi en relief l'esprit retors et diabolique des personnages. C'est aussi réussi sur le fond que sur la forme. Une vraie pépite à réserver aux lecteurs qui se délectent d'humour noir et d'histoires glaçantes.

 

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…aujourd’hui chez Stéphie

 

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15/20

Par Sara - Publié dans : Bande dessinée et manga - Communauté : Membres de Livraddict
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Dimanche 8 mars 2015 7 08 /03 /Mars /2015 00:00

http://theatrepalaisroyal.com/wp-content/uploads/2014/11/40X60-Des-Souris-PALAIS-ROYAL_v.jpgDu roman de Steinbeck publié en 1947, les deux metteurs en scène Jean-Philippe Evariste et Philippe Invancic (qui sont aussi les deux comédiens principaux dans la pièce) fournissent une pièce de théâtre dense d'une qualité rare, tant dans la maîtrise du récit que dans celle de l'art théâtral.

 

Un peu d'histoire...

Dans les années trente, deux amis - George Milton et Lennie Small - parcourent la Californie à la recherche de petits boulots. Pour eux, la vie est rude. George soutient du mieux qu'il peut Lennie, grand costaud infantile qui souffre d'un retard mental. Les deux hommes ont dû quitter leur précédente place en catastrophe après que Lennie ait voulu toucher la robe d'une femme. Le grand gaillard n'aime en effet rien de mieux que de toucher les choses douces... Les deux amis retrouvent bientôt une nouvelle place dans une ferme où ils découvrent des ouvriers qui comme eux rêvent d'une vie meilleure. Car George et Lennie ont un rêve : celui d'écomoniser suffisamment d'argent pour acheter leur propre ferme et y élever des lapins. Mais bien vite, Curley, le fils du patron, cherche des problèmes à George qu'il accuse de vouloir séduire sa jeune épouse évaporée qui aime la compagnie des saisonniers. Jeune femme fragile, elle adore séduire et nourrit un regret : celui de ne pas avoir suivi un précédent amant qui lui promettait de faire d'elle une actrice...

 

Un peu d'avis...

Jouée au théâtre 13 en 2012, cette pièce avait déjà obtenu un grand succès. On comprend pourquoi ! L'interprétation des deux comédiens principaux est un pur régal, notamment Philippe Invancic qui offre au personnage de Lennie une interprétation sur mesure. Il aurait été facile de tomber dans la caricature, l'interprétation exagérée et lourde. Ici ce n'est pas le cas du tout : l'interprétation est d'une justesse époustouflante. Bien sûr, la naiveté de Lennie porte parfois à rire mais c'est un rire jaune : le spectateur sent bien ce qu'a de tragique et de pathétique ce grand petit être qui a bien du mal à trouver sa place dans le monde.  On pourra aussi mentionner la femme de Curley qui fournit elle aussi une interprétation envoûtante d'une Marylin Monroe du pauvre. L'affrontement de ces deux comédiens hors pair dans le dernier tableau est d'une force extraordinaire. 

C'est donc bien sur l'interprétation des comédiens que repose la réussite de la pièce. Le décor est en effet épuré au maximum : des caisses de bois et une palissade. Un décor âpre qui permet aux comédiens d'exister véritablement. Ce sont bien les hommes présents sur scène qui sont importants, leurs mots, leur relation, leur passé aussi. Comme dans l'oeuvre originale, l'aspect humaniste est particulièrement bien mis en relief, ce qui est accentué par le huis-clos. Toute la pièce se déroule au ranch dans lequel chacun des protagnistes a tenté de se fabriquer une vie au mieux : l'un auprès de son vieux chien, l'autre dans le jeu, un autre dans les sorties chez les filles... La dénonciation du racisme, de la misère intellectuelle, sociale et du machisme éclate à chaque tableau. L'Amérique de Steinbeck fait peur. Et cette quirielle de paumés qui se débat dans cette océan d'intolérance et de misére interroge autant qu'elle scandalise. 

 

 

http://culturebox.francetvinfo.fr/sites/default/files/styles/article_view_full_main_image/public/assets/images/2015/03/des_souris_et_des_hommes_-_sipa.jpg?itok=6LrneplZ

© Raymond Delalande / Sipa

 

Des souris et des hommes, jusqu’au 18 avril, du mardi au samedi, 19h, Théâtre du Palais-Royal, Paris 1er. Pour plus d'informations : www.theatrepalaisroyal.com 

Par Sara - Communauté : Membres de Livraddict
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Mercredi 4 mars 2015 3 04 /03 /Mars /2015 07:26

http://www.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/23/82/album-cover-large-23827.jpgVoilà donc le moment tant attendu par moi, hein parce que vous j'imagine que vous vous en contrecarrez comme de votre premier slip où je chronique cette petite merveille...

 

Un peu d'histoire...

La mère de Séraphin, exploratrice et scientifique hors pair, est à la recherche de l'éther qui permettrait à l'Homme d'explorer l'espace. Mais voilà, elle disparait au cours d'une de ses expériences, emportant avec elle son journal. Quelques années plus tard, le père de Séraphin reçoit une lettre lui indiquant que le journal de sa femme a été retrouvé en Bavière. Il part, emmenant avec lui à l'insu de son plein gré son fils. Après un voyage riche en aventures, ils arrivent chez le roi Louis II de Bavière en personne : c'est lui qui a envoyé le mystérieux courrier. Le roi, mégalo et un peu haut perché, a décidé de reprendre la conquête de l'éther, en s'inspirant des travaux de la mère de Séraphin. Tous les trois décident donc de créer un vaisseau capable de partir à la conquête de l'espace...

 

Un peu d'avis...

Cet album qui réunit en fait trois petits formats parus sous forme de journaux, est une merveille visuelle. Le dessin à l'aquarelle - pas si utilisé que cela en BD - est un pur enchantement, il fait littéralement voyager le lecteur. Certaines planches sont d'une beauté qui relève véritablement de l'art. Avec ce genre de BD, l'appelation de "neuvième art" prend tout son sens. Mais si le dessin est sublime, l'histoire n'est pas en reste. Derrière le propos scientifique - cette recherche de l'éther qui a fait tourner bien des têtes au XIXe siècle - se cache une dimension historique non moins passionnante : le lecteur découvre ainsi le sombre et torturé Louis II de Bavière, sa relation très forte avec sa cousine, sa passion pour les quêtes toujours plus absolues, ses détracteurs et adversaires plus que nombreux...

Personnellement, il ne m'en fallait pas plus pour me faire complétement entrer dans l'histoire pas si imaginaire que l'on pourrait le croire. Alors bien sûr, cette BD flirte largement avec le steampunk, mais elle le fait de manière si fine que même les plus réfractaires au genre ne pourront, à mon avis, qu'adhérer. Au-delà de l'aspect scientifico-fantastico-aventureuse, cette BD est aussi une magnifique peinture - au sens propre comme au sens figuré - du mal-être des hommes de cette fin de siècle, de leur quête toujours plus absolue de pureté avec une interrogation de leur place dans l'univers qui commence à changer. 

On pourrait s'amuser à trouver les multiples références dont s'est inspiré Alex Alice et que de nombreux blogueurs ont déjà mentionné. Personnellement, je préfère me contenter de savourer pleinement cette BD sans chercher plus loin. Au-delà des références qui la nourrissent, je suis certaine qu'elle va en devenir une à elle toute seule de référence, cette BD.

 

Les avis de Stéphie, Yaneck, Leil, Mo

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…aujourd’hui chez Jacques

 

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Par Sara - Publié dans : Bande dessinée et manga - Communauté : Membres de Livraddict
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