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Le plagiat, c'est over super vilain ! 

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Wikio - Top des blogs - Littérature

25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 06:29

http://static.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/25/22/album-cover-large-25222.jpgAu Salon du Livre, samedi, j'ai croisé Jérome qui m'a rappelé que le premier tome de la nouvelle série de Nob, Dad, venait de sortir. Ni une, ni deux, j'ai mis cette pépite dans mon panier...

 

Un peu d'histoire...

Père célibataire, "Dad" est à la tête d'une joyeuse progéniture : l'intello Pandora qui est l'aînée, puis vient Ondine, la girly, Roxane le garçon manqué et Bérénice, la petite dernière. Pas facile de jongler avec ces quatre filles aux tempéraments si différents ! Car même si elles ne se ressemblent pas - elles n'ont pas la même mère-, les filles partagent tout de même un point commun : elles ont un caractère volcanique. Dad a bien du mal à gérer cette petite famille, d'autant qu'en plus des courses et du ménage, l'ex-comédien vedette court les castings. Toutefois, malgré les heurts, les désaccords, la tendresse et le dévouement de Dad ont raison de ses quatre filles impétueuses mais aussi adorables, il faut bien le dire. On découvre ainsi au fil des pages la vie tendrement agitée de cette famille...

 

Un peu d'avis...

Vous connaissez mon amour pour  Mamette qui m'emporte et me terrasse à chaque planche. C'est bien simple : Mamette, c'est moi ! Enfin pas vraiment, mais vous voyez ce que je veux dire...  Dans cette nouvelle série, on ne trouvera pas cette nostalgie, ce côté desuet et délicat qui me plait tant chez la petite mamie de Nob. Mais en revanche, ce que l'on retrouve magnifiquement,  c'est la tendresse. Nob ne peut pas y couper : il a un véritable don pour nous faire aimer ses personnages. A la folie. Et même si Dad n'est pas aussi merveilleux que Mamette (mais cela peut-il être possible ?), cette BD possède cette incroyable faculté de mettre du bonheur, de la joie dans le petit coeur tout mou du lecteur. Comprenez : moi.

Evidemment le lecteur retrouve dans cette BD l'extraordinaire trait de Nob qui sait saisir le mouvement, l'instant fugace mais aussi les émotions des personnages. Certaines mimiques sont vraiment fabuleuses et j'ai particulièrement adoré "Bébérénice": on ne peut s'empêcher de craquer pour cette petite bouille d'amour ! Les couleurs - très éclatantes - sont en même temps très douces avec une dominante de bleu et de violet. Dire que j'ai aimé serait donc bien en-deçà de la vérité. Depuis samedi, j'ai dû relire trois fois cette pépite avec à chaque fois, le même sourire béat jusqu'aux oreilles. 


L'avis de La Petite Chocolatine


http://1.bp.blogspot.com/-Mtc2WU45U_4/U_Nz7vwg4eI/AAAAAAAAPR8/svMuqeHIbrE/s1600/spirou%2B3983%2Bc.jpghttp://www.bdgest.com/prepub/Planches/1669_P10.jpghttp://www.bdgest.com/prepub/Planches/1669_P3.jpg

 

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…aujourd’hui chez Jacques

 

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 06:15

http://static.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/20/30/album-cover-large-20307.jpgVoici une BD prêtée par Noukette que j'avais laissé de côté un petit moment. Quand soudain, je me suis souvenue qu'elle m'attendait gentiment.

 

Un peu d'histoire...

C'est l'histoire de deux paumés qui décident de braquer un fourgon. A la tête de ce gang improvisé, on trouve Vincent, la petite trentaine, plutot largué. Après avoir trouvé la femme de sa vie, Rana, au Sénégal, Vincent a flippé et s'est tiré laissant là-bas femme... et enfant. Pas très courageux. Il lui a toutefois promis de revenir avec de l'argent. Une fois en France, les choses ne se déroulent pas comme il l'avait laissé entendre à Rana : il vit de petits boulots, passe de squat en squats. Il tombe peu à peu dans une dépression dont il espère sortir grâce à de l'argent. Mais comment en obtenir ? C'est là qu'intervient Bernard, un convoyeur de fonds que Vincent rencontre tous les matins au café. Pour braquer Bernard "sans haine ni violence", Vincent prend pour complice, Gaby Rocket, pilier de bar notoire complètement con : raciste, homophobe, il est le stéréotype du beauf aux santiags qui chante "allumez le feu" de son idole Johnny Hallyday comme personne. C'est là que les problèmes commencent...

 

Un peu d'avis...

Il ne vaut mieux pas se fier aux apparences car Ma révérence apparait comme une histoire sympathique au premier abord : deux gentils paumés qui veulent commettre un acte qui les dépasse totalement. Mais le coeur du scénario ne réside pas du tout dans cette histoire de braquage... bien au contraire ! Il s'agit pour Lupano - scénariste ô combien magistral - de faire découvrir la vie de deux marginaux, des laissés pour compte. Et pourtant il y a des belles choses chez ces deux branques, même Gaby se révèle être un personnage attachant à qui on aurait bien envie de payer une bière. J'ai littéralement craqué pour ces deux personnages au grand coeur que la vie a malmené. 

 La société n'est guère épargnée dans cette BD qui s'en prend plein la tronche. Entre les riches qui se croient tout permis, les politiques qui racontent des énormités, on comprend que ces deux-là, ces oubliés que l'on préfère ne pas voir, aient décidé de voler les banques, les commerces pour s'en sortir ! C'est donc un vrai message social, mais attention, pas de ceux qui sont manichéens et sans aucun relief. Ici les héros sont davantage des zéros aux vrais aspérités. Et parfois ça pique sévérement ! Le graphisme en soi est une vraie tuerie tant elle est vive et alerte : plus cinématographique, cela me parait difficile. Avec une mention spéciale au récit de l'enfance de Gaby... Un grand moment de BD.

Les avis de Noukette et Yvan.

 


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…aujourd’hui chez Noukette

 

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 23:00

http://www.lafilledurock.com/wp-content/uploads/rip.jpg R.I.P reprend le meilleur de Thomas Ott (T.Ott à savoir "mort" en allemand) paru de 1985 à 2004. Une occasion pour moi de découvrir l'univers très particulier de cet auteur suisse...

 

Un peu d'histoire...

 Thomas Ott nous emmène dans un univers à la fois muet mais très parlant.  Avec un cynisme mêlé d'humour noir et une cruauté sans limite, on découvre dans ces différentes histoires des paumés que seule l'Amérique semble capable de produire. Une femme qui s'adonne à la chirurgie esthétique découvre qu'elle n'est pas seule à le faire (A wrinkled tragedy) ;  Kill your husband présente les différentes manières de tuer son mari ;  dans Goodbye, un homme rêve son suicide jusqu'à ce que son rêve se réalise malgré lui, dans The  Job ;  un homme est chargé de tuer un homme en échange d'une bien étrange récompense;  un bourreau du KKK victime du vaudou dans 10 ;  Alice au pays des merveilles fait un mauvais trip dans Alice in wunderland ;  un astronaute est en proie à des hallucinations (Breakdown) ; plusieurs personnes s'écharpent pour un beau magot dans The Millionairs ; un clown se prépare pour le grand soir (The Clown)...  

 

Un peu d'avis...

Voilà un bien étrange univers que nous fait découvrir Thomas Ott. celui-ci peint le monde moderne d'une manière cruelle : sexe, argent, racisme, beauté, autant de maux qui dévorent littéralement les héros de R.I.P. Pas besoin de mots pour dire les maux ici. L'univers de Ott nous parle, et c'est souvent pour le lecteur l'occasion de se moquer de ses héros - plus que zéros- qui lui rappellera des situations souvent entendus.

Il y a quelque chose de tragi-comique dans ces histoires et on pense évidemment à la série de comics Tales from the crypt tant l'auteur se joue de ses personnages. Le comique frôle parfois l'absurde souvent teinté d'une ironie tragique qui fera rire le lecteur un peu jaune. On regrette parfois un peu que dans cet univers ne se détache pas un personnage un peu touchant. Mais cela n'est point l'affaire de Thomas Ott, en tout cas, dans cet opus.

Très cinématographique, l'enchainement des cases crée un rythme qui se veut infernal. Les cases s'enchainent, et les mots - comme les maux - se font entendre sans avoir à être prononcés. L'emploi de la carte à gratter crée des jeux d'ombre - plus que de lumière- et met ainsi en relief l'esprit retors et diabolique des personnages. C'est aussi réussi sur le fond que sur la forme. Une vraie pépite à réserver aux lecteurs qui se délectent d'humour noir et d'histoires glaçantes.

 

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…aujourd’hui chez Stéphie

 

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 23:00

http://theatrepalaisroyal.com/wp-content/uploads/2014/11/40X60-Des-Souris-PALAIS-ROYAL_v.jpgDu roman de Steinbeck publié en 1947, les deux metteurs en scène Jean-Philippe Evariste et Philippe Invancic (qui sont aussi les deux comédiens principaux dans la pièce) fournissent une pièce de théâtre dense d'une qualité rare, tant dans la maîtrise du récit que dans celle de l'art théâtral.

 

Un peu d'histoire...

Dans les années trente, deux amis - George Milton et Lennie Small - parcourent la Californie à la recherche de petits boulots. Pour eux, la vie est rude. George soutient du mieux qu'il peut Lennie, grand costaud infantile qui souffre d'un retard mental. Les deux hommes ont dû quitter leur précédente place en catastrophe après que Lennie ait voulu toucher la robe d'une femme. Le grand gaillard n'aime en effet rien de mieux que de toucher les choses douces... Les deux amis retrouvent bientôt une nouvelle place dans une ferme où ils découvrent des ouvriers qui comme eux rêvent d'une vie meilleure. Car George et Lennie ont un rêve : celui d'écomoniser suffisamment d'argent pour acheter leur propre ferme et y élever des lapins. Mais bien vite, Curley, le fils du patron, cherche des problèmes à George qu'il accuse de vouloir séduire sa jeune épouse évaporée qui aime la compagnie des saisonniers. Jeune femme fragile, elle adore séduire et nourrit un regret : celui de ne pas avoir suivi un précédent amant qui lui promettait de faire d'elle une actrice...

 

Un peu d'avis...

Jouée au théâtre 13 en 2012, cette pièce avait déjà obtenu un grand succès. On comprend pourquoi ! L'interprétation des deux comédiens principaux est un pur régal, notamment Philippe Invancic qui offre au personnage de Lennie une interprétation sur mesure. Il aurait été facile de tomber dans la caricature, l'interprétation exagérée et lourde. Ici ce n'est pas le cas du tout : l'interprétation est d'une justesse époustouflante. Bien sûr, la naiveté de Lennie porte parfois à rire mais c'est un rire jaune : le spectateur sent bien ce qu'a de tragique et de pathétique ce grand petit être qui a bien du mal à trouver sa place dans le monde.  On pourra aussi mentionner la femme de Curley qui fournit elle aussi une interprétation envoûtante d'une Marylin Monroe du pauvre. L'affrontement de ces deux comédiens hors pair dans le dernier tableau est d'une force extraordinaire. 

C'est donc bien sur l'interprétation des comédiens que repose la réussite de la pièce. Le décor est en effet épuré au maximum : des caisses de bois et une palissade. Un décor âpre qui permet aux comédiens d'exister véritablement. Ce sont bien les hommes présents sur scène qui sont importants, leurs mots, leur relation, leur passé aussi. Comme dans l'oeuvre originale, l'aspect humaniste est particulièrement bien mis en relief, ce qui est accentué par le huis-clos. Toute la pièce se déroule au ranch dans lequel chacun des protagnistes a tenté de se fabriquer une vie au mieux : l'un auprès de son vieux chien, l'autre dans le jeu, un autre dans les sorties chez les filles... La dénonciation du racisme, de la misère intellectuelle, sociale et du machisme éclate à chaque tableau. L'Amérique de Steinbeck fait peur. Et cette quirielle de paumés qui se débat dans cette océan d'intolérance et de misére interroge autant qu'elle scandalise. 

 

 

http://culturebox.francetvinfo.fr/sites/default/files/styles/article_view_full_main_image/public/assets/images/2015/03/des_souris_et_des_hommes_-_sipa.jpg?itok=6LrneplZ

© Raymond Delalande / Sipa

 

Des souris et des hommes, jusqu’au 18 avril, du mardi au samedi, 19h, Théâtre du Palais-Royal, Paris 1er. Pour plus d'informations : www.theatrepalaisroyal.com 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 06:26

http://www.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/23/82/album-cover-large-23827.jpgVoilà donc le moment tant attendu par moi, hein parce que vous j'imagine que vous vous en contrecarrez comme de votre premier slip où je chronique cette petite merveille...

 

Un peu d'histoire...

La mère de Séraphin, exploratrice et scientifique hors pair, est à la recherche de l'éther qui permettrait à l'Homme d'explorer l'espace. Mais voilà, elle disparait au cours d'une de ses expériences, emportant avec elle son journal. Quelques années plus tard, le père de Séraphin reçoit une lettre lui indiquant que le journal de sa femme a été retrouvé en Bavière. Il part, emmenant avec lui à l'insu de son plein gré son fils. Après un voyage riche en aventures, ils arrivent chez le roi Louis II de Bavière en personne : c'est lui qui a envoyé le mystérieux courrier. Le roi, mégalo et un peu haut perché, a décidé de reprendre la conquête de l'éther, en s'inspirant des travaux de la mère de Séraphin. Tous les trois décident donc de créer un vaisseau capable de partir à la conquête de l'espace...

 

Un peu d'avis...

Cet album qui réunit en fait trois petits formats parus sous forme de journaux, est une merveille visuelle. Le dessin à l'aquarelle - pas si utilisé que cela en BD - est un pur enchantement, il fait littéralement voyager le lecteur. Certaines planches sont d'une beauté qui relève véritablement de l'art. Avec ce genre de BD, l'appelation de "neuvième art" prend tout son sens. Mais si le dessin est sublime, l'histoire n'est pas en reste. Derrière le propos scientifique - cette recherche de l'éther qui a fait tourner bien des têtes au XIXe siècle - se cache une dimension historique non moins passionnante : le lecteur découvre ainsi le sombre et torturé Louis II de Bavière, sa relation très forte avec sa cousine, sa passion pour les quêtes toujours plus absolues, ses détracteurs et adversaires plus que nombreux...

Personnellement, il ne m'en fallait pas plus pour me faire complétement entrer dans l'histoire pas si imaginaire que l'on pourrait le croire. Alors bien sûr, cette BD flirte largement avec le steampunk, mais elle le fait de manière si fine que même les plus réfractaires au genre ne pourront, à mon avis, qu'adhérer. Au-delà de l'aspect scientifico-fantastico-aventureuse, cette BD est aussi une magnifique peinture - au sens propre comme au sens figuré - du mal-être des hommes de cette fin de siècle, de leur quête toujours plus absolue de pureté avec une interrogation de leur place dans l'univers qui commence à changer. 

On pourrait s'amuser à trouver les multiples références dont s'est inspiré Alex Alice et que de nombreux blogueurs ont déjà mentionné. Personnellement, je préfère me contenter de savourer pleinement cette BD sans chercher plus loin. Au-delà des références qui la nourrissent, je suis certaine qu'elle va en devenir une à elle toute seule de référence, cette BD.

 

Les avis de Stéphie, Yaneck, Leil, Mo

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…aujourd’hui chez Jacques

 

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 09:07

http://www.dessinoriginal.com/7242-large_default/contes-de-fees-de-la-tradition-a-la-modernite.jpg

Du 6 décembre 2014 au 6 avril 2015, une exposition au palais Lumière d'Evian s'intéresse aus contes de fées. N'ayant pas la possibilité de me rendre sur place, j'ai toutefois voulu jeter un oeil à ce qui semblait être une magnifique exposition. Je me suis donc procurée le catalogue de l'exposition.

 

Un peu d'avis...

 

Livres-3-0553.jpgLe thème des contes a été bien des fois exploité par les musées, mais là c'est le véritable parcours de l'origine des contes à son exploitation artistique contemporaine que nous offre l'exposition. Le catalogue revient donc sur les origines du conte, leur place dans l'époque et le contexte social où ils naissent, ainsi que leur dimension symbolique et bien sûr sexuelle. Le lecteur un peu aguerri n'apprendra pas grand chose de nouveau mais - on ne va pas se mentir - il est toujours agréable de se replonger dans l'histoire des contes. L'ouvrage rend aussi hommage aux femmes auteurs de contes qui ont été importantes et qui sont - paradoxalement- oubliées de nos jours, Mme Leprince de Beaumont en tête. 

Ensuite, un chapitre se consacre entièrement aux différentes biographies des auteurs de contes les plus connus : Perrault, Grimm, Andersen mais aussi Lewis Carroll... Un chapitre un peu scolaire qui aurait mérité d'être sur le fond un peu plus dynamique. Il est tout de même sympathique d'en apprendre un peu plus sur ses auteurs, notamment étrangers, mal connus en France.

http://www.noblesseetroyautes.com/wp-content/uploads/2014/07/eunnamed2.jpgLà où le catalogue révèle toute sa richesse, c'est lorsqu'il présente les contes et les multiples oeuvres d'art qui lui sont liées. Des illustrations de Arthur Rackam, Gustave Doré ou Edmond Dulac sont ainsi magnifiquement reproduites. Un chapitre permet ainsi de comprendre les différences entre les divers illustrateurs et leur intention. Livres-3-0547-2.JPG

La place du conte dans le ballet est aussi bien présentée avec évidemment une présentation somptueuse de Tchaikosvki et de son Lac des cygnes ou de Casse-Noisette. Les costumes représentés en pleine page sont magnifiques, de même que les décors.Livres-3-0548.JPG

Ensuite un chapitre passionnant présente les contes de fées dans la littérature contemporaine. Véronique Ovaldé, Eric Reinhardt ainsi que Nathalie Rheims se sont inspirés de divers contes dans leurs romans. Une occasion de découvrir une fois plus que la littérature se réinvente perpétuellement. La portée symbolique des contes, et notamment le mythe du prince charmant, est aussi largement étudiée : une occasion de comprendre pourquoi il est devenu LE stéréotype masculin de l'homme idéal en mieux jusqu'au XXIe siècle.

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Là où le catalogue surprend vraiment, c'est lorsqu'il présente le travail sur les contes d'artistes contemporains. Sculptures de papier, mais aussi de personnages, installations, jeux de lumières : une vraie mine ! On découvre que les contes ne cessent d'inspirer les  artistes et créateurs contemporains, qu'ils soient auteurs, peintres, sculpteurs, plasticiens, vidéastes ou photographes. L'iconographie est absolument magnifique et permet de redécouvrir de manière ludique le foisonnement artistique autour des contes.

http://ville-evian.fr/wp-content/uploads/cache//noeStarter/images/400__300__crop__~wp-content~uploads~agenda~decouvrez-lenvers-des-contes-de-fees-.jpgLe catalogue se termine par des questions posées aux enfants sur les contes : un régal de tendresse !



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Vous trouverez toutes les informations sur l'exposition ici. 

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 08:41

La bitch de la semaine est de retour aujourd'hui avec plusieurs participants qui ne forment qu'une seule et même entité : les Enfoirés. 

 

Petit rappel 

Pour ceux qui ne s'en rappellent pas, les Restos du coeur ont été créés par Coluche en 1985 : cela devait être une cantine gratuite pour les plus démunis. Trente ans après, le concept existe malheureusement toujours et s'est même - pour tout dire - développé. Et bien oui, en trente ans,  les pauvres - eux aussi - se sont développés. 

Depuis 1989, les bien nommés Enfoirés, un collectif d'"artistes"(sic) chantent pour collecter des dons au profit des Restos. La plupart - en plus de dire aux smicards que "putain, vous pourriez quand même aider les pauvres, égoistes !!" - veulent juste prouver au public qu'ils ne sont pas morts. Ainsi on trouve parmi ce collectif des pointures de la chanson comme Lorie, Claire Keim, Lââm, Hélène Ségara, Grégoire, ou Mimie Mathy. Que des stars, on vous dit. 

 

Les bitches de la semaine 

 

Aujourd'hui les Enfoirés sont sacrés bitches de la semaine, mention "félicitations du jury". La raison est bien évidemment leur dernière chanson "Toute la vie" dont la toile se gausse depuis sa parution. En cause, la tendance réac-paternalisto-UMP du clip dont on croirait que Sarkozy a écrit les paroles. On me sussure dans l'oreillette que c'est Jean-Jacques Goldmann, qui apparemment, vieillit mal ou alors devient oui enfin devient...tout simplement con, c'est selon. 

Selon les Enfoirés, les jeunes en 2015 ne bossent pas car ils préfèrent fumer des cigarettes en évitant de se sortir les doigts du cul, préférant attendre qu'on leur file ou qu'ils volent une super caisse parce que y'a que ça qui les intéresse, les jeunes.

Les vieux, eux, ont bossé comme des petits romanos sur la ligne 4 du métro toute leur vie et ont donc bien mérité d'avoir une super caisse. Et tant pis, s'ils ont chié sur la planète en la polluant, s'ils ont renoncé à toute idéologie et même - allez- à toute déontologie ! L'important, c'est que les jeunes, eux, sont jeunes et ça, c'est vraiment top moumoute...

 

La preuve en chanson

Avertissement : nous conseillons aux mélomanes d'aller lire plutôt les paroles de la chanson qui circulent sur la toile.

 

 

Le message des Enfoirés est clair :

 

Le temps n'a pas de prix

Alors j'en ai parlé à Mouloud, Jean-Paul et Patrick, les SDF qui squattent le petit coin buissonné près du mur de ma maison , et apparemment le temps, ils s'en foutent du moment que la température ne tombe pas en dessous de 5 degrés et qu'il ne neige pas.

 

C'est la vie !

Alors effectivement, c'est une réponse pratique que l'on peut refourguer à n'importe qui : personne  qui vient de perdre un proche, en interdit bancaire, au chômage, en instance de divorce... Fonctionne aussi pour les gens qui sont moches et/ou complétement cons. C'est la réplique indispensable à connaitre par coeur pour vous sortir de toute conversation avec des gens en souffrance.

 

Vole et vas-y !

Attention ici le message est ambigu : les Enfoirés n'exhortent pas les jeunes à voler. Dès le début de la chanson, ces derniers indiquent bien que le vol, c'est un truc trop méga vilain. Non, ce qu'il faut, c'est travailler plus pour gagner plus ? Mouais  , ici le message est donc à prendre dans le sens : envole-toi, saisis ta chance ! Bref, en un mot, prends-toi en charge, cela évitera à la société d'avoir à le faire, sachant qu'elle a déjà beaucoup de  cas sociaux à s'occuper et que les caisses de l'Etat commencent sérieusement à résonner.

 

En un mot, les Enfoirés nous font la leçon alors qu'ils ignorent tout du monde dans lequel ils vivent, trop éloignés sans doute, des réalités. 

 

Conclusion :

 

 



 




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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 13:04

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http://www.bedetheque.com/media/Versos/Verso_227927.jpg

 

C'est plusieurs mois après tout le monde que j'ai découvert que la BD était encore un puits de beauté et de magie...

 

Un peu d'histoire...

Un matin, un petit bonhomme court sur pattes et un peu binoclard part en mer pour ce qui est son activité quotidienne : pêcher. Sa femme, une bigoudène bien robuste, lui a tout préparé pour que son périple se passe au mieux: une boite de sardines l'attend comme toujours dans son panier-repas. Mais voilà, sa pêche du jour ne pas se passer comme prévu et notre homme va se retrouver pris dans un gros chalutier. Sur le petit bateau, c'est le branle-bas de combat pour sortir de cette situation... Finalement le pêcheur décide de sortir le canot de sauvetage conçu pour une seule personne. Loyal et courageux, il cède la place au camarade pêcheur qui l'accompagne. Sur la côte, madame commence à s'impatienter : mais que fait son mari, lui si ponctuel d'ordinaire ? Bien vite, elle comprend qu'il sest passé quelque chose. Ce n'est que le début des problèmes pour notre pêcheur...

 

Un peu d'avis...

Une BD muette, voilà le défi que se sont lancés les deux créateurs d'Un océan d'amour. Le concept n'est pas nouveau, certes, on se souvient du sublime Là où vont nos pères et il y en a bien d'autres encore. Mais là, nous sommes dans un registre tout à fait différent puisque les deux auteurs ont misé sur l'aspect réaliste : pas facile sans intégrer une seule bulle, me direz-vous. Mais le pari est gagné, et de loin ! Cette BD est une petite merveille de poésie, d'émotion et d'humour. Car on pourrait gloser pendant des heures de l'aspect poétique de cette histoire entre deux héros banals qui partagent tous deux un sens de la loyauté inébranlable.

Ce couple, en apparence si mal assorti, l'est bel et bien en réalité : c'est un même coeur qu'ils partagent, si similaire, si entièrement dévoué à l'autre... Les retours en arrières permettent de découvrir ce couple qui fera tomber le lecteur un peu plus en amour de ces deux personnages. Jamais une BD n'aura aussi bien porté son nom ! D'autant que ces deux héros au coeur pur vont se retrouver aux prises avec les grands maux de notre époque : volonté de faire du profit avant tout, mépris de  l'Homme et de l'environnement, corruption à tous les étages... 

Mais ne vous fiez pas trop à ce que je vous dis... Car si les auteurs font passer un message assez difficile entre leurs planches, c'est bien dans l'humour qu'ils excellent ! Et faire rire seulement par l'image, autant vous dire que ce n'est pas simple. C'est peu dire si l'on n'avait pas remporté un tel pari depuis longtemps. Porté par un dessin à la fois tout en rondeur et en précision, Un océan d'amour est une réussite totale, une merveille à lire et à relire, à prêter et à offrir. 

Le petit plus : la couverture qui imite une boîte de sardines :  c'est à la fois drôle et bien réalisé.


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Les avis de Violette, Miss Alfie, Noukette et Mo

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…aujourd’hui chez Yaneck

 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 23:00

 

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"Allô, allô, tu m'entends ? "- Non, tu es brouillée - Allô, allô, c'est moi, je t'attends depuis un quart d'heure. - Je sais, je sais, je me dépêche mais le bus n'est pas passé, alors je viens à pied et avec cette neige, c'est pas facile, je te jure mais je me dépêche. - Non mais sérieusement, tu viens à pied ? Alors écoute-moi bien, Seb, je te demande de venir à midi pour déjeuner avec mes parents, c'est votre première rencontre alors j'attends que tu fasses un effort ! Et toi, voilà que tu décides de venir à pied ! Non mais je rêve ou quoi  ! Tu sais que mes parents vont arriver dans dix minutes au plus tard et que ma mère a fait son baklava, ce qu'elle ne réserve qu'aux grandes occasions - je te le rappelle- et que mon père va mettre sa chemise orange. Orange ! Si, ma mère me l'a dit ! Tu sais que la dernière fois qu'il a mis cette chemise, c'est lors de la victoire de Sarkozy, alors tu imagines ce que ça représente pour lui, cette chemise ! Il sait que tu es musicien et veut avoir l'air "branché". Branché, tu entends ça ? Mon père est dingue ou alors c'est le début d'Alzheimer, par moment, je me demande. Enfin, attends ne quitte pas, Sana est en train de mettre de la peinture sur sa nouvelle robe, je rêve ! Sana, tu ne voudrais pas aller te laver les mains ? Et bien, va demander à ton frère, moi je suis au téléphone avec Seb ! Comment ça, tu ne sais pas où est ton frère ? La dernière fois qu'on l'a vu, c'était ce matin au petit déjeuner dans la cuisine, il n'a pas pu aller bien loin : les gens ne disparaissent pas comme ça, crois-moi ! Bon, Seb, je suis à la fenêtre, je te guette mais je ne te vois pas, qu'est-ce que tu fais, bordel ? C'est toi avec le parapluie qui arrive là ? Ah mais oui, je te reconnais ! Mais qu'est-ce que tu fais ? Pourquoi tu fais demi-tour ? Allô ! Allô ! " 

 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 23:00

70 e édition de la bitch de la semaine.


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En mémoire aux 17 personnes tuées par des gros cons terroristes, je vais sortir les violons, un adagio de Bach, les bougies et vous demander de vous recueillir dans la plus grande solennité. Il n'y aura dans ce billet pas d'humour corrosif, pas d'ironie, et encore moins de cynisme. 


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Je déconne !!

 

C'est parti pour les bitchs de la semaine :

Bitch n°1

Il y a dix ans, Farid Benyettou était prédicateur aka recruteur pour les djihadistes dans le 19 e arrondissement, sans doute pour compenser son physique ingrat. 

 

Jugez par vous-même:

farid-benyettou

(BBC)

C'est dingue ce que les moches feraient pour se faire remarquer c'est pareil pour Christine Boutin et Michel Houellebecq, dans une genre tout à fait différent, me direz-vous. Mais rassurez-vous, Farid a changé pas seulement physiquement, je veux dire et apparemment il a intégré une école d'infirmier.

 

1er effet kiss cool à l'annonce de cette nouvelle :

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2nd effet kiss cool 

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Apparemment, il a été renvoyé de son stage et c'est avec regret que Farid Benyettou ne pourra donc pas devenir infirmier en Syrie. C'est pas de bol. D'autant qu'il apparait pour certains comme un modèle de réinsertion : 


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Sinon, il est toujours en liberté et va très bien : on est content pour lui, un peu moins pour la France. 

Suggestion de lecture à Farid Benyettou :

 http://www.bonnegueulebook.com/wp-content/uploads/2013/10/couverture-du-livre-s.jpg

 

Bitch n°2 :

Les frères Kouachi et Charly Coulibaly arrivent deuxième dans ce classement mais resteront à jamais les premiers dans nos mémoires ensanglantées. Je les regroupe car ils semblent faire la somme d'une seule entité qui aurait oublié de penser. Coupables de plusieurs crimes - meurtre de 17 innocents / de la liberté d'expression / de la communauté musulmane française, ils se sont aussi particulièrement distingués par leur connerie abyssale.

Tout d'abord parce qu'ils se sont laissés manipuler comme des débiles profonds tendance groshypotrophiésdubulbefinisàlapisse. Ce qui déjà en soi une vraie prouesse... Pendant que les frères Kouachi finissaient les boyaux par terre, Farid Benyettou était tranquillement en train de s'enfiler un kebab à Barbès jeu éducatif pour les enfants : retrouvez le nombre de clichés racistes et cons - pléonasme- dans la phrase précédente.   Mais là où l'histoire est devenue magique, c'est quand on a appris que l'un des frères Kouachi avait laissé tomber sa carte d'identité dans la voiture :

 

http://img.pandawhale.com/post-23007-are-you-fucking-kidding-me-gif-ijUu.gif 

 

Certains ont vu cet acte comme une façon de revendiquer les attentats... C'est sûrement leur faire trop d'honneur : à mon avis, ils étaient seulement complètement cons.

 

Suggestion de lecture aux futurs terroristes :  

  

http://www.alainbauer.com/wp-content/uploads/2014/04/le-terrorisme-pour-les-nuls-2014.jpg

 

 

Bitch n°3

Difficile d'insérer quelqu'un après cela. La France a été confrontée à l'horreur soudaine, indescriptible, inouie mercredi dernier et ce, jusqu'à vendredi soir. Face à cela, nous avons assisté à un bel élan - citoyen et humain - dimanche dernier où des millions de personnes de toutes origines, de toute religion, se sont réunis pour dire simplement : non. Et bien il a fallu qu'un salopard homme ternisse cette belle image d'une France unie. Dimanche soir, Dieudonné a twitté : "Sachez que ce soir, en ce qui me concerne, je me sens Charlie Coulibaly". 

 

1er effet kiss cool à la lecture de ce tweet :

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2nd effet kiss cool :

http://media.tumblr.com/tumblr_mcrt4oZ4TB1r4fuk0.gif

 

Puis, je me suis dit que faire l'apologie du terrorisme, salir la mémoire des victimes et entretenir la haine, c'est vraiment une attitude de gros connard de merde. Alors, j'ai atteint le point de non-retour : 

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Bref, cette semaine, nous avons tous compris que la connerie, le desespoir et la haine avaient encore de belles années devant elles.

 

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